‹ Voygae Autour du MondeChapitre 47 sur 53 · CARYOPHYLLIA G LA BR ESC F.N S · texte numérisé non relu

CARYOPHYLLIA G LA BR ESC F.N S

« Dtchotoma, hinc inidé trichotoma. Kami crassitie digiti minirni, vei crassiores , extus »* glabriusculi vel obsolète striait, versus truncum glabri. Stella concavà, centrer profundi»- »simo, lameilis margine integerrimis vel obsolète dentati», alternatim majoribus.

» Caryophylltx fastigiatx proxima; ditfert ramis extus glabriusculis et su*Ha? centro prov» fundisstmo. lcon ram os extremos exhibet. Animal actinioides, luteo-brunnescens, summam » ramorum partent basi corporis brevis complectens, tentaculis numerosissimis apice capttatis »» extensilibus et contractilibus. Animait irritato tentacula pigre eriguntur, deflectuntur. Pigre » quoque extenduntur et contrahuntur, neque omnia motn consentaneo. Os centrale nos »fugit, adest autem sine dubio. Animal sensim findi et in animalia duo veè tria dividt » videtur, undê trunci dichotomia et trichotomia.

» Ad insulas Radack actiniarum more etiam in isris locis, qua: à deHuente mari reltcta ** sunt. » •

Genre MADRÉPORE. — Madrepora. Lamk.

MADRÉPORE EN CORYMBE. — Madrepora cortmbosa.

•PLANCHE 96 , Bg. 3.

Madrepora ramosissima orbicuLita; ramis tiscendentibus , ramulosis; ramulis çreberrimis , in corymbum latissimum et obliquant digestis.

Lamk. Anim. sans vert. r. a, p. 279.

MADRÉPORE PROLIFÈRE. — Madrepora proliféra;

PLANCHE 96, fig. 4.

Madrepora rama s a; ramis longis, gracilibus , teretibus , ,id apices proliferis; pap illis tubulosis , longiusculis.

Lamk. Anim. sans vert. t. a , p. a 8 1 .

Nous avons fait figurer ces deux madrépores, parce que leurs animaux nous ont offert deux couleurs très-distinctes , qui n etoient point communes à plusieurs autres individus de leur espèce, parmi lesquels ils se trouvoient. Les difficultés qu’on éprouve , et dont nous avons déjà parlé, à étudier ces polypes dans l’eau, jointes à leur excessive petitesse et à leur état diffluent , ne nous ont pas permis de mieux déterminer leurs formes quelles ne le sont dans le dessin qu’en a fait M. Taunay. Tout ce qu’on peut voir, c'est que la cellule saillante qui contient chaque individu, est échancrée en dessus, rugueuse, friable, très-poreuse, et qu’entre elles se trouvent des ouvertures qui paraissent aussi polypifercs.

Le madrépore en corymbe a ses polypes jaunes et le fond du polypier d’un brun fonce. Le prolifère les a verdâtres, tandis que la substance pierreuse est rougeâtre.

Les masses d’où nous avons extrait ces deux échantillons netoient polypifères que vers le sommet des rameaux. Le reste, inerte et abandonné, avoit la couleur blanchâtre ordinaire à ce genre de lithophyte.

Genre MÉANDRINE. — Meandrina. Lamk

MÉANDRINE CF.RÉBRIFORME. — Meandrina cerebriformis.

PLANCHE p6, fig. 8.

Meandrina subspherica; anfractibus tortuosis , prœlongis ; lame lits basi débitâtes , dcnùcuLilis ; collibus truncatis , subbicarinatis , ambulacréformibus.

Laml. Anim. sans vtrt. t a , p. 2.46.

En donnant cette figure, nous avons voulu seulement indiquer l'aspect que présente sous l’eau une masse deméandrine sans détails de ses polypes. Nous avouons même que si cette gravure n’aydt pas été faite avant que le mémoire de M. Lesueur sur ces polypiers eût paru, nous ne l’eussions pas produite. Ce naturaliste ayant été à portée d’étudier tout à son aise , dans les AntiHes , les anfipàux de divers lithophytes, les a rendus avec la précision qu’on reconnoît à son pinceau. Nous renvoyons par conséquent, pour de plus amples détails , au travail qu’il a fait insérer dans les Mémoires du Muséum de Paris , 3.' année ou 1 3.' des Annales, page zj 1 .

Nous avons déjà dit que la couleur des méandrines varie comme leur forme: celle de cette espèce, représentée par M. Taunay, est d’un rouge brun. Les polypes habitent le fond des sillons. Ces animaux quoique séparés et ayant chacun une vie particulière, concourent cependant à l’agrandissement uniforme du polypier; et comme ils sont tous susceptibles de se toucher par leurs bords, il en résulte une surface continue et sans vide. Cette disposition permet qu’ils exécutent un mouvement simultané de contraction ,

ZOOLOGIE. dyS

que leur peu de consistance et la légère profondeur des sillons rendent à peine sensible.

En terminant l’article de ce lithophyte , nous dirons que l’un de nous en trouva une espèce toute particulière sur les rives d’Ombai, île près de Timor , dont les cellules étoient tellement délices , que la masse entière , privée de ses habitans , et as$#z considérable, flouoit sur l’eau. Elle a été déposée au Muséum. Il seroit assez, curieux de rechercher si la matière calcaire est bien identique avec celle des polypiers connus qui ne surnagent pas; si cette propriété dépend entièrement de l’extrême porosité; ou bien, si, sur ces rivages volcaniques, les eaux ne tiennent pas en dissolution des substances particulières qu’élaborent ensuite les polypes.

Dans la treizième édition de Linné par Gmelin , il est fait mention , d’après Séba , d’un madrepora natans, que nous avons en vain cherché dans l’auteur, à l'endroit indiqué, t. j, pag. joi, pl. ÿÿ , fig. p et 10. Nous y avons seulement trouvé des méandrines, dont l’une , nommee chou-fleur marin, ressemble assez à la nôtre ; mais le texte ne dit nullement quelle soit susceptible de flotter.

Genre POCILLOPORE. — Pocillopora. Lamk.

POCILLOPORE BLEU. — Pocillopora cærulea.

PLANCHE 96 , fig. 5 ,6 et 7.

Poc'tUopora compressa, frondesctns , in lob os erectos et compbmatos divisa, intùs cœrulea ; poris cylindricis , parie tibus Limcllo-striatis ; interstitiis scabris.

Lamk. Anim. sans vert. t. 2, p. 2 y 6.

Ce polypier est assez connu dans les collections sous le nom de 1 nillipore ou de nuidrépore bleu , et suffisamment décrit dans les auteurs , pour que nous nous bornions seulemçnt à parler de ses polypes.

Ordinairement, lorsqu’il est privé d’animaux, il présente une couleur d’un gris. bleu, parsemée d’une foule de petits trous visibles à l’œil, entre lesquels s’en trouvent d’autres ert bien plus grand nombre , tellement petits qu’on ne peut les apercevoir qu’à l’aide d'une forte loupe. Ainsi examinés , les premiers paroissent cylindriques et lamelleux sur les bords, ce qui en fait autant de petites étoiles. Les seconds affectent probablement aussi cette forme, mais leur ténuité ne permet pas de s’en assurer. Tous se terminent à un centre commin, pierreux comme eux, et perforé de cellules régulièrement arrondies , qui coupent à angleffroit celles qui viennent du dehors rayonner autour, c’est-à-dire quelles se dirigent dans le sens de l’axe des rameaux. Pour -bien voir cette disposition , il faut en casser une branche , qui alors offre dans son intérieur une belle couleur bleu de ciel. Le polypier couvert de ses animalcules a une

teinte tout-à-fait differente. La première fois cjue nous le vîmes ainsi dans l’eau , nous ne pûmes le reconnoître. Il étoit d’un fauve rougeâtre, hérissé d’une foule de polypes excessivement déliés, à tentacules rayonnés, qui, sortant par les innombrables interstices dont il est perforé , recouvroient entièrement leur base pierreuse. Tous s’agitoient avec vitesse; mais dès que nous y eûmes porté la main, ils rentrèrent brusquement et si complètement qu’il n’en paroissoit plus de traces au dehors. La surface du lithophyte devenoit alors rugueuse. Un instant après, ils reparoissoient pour s’enfoncer de nouveau au moindre contact. En renouvelant souvent l’expérience, nous vîmes que quand la masse étoit considérable, tous ne rentroient pas ; qu’il n’y avoit par exemple que ceux qui appartenoient au même rameau. Ce qui tient à ce que ces polypes ne communiquant entre eux que par leurs tentacules et à l’extérieur, la commotion qui les fait se cacher diminuant à mesure qu’on s’éloigne du point de contact, les plus éloignés n’éprouvent plus rien.

Ce pociliopore semble aimer les lieux où l’eau est légèrement agitée: c’étoit dans les endroits où les courans se fkisoient le plus ressentir que nous allions les chercher, devant la barre d’Agagna , à Guam. Du reste, comme les fongies, les caryophyllies r et en général tous les polypes saxigènes qui ne se nourrissent point de substances apercevables , ils trouvent dans le milieu dans lequel ils vivent , comme une foule d’autres mollusques, et un aliment tout préparé , sans cesse en rapport avec eux, et la matière qu’ils élaborent pour construire leurs demeures.

Vo.agt de rUraait. — Zoologie.

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