‹ Vrai système de l'Europe relativement à l'Amérique et à la GrèceChapitre 13 sur 35 · Î1US · texte numérisé non relu

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veut.

qui sont moins mvu extérieurs, propres ; faut rechercher leurs intérêts ; quoi former un jugement cieuse de l’Europe est formée par la Suède, le Danemarck,le royaume des Pays-Bas, et les princes allemands. Les trois royaumes sont des États maritimes : l’indépendance de l’Amérique ‘est-trop dans leurs intérêts, pour ne pas entrer dans leurs vœux. Tout le littoral allemand de la Baltique est dans la même position. Le Rhin , le A ezer et

perfétation. Le développement de l’industrie, Tac- , croissement de la richesse, ont fait cet état de i FEurope ; il ira toujours eu augmentant; par conséquent toutes les classes vouées au commerce, à Findustrie, aux professions laborieuses, lucratives, productives, se réuniront dans le vœu de la richesse, et FÀmérique est la mère de la richesse; comment pourrait-il se faire que ces classes ne se réunissent pas dans le vœu de s’y associer et d’y puiser? Entendez tous les vœux que fait éclater l’exemple de F Angle terre, et les regrets qu’exlialc l'interdiction du partage des avantages que sa direction lui alloue; joignez à ces classes actives, tous les hommes spéculatifs dans Fordre social, toute la littérature, toutes les professions libérales, tant celles qui habitent les domaines de la Sainte-Alliance, que celles qui sont au dehors; et vous aurez la juste mesure de l'opinion et du vœu de FEurope sur la question de FAmérique. D’un côté, vous aurez les cabinets de la Sainte-Alliance, et l'aristocratie européenne ; de Vautre, la totalité de la population ; c’est le même partage qui se Jait ressentir en tout : deux sociabilités, deux populations, deux optiques, deux vœux, deux langages. Changez, modifiez Faction du pouvoir, vous avez un monde antre que celui que Fon voit* Sûrement a Bor-

dç&ux, au Havre , à Anvers, k Hambourg, on ne juge pas la question de FAméri que comme on le fait a Vienne et au faubourg Saint-Germain. La décision de questions de cette nature appartient plus naturellement à des ports de mer r qiFa des conseils qui commencent par sacrifier les grands intérêts à des théories dont la vérité ne frappe qu’eux seuls* Ge vœu de l’Europe est si évident qUe le jour qui lèverait Finterdit qui lui ferme l’Amérique serait célébré comme le fut celui du jour où le consul de Rome fit annoncer à la Grèce le rétablissement de sa liberté ; on peut en juger par les joies qui ont éclaté en Angleterre et aux lïtats-Unis , quand. leurs gouvernemens respectifs ont proclamé Fouverture de toutes les portes , et la destruction de toutes les barrières qui fermaient FAinérique (*).

On a de la peine à concevoir la préférence donnée au système propre à faire naître les mécontentemeus, à faire éclore les reproches fondés sur les

(*} Pendant que œci s’imprimait * les papiers publics du 19 mars j annonçait que les États provinciaux de laPomé-* raide, avaient fait connaître au roi de Prusse > leur vue pour la Conclusion dé traités de commerce avec les Étals indépendans de ^Amérique-

comparaisons avec l’Angleterre, et sur l’infériorité que l’on se prépare avec elle , lorsqu’elle aura eu le temps de former, d’étendre, et d’aflermir-ses établissemens. Ces plaintes', ces craintes sont légitimes j de grands sacrifices exigent la démonstration de grands avantages, et cette question n’otïre aux retardataires de la reconnaissance, que des déficit pour eux, et des bénéfices pour leurs rivaux.

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