LE C O 3IT E
Cet ami sur, instruit de tout....?
LA COMTESSE , FIGARO , SUZANNE , ensemble , Criant. C'est lui !
LE COMTE
O scélératesse infernale .' avec quel art il jn'avoit engagé ! à présent je sais tout.
FIGARO
Tous le croyez !
LE C O M T E
Je counois son affreux projet. Mais , pour en é»' plus certain, déchirons le voile en entier. Par q. savez- vous donc ce qui touche ma Flores tine.^
LA COMTESSE, Vite.
Lui seul m'en a fait conlidence, r É o N , vite.
U me l'a dit sous le secret.
SUZANNE, Vite.
Il me l'a dit aussi.
I, E f; o 31 T E , avec horreur.
O monstre! Et moi j'allois la lui donner ! mettre ma fortune entre ses mains !
FIGARO, vivement.
Plus d'un tiers y' seroit déjà si je navois porté , sans vous le dire, vos trois millions d'or en dépôt chez M, Fa] : vous alliez l'en rendre le maître , heureusement je m'en suis douté. Je vous ai donné son reçu...
LE COMTE, vivcmeBt.
Le scélérat vient de me l'enlever, pour en aller toucher la somme.
FIGARO, décote'.
O proscription sur moi! Si l'argent est remis, tout ce que j'ai fait est perdu ! Je cours chez M. Fal. Dieu veuille qu'il ne soit pas trop tard.
LE COMTE, à Figaro.
Le traître n'y peut être encore.
FIGARO
S'il a perdu un temps , nous le tenon??. J'y cours. ( 11 veut .sortir. )
LE COMTE, vi\ cnient l'uiTètp.
Mais , Figaro î que le fatal secret dont ce moment vient de t'instruire , reste enseveli dans ton sein ? FIGARO, avec une gramle sensil)ilité.
?.Ion maître ! il v a vingt ans qu'il est dans ce seinla , et dix que je travaille à empêcher qu'un mon-stie n'en abuse ! Attendez sur-tout mon retour, avant de prendre aucnn parti.
T04 ACTE IV, SCKlSi; XVIU.
T, E c o M T E . vivement.
Penseroit-il se disculper ?
Il fen tout pour le tenter; ( il tire mip Ipfire Je f» puche ) mais voici Je préservatif. Lisez le contenu de cette épouvantable lettre : le secret de l'enfer est là. Vous uic saurez bon gré d'avoir tout fait pour me Ja procurer. (Il lui remet la lettre de Be'f,'earss.) Suzanne! d'es gouttes à ta maîtresse! Tu sais comment je les prépare ! ( 11 lui donne un flacon, ) passez-la sur sa chaise longue ; et le plus grand calme autour d'elle. Monsieur, au moins , ne recommencez pas ; eMe s'éîeindroit dans nos mains !
I, E COMTE, exalté.
Recommencer I Je me ferois horreur!
FIGARO, à la Comtesse.
Vous l'entendez , madame? le A'oilà dans son caractère! et c'est mon maitre que j'entends. Ah! je l'ai toujours dit de lui: la colère chez les bons c<jeurs n'est qu'un besoin prt-ssant de pardonner ! ( Il sort précipitamment. Le Comte et Léon la prennent sou» les bras; ils sortent totis. ) ♦■