‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 85 sur 185 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

LE COMTE, LA COMTESSE, LEON, SUZANNE. (La Comtesse , sans rouge , dans le plus grand de'sordre de parur?. )

It É o N , soutenant sa mère.

L fait trop chaud, maman, dan.s rapp;)rtement intérieur. Suzanne, avauce une bergère. (Ou l'assied.)

Il E COMTE attendri , arrangeant les coussins. Etes-vous bien assise ! Eh. quoi ! pleurer encore .'*

LA COMTESSE, accablée.

Ah ! laissez-moi verser des larmes de soulagement! ces récits affreux m'ont brisée ! cette infâme lettre , sur-tout...

i^ E QO MX E , tle'lirant.

Marié en Irlande , il épousoit ma fille! et tout mon bien placé sur la banque de Londres eût fait vivre un repaire affreux, jusqu'à la mort du dernier de nous tous...! fct qui sait, graud Dieu! quels moyens...?

lofi LA MERE COUPABLE.

t. A COMTESSE.

Homme infortuné! calmez- vous! Mais il est temps défaire descemlre Floiestjne ; elle avoit le cceur si serré de ce qni tlevoit lui arriver.' "Va la cherchei, Suzanne , et ne l'instruis- de rien. LE COMTE, avec ijignilé-

Ce que j'ai dit à Figaro, Suzanne, étoit pour TOtis comiïie pour lai. '^

su z A N w E.

MoBsieiir, celle qui vit Madame pleurer, prier pentiaut vingt aus , a trop gérai de sts douleurs pour rien faire qui les accroisse ! ( Elle .sorl. )

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