‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 14 sur 237 · I. £ COMTE · texte numérisé non relu

I. £ COMTE

Ma cb.ere Rosine .'

Monseigneur, je ne suis plus en peine des motifs de votre mascarade : vous faites ici l'amour en persjiective.

LE rOMTÊ.

Te voilà instruit ; mais si tu jases...

FIGARO

Moi, jaser! Je n'emploîrai point pour vous rassurer les grandes phrases d'honneur et de dévoûment dont on abuse à la journée; je n'ai qu'un mot : mon intérêt vous répond de moi ; pesez tout à cette balance , et...

LE COMTE

Fort bien ! Apprends donc que le hasard m"a fait rencontrer au Prado , il y a six mois . une jeune personne d'une beauté... Tu viens de la voir! Je l'ai fait chercher en vain par tout Madrid. Ce n'est que depuis peu de jours que j'ai découvert quelle s'appelle Rosine, est d'un sang noble, orpheline et mariée à un vieux médecin de cette ville, nommé Bartholo.

Joli oiseau , ma foi .' difficile à dénicher ! Mais qui vous a dit qu'elle éloit femme du docteur ?

LE COMTE

Tout le monde.

F IGA R O.

C'est une histoire qu'il a forgée en arrivant de Madrid , pour donner le change aux galants et les écarter; elle n'est encore que sa pupille, mais bientôt...

LE c o M TE , vivement.

Jamais, Ah! quelle nouvelle! J'étois résolu de tout oser pour bii j)rcseuter mes regrets ; et je la

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