E AR T H O L O
Des fautes si connues 1 une jeunesse déplorable ! ■MARCELIN- E, s'eclaauffant par des^és.
Oui , déplorable , et plus qu'on ne croit ! Je n'entends pas nier mes fautes, ce jour les a trop bien prouvées ; mais qu'il est dur de les expier après trente ans d'une vie modeste ! J 'étois née , moi, pour être sage : et je le suis devenue sitôt qu'on ma permis d'user de ma raison. Mais dans l'âge des illusions , de l'inexpérience et des besoins , on les séducteurs nous assiègent, pendant que la misère nous poignarde , que peut opposer une enfant à tant d'ennera s rassemblés? Tel nous juge ici sévèrement , qui , peut-être , en sa vie a perdu dix infortunées !
FIGARO
Les plus coupables sont les moins généreux , c'est la règle.
MARCEl.i^'E, vivement.
Hommes plus qu'ingrats , qui flétrisse?, par le mépris les jouets de vos passions, vos victimes! c'est vous qu'il faut punir des erreurs de notre jeunesse ; vous et vos magistrats , si vains du droit de nous jnger, et qui nous laissent enlever, par leur coupable né^liaence , tout bonnète moyen de subsister. E.st-il un seul éiat pour les malbeureuses filles.'* Elles avoient un droit naturel à toute la pa-