B AR TH O L O
Pourquoi pas plus tôt ?
B A ZI LE
Impossible ; le notaire est retenu-
BARTHOLO
Pour un mariage ?
B AZI L E.
Oui, chez le barbier Figaro ; c'est sa nièce qu il marie. ^
BARTHOLO
Sa nièce ? Il n'en a pas. ' ■
B AZ I LE. '
Voilà ce qu'ils ont dit au notaire.
B A RT H OLO. ''
(>e drôle est du complot : que diable !
B A ZI L E
Est-ce que vous penseriez... .^
BARTHOLO
Ma foi , ces gens-là sont si alertes ! Tenez, mon ami , je ne suis pas tranquille. Retournez chez le notaire. Qu'il vienne ici sur-le-champ avec vous.
B AZ IL E
Il pleut, il fait un temps du diable ; mais rien ne m'arrête pour vous servir. Que laites - vous donc ?
126 LE BAÏlBIERiDE SEVILLE.
B A RTHO LO.
Je TOUS reconduis; n'.ont-ils pas fait estropier tout mon monde par ce Figaro î Je suis seul ici.
J'ai ma lanterne.
BAR THOLO.
Tenez, Bazile , voilà mon passe-par tout, je tous attends, je veille; et vienne qui voudra . hors le notaire et vous , personne n'entrera de la nuit.
Avec ces précautions , vous êtes sûr de votre fait.
SCE^'E II
ROSINE , sortant de sa chamire.
Il me sembloit avoir entendu parler. Il est minuit sonn • : Lindor ne vient point '. Ce mauvais temp même é'oit propie à le favoriser. Siir de ne renc nirer .ersonne... Ah, Lndor! si vous m'aviez trompée... ! Qnel bruit entends-je... .' Dieux' c'est mon tuteur. Rentrons.
SCEjN^E III.