‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 76 sur 237 · B AR TH O L O · texte numérisé non relu

B AR TH O L O

Pourquoi pas plus tôt ?

B A ZI LE

Impossible ; le notaire est retenu-

BARTHOLO

Pour un mariage ?

B AZI L E.

Oui, chez le barbier Figaro ; c'est sa nièce qu il marie. ^

BARTHOLO

Sa nièce ? Il n'en a pas. ' ■

B AZ I LE. '

Voilà ce qu'ils ont dit au notaire.

B A RT H OLO. ''

(>e drôle est du complot : que diable !

B A ZI L E

Est-ce que vous penseriez... .^

BARTHOLO

Ma foi , ces gens-là sont si alertes ! Tenez, mon ami , je ne suis pas tranquille. Retournez chez le notaire. Qu'il vienne ici sur-le-champ avec vous.

B AZ IL E

Il pleut, il fait un temps du diable ; mais rien ne m'arrête pour vous servir. Que laites - vous donc ?

126 LE BAÏlBIERiDE SEVILLE.

B A RTHO LO.

Je TOUS reconduis; n'.ont-ils pas fait estropier tout mon monde par ce Figaro î Je suis seul ici.

J'ai ma lanterne.

BAR THOLO.

Tenez, Bazile , voilà mon passe-par tout, je tous attends, je veille; et vienne qui voudra . hors le notaire et vous , personne n'entrera de la nuit.

Avec ces précautions , vous êtes sûr de votre fait.

SCE^'E II

ROSINE , sortant de sa chamire.

Il me sembloit avoir entendu parler. Il est minuit sonn • : Lindor ne vient point '. Ce mauvais temp même é'oit propie à le favoriser. Siir de ne renc nirer .ersonne... Ah, Lndor! si vous m'aviez trompée... ! Qnel bruit entends-je... .' Dieux' c'est mon tuteur. Rentrons.

SCEjN^E III.

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