ACCORDÉES
AUX SAVANTS, AUX LITTÊBArEUflS* AUX ARTISTES *
Pendant la seconde Restauration, les savants, les hommes de lettres, les artistes furent tous menacés dans* leur existence. Des députés, en tête desquels figurait le célèbre M. Cormenin, qu'on est tout étonné de rencontrer dans cette croisade,, voulaient, par les considération? budgétaires les plus mesquines , placer toutes les intelligences du pays sous le même niveau. Ils annoncèrent l'intention de faire décider qu'un savant n'occuperait jamais plus d'un emploi; c'était porter à 5,000 francs la maximum de fortune qu'il eût été possible d'atteindre; puisque les emplois les plus élevés dans Tordre scientifique ne comportent que très- rarement une rétribution annuelle supérieure à ce chiffre.
Pour arriver à leur but,. les ennemis de là science n'oublièrent pas de recourir à un moyen de succès presque infaillible dans notre pays , ils appelèrent d'un nom flétrissant les hommes laborieux qui, à l'aide d'un travail
i. Œuvre posthume.