NOTICE CHRONOLOGIQUE
parut dans les Ànnaks de chimie et de physique en 1824. et 1822 (tome XVI, page 877, et tome XX, page 817), ainsi que dans le Bulletin de la Société d'encouragé-ment pour V industrie nationale ( tome XX , page 175 ) .
En mai 1827, M. Brewster ayant lu, devant la Société royale d'Edinburgh, une dissertation sur le nouveau mode d'éclairage des phares adopté en France, qui contenait une revendication de l'invention des phares lenticulaii*es, M. Arago a fait une vive réponse à Fillustre physicien écossais, dans le tome XXXYil des Annales de chimie et de.physique (page ^92).
Enfin dans les séances de la Chambre des députés des 30 mai et € juin 1883, et du 25 mai 18&2, M. Arago a prononcé des discours destinés à justifier les crédits demandés pour les phares ; et dans ces .discours, il a montré la supériorité du systto>e employé en France sur tous les systèmes qui avaient été essayés k l'étranger.
J'ai été chargé par mon illustre maître, en 1852, de réunir tous ces travaux épars, de les lui relire, et il les a alors coordonnés avec quelques notes inédites, pour en faire la Notice contenue dans le tome YI des Œuvres, notice que l'on devra d'ailleurs rapprocher du chapitre consacré aux phares daos la Bipgraphie de Fresnel .( tome I des Œuvres, page 167 ) .
Tout le monde sait que M. Arago a pris une part considérable aux discussions auxquelles l'établissement des fortifications de Paris a donné lieu. Tout à fait contraire à la construction des forts détachés, M. Arago était partisan déclaré d'une enceinte continue bastion-
SUR LES (BDVRB8 D'ARAGO. xci
védy réalisation du projet de Yauban ; il s'opposa à la oombinaison qui a été adoptée d'une ceinture de forts entourant l'enceinte ccmtinue. L'illustre physicien prit part au débat qui, sur ce sujet, agita longtemps le pays, soit par des articles .de journaux, soit par des discours à ia Chambre des députés, soit par des brochures. Il a repris tous oes écrits et les a refondus, en i850, dans one Notice qui forme 158 pages, et k la suite de laquelle j'ai inséré cinq lettres qui avaient paru dans divers journaux, afin de donner l'ensemble complet et exact des travaux de mon maître^ non pas seulement sur la question spéciale des fortifications de Paris, mais sur les meilleurs moyens de défense du sol de la patrie. Les méditations d'un homme de la valeur de M. Ârago sur un sujet d'une telle importance, les documents^ nombreux que sa haute position lui permettait de recueillir, et qu'il a accumulés avec sa sagacité exceptionnelle , s^ont toujours consultés avec intérêt, quelle que soit d'ailleurs l'opinion que l'on ait sur le point particulier qui a été l'occanon de sies recb^ches.
M. Arago s'est occupé des fortifications et de l'armement des places de guerre en 1831, 1833, 1889, IS&i, 18ii3, 18ii4 et ISAS. Les brochures qu'il a publiées à ce sujet ont paru en i8&l et i8&3. La première (in-8* de 158 pages, chez Bachelier) a pour titre : Sur les Fortifieatwns de Paris; elle est le développement du discours qu'il avait prononcé à la Chambre des députés le 29 janvier. La seconde {wrS& de 125 pages, chez Pagneire) est intitulée : Éludes sur ies fiyrtifioations de Paris ^ earuidérées politiquement et militairemer^t ; elle
xçn NOTICE CHRONOLOGIQUE
se compose de trois lettres, ayant respectivement pour titres ; Sur les forts détachés; sur l'enceinte continue; sur les objections que les divers systèmes de fortifications ont fait naître et conclusions.
Ces brochures , ainsi que tous les discours prononcés par M. Arago à la tribune de la Chambre des duputés,' soit sur les fortifications de Paris et du Havre, soit sur la carabine Delvigne et la transformation des armes à silex en armes à percussion, soit enfin sur les armes à vapeur de M. Perrot et le procédé de M. Grimpé pour fabriquer les bois de fusil mécaniquement, ont été refondus par moi sous sa direction ; j'ai fait disparaître les répétitions et élagué quelques discussions personnelles qu'il m'a semblé inutile de conserver.
Une première édition de la Notice sur les puits forés, connus sous les noms de puits artésiens, ou fontaines artésiennes, ou fontaines jaillissantes, a été insérée dans V Annuaire du Bureau des Longitudes pour 1835. C'est une de celles qui ont le plus vivement excité l'attention du public ; son apparition a coïncidé avec les travaux de forage du puits de Grenelle, qui ont exercé une si grande influence sur la vulgarisation dans le monde entier deis nouveaux procédés de sondage.
La vraie théorie des fontaines jaillissantes n'a été universel lenlent adoptée que depuis la publication du travail de M. Arago. L'illustre physicien ne voyait pas seulement dans le forage d'un grand nombre de fontaines jaillissantes, un procédé propre à fournir aux populations ou à l'industrie des eaux jouissant de qualités utiles ;
SUR LES GCUVRES D'ARAGO. xciii
il y apercevait, en même temps qu'un bienfait immédiat, le moyen de résoudre une des questions les plus intéressantes pour la physique du globe, celle de déterminer la loi de l'accroissement de la température à mesure qu'on s'enfonce plus profondément dans l'intérieur de la Terre. Aussi s'est-il attaché à rechercher lui-même ou à faire rechercher, avec le concours de M. Walferdin, dont les ingénieux thermomètres à déversement permettent d'obtenir des résultats très-exacts, les températares des couches les plus profondes auxquelles on soit parvenu dans tous les forages effectués.
En insérant en 1837, dans les Annales de chimie et de physique, le Mémoire de Poisson sur les températures de la partie solide du globe, de l'atmosphère, et du lieu de l'espace où la Terre se trouve actuellement (tome LXIV, page 337), M. Arago le fit précéder de la note suivante : « Nous manquerions à notre premier devoir comme rédacteur d'un journal scientifique , si nous n'insérions pas dans ces Annales un Mémoire de physique générale sorti de la plume de M. Poisson ; je crois en même temps que je ne serais pas moins infidèle au mandat que je me suis donné, si je ne rendais pas publiques les objections, à mon avis insurmontables, qu'on peut opposer aux vues de l'illustre géomètre. Ces objections , on les trouvera dans un prochain cahier. Ce sera ensuite aux physiciens à prononcer. » Les objections dont parlait M. Arago reposent sur l'observation, qui démontre que les températures, au moins dans Tépaisseor de la couche terrestre qui a été explorée jusqu'à ce jour, croissent proportionnellement * à la profondeur.
iciv NOTICE CHROKOLOGIQUE
tandis que la théorie de Poisson suppose que Faccroissèment de température^ d'abord sensiblement uniforme, atteindrait un maximum et diminuerait ensuite. La chose intéresse l'histoire de T humanité, car si la théorie de Poisson était vraie, la surface de la Terre deviendrait inhabitable au bout d*un certain nombre de siècles. D'un autre côté Fourier avait prouvé aussi que si la Terre recevait toute sa chaleur du Soleil, la température de ses couches serait dans chaque climat la même à toutes les profondeurs accessibles. L'observation des températures à diverses profondeurs devait donc donner la solution de cette grande question de philosophie naturelle.
M. Ârago rapporte qu'en octobre 1821, pendant que de concert avec MM. Colby, Kater et Mathieu, il exécutait les opérations géodésicpies destinées à rattacher la triangulation française à la triangulation anglaise, il fut mis sur la voie de la solution du problème, lorsqu'il constata que la température des sources qui jaillissent au pied de la falaise du cap' Blanc-Nez est notablement plus élevée que la température moyenne des eaux des puits ordinaires voisins. Il a signalé ce fait à l'Académie des sciences dans sa séance du 23 août i82&, en rendant compte d'un travail entrepris d'après ses indications par M. Bergère, sur les nombreuses sources artésiennes des dépai'tements du Nord et du Pas-de-Calais.
Tous les résultats que M. Arago a pu se procurer à cette époque, et pendant plus de trente années de recherches persévérantes^ sur la température des diverses couches de notre globe, sont consignés dans le cha-
SUR LES OEUVRES D*ARAGO. \ew
pilie II de la Notice sur les puits forés , chapitre composé de 8& pages, dont quelques parties seulement avaient para dans les Annales de chimie et de physique ou dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences*
Les températures déterminées se classent sous trois titres principaux : températures des mines» températures des sources thermales, températures des puits artésieDS. Une grande partie des observations relatives aux sources thermales ont été faites en 1826 par M. Arago Im-méme, pendant un voyage dans le midi de la France ; eQes étaient consignées dans un carnet de voyage, d'où j*ai dû les extraire. Deux paragraphes particuliers sont aussi consacrés à Tétude des températures de la couche la plas voisine de la surface et de celles des sources , des ruisseaux et des rivières. Quelques-unes des déterminations faites dans les puits forés ont été publiées dans les Comptes rendus de l'Académie.
Après le chapitre sur la température de l'intérieur du giobe, je dois signaler encore d'une manière particulière celui relatif à l'histoire complète et détaillée du forage du puits de Grenelle (48 pages), histoire qui a été écrite en quelque sorte jour par jour et qui est accompagnée d*une coupe des terrains rencontrés par la sonde. Le chapitre relatif aux puits artésiens de l'Algérie a été dicté en i852.
3e n'ai pas èi revenir sur ce que j'ai dit précédemment des deux rapports de M. Arago, insérés après la Notice SOT les puits forés; l'un de i835, relatif aux machines * M. Juncker , pour l'élévation de l'eau des mines ,
xcvi NOTICE CHRONOLOGIQUE
Pauti^e de 1857, sur les appareils de filtrage de M. de Fonvielle.
Les diverses Notices relatives à nos grands établissements d'utilité publique sont extraites de rapports ou de discours faits par M. Arago : en 1831, sur la construction de la salle des séances de la Chambre des députés ; en 18Ù3, sur l'hôtel de Cluny et la collection de Dusommerard; en 184/|, sur l'École vétérinaire de Lyon et le Conservatoire des arts et métiers ; en 18ftl et 1844, sur les Écoles d'arts et métiers et en particulier sur l'École de Châlons ; en 1836, sur le Muséum d'histoire naturelle de Paris et sur le Collège de France; en 1833, sur nos grandes bibliothèques ; en 1844, sur les prisons; en 1847, sur de grands travaux à entreprendre dans Paris ; en 1844 et 1851, sur l'Observatoire de Paris. Dans toutes ces Notices, M. Arago n'a pas manqué de faire l'historique des établissements pour lesquels il demandait ou appuyait des améliorations, de telle sorte qu'elles ont conserve un intérêt durable.
C'était pour moi un devoir de recueillir l'opinion de M. Arago sur les grandes questions du régime douanier le plus favorable à l'industrie française, et sur la législation des brevets d'invention la plus propre à encourager les travailleurs, sans entraver la marche du progrès. M. Arago m'avait d'ailleurs, en 1853, fait rechercher les discours qu'il avait prononcés en 1836 et en LSlik sur ces deux grandes questions d'intérêt public.
SLR LES GEUVKES D*ARAGO. xcvii
et, après en avoir entendu la lecture, il n'avait rien trouvé à modifier dans l'expression de ses idées.
M. Arago aimait à indiquer par des comparaisons niDDériques la mesure des progrès accomplis. La civilisation a fait dans notre siècle des pas de géants, grâce à Tessor immense de l'industrie secondée par les découvertes inattendues des sciences physiques. Le mouvement des idées a été accéléré par le déplacement des hommes et des choses. La facilité des communications est le âgne de Tactivité sociale en même temps que le levier le plus énergique du progrès.
Ed 182/i, dans le tome XXVII des Annales de chimie et de physique et dans V Annuaire du Bureau des Longilydes pour 1825, M. Arago a inséré une note contenant des extraits très-intéressants d'un Mémoire de M. Girard sur les avantages respectifs des divers modes de transport ; cette note donne une comparaison saisissante des moyens de communication qui existaient alors entre la capitale et les provinces avec ceux que la France possédait soixante ans auparavant. Dans un discours prononcé en 1838 à la Chambre des députés (tome Y des Œuvres, page 31 & ) , il est revenu sur ce sujet en prédisant que rétablissement des chemins de fer multiplierut les voyages dans une énorme proportion. En 1851, voulant vérifier Texactitude de ses prévisions, il réunit de nouveau quelques chiffres destinés h mettre en évidence les résultats acquis. Je dois placer ici les notes instructives que j'ai trouvées dans ses cartons.
« En 1766, vingt-sept coches partaient chaque jour
xcviii NOTICE CHRONOLOGIQUE
de Paris pour diverses provinces; ils contenaient environ 270 voyageurs. En 1824, près de trois cents voilures étaient dirigées chaque jour de la capitale sur les départennents. Ces voitures conduisaient de 3,000 à 4,000 voyageurs. En 1850, les chemins de fer amenaient en moyenne 15,000 voyageurs par jour à Paris.
a Le prix du dernier bail de la ferme des messageries, avant 1792 , était de 600,000 francs. Le produit annuel de la taxe sur les voitures publiques était d'environ 4 millions de francs dans les années qui ont précédé la révolution de 1830 ; il se montait à près de 6 millions en 1838; il s'élevait à environ 15 millions en 1850.
« La recette totale des chemins de fer était de 97 millions de francs en 1850 pour 2,900 kilomètres en exploitation.
« Le carrosse de Rouen mettait, en 1766, trois jours pom* se rendre à Paris et on payait 15 francs par place. On payait encore 15 francs en 1824, mais on n'était plus que douze ou treize heures en chemin. En 1850, le prix des places, selon les classes des voitures du chemin de fer, était de 10 à 15 francs, et on ne restait plus en route que de 3 à4 heures.
« Vers le milieu du siècle dernier, un voyageur payait 50 francs pour se rendre de Paris à Lyon par le coche ; il y arrivait le dixième jour. En 1824, pour un prix de 72 francs, il arrivait en moins de trois jours. »
En 1851, le chemin de fer de Lyon n'était pas achevé, et M. Arago n'a pu compléter sa comparaison. Mais tout le monde sait aujourd'hui que depuis 1854 on ne paye en première classe que 57 francs pour aller à Lyon, et
SUR LES ŒUVRES D'ARAGO. xcix
que par le train poste on y arrrive en moins de onze heures.
En 1853^ au moment de la mort de M. Arago, 25 millions de voyageurs fréquentaient annuellement les 4,000 kilomètres de chemins de fer alors livrés en France à; Texploitation, et la recette totale s'élevait à 160 millions de francs. On n*était plus très-loin des 250 millions de receltes annuelles qu'il avait annoncés pour l'époque où le réseau de nos voies ferrées serait terminé.
le quatrième volume desiVb^ice^ scientifiques (tome VII des Œuvres) transporte le lecteur loin des applications industrielles, dans le domaine des théories abstraites; il est entièrement consacré à l'optique et à l'astronomie. Il débute par le beau travail de M. Arago sur la scintillation, déjà inséré en 1852 dans V Annuaire du Bureau des LongiludeSy et reproduit dans le tome VII des Œuvres, sans autres changements que de légères corrections typographiques. J'ai seulement ajouté, sous forme d'appendice, quatre notes déjà publiées en 1814, 1816, 1824 et 1840 dans le Voyage aux régions équinoxiales de M. de Hamboldt , les Annales de chimie eu de physique et les Comptes rendus de r Académie des sciences; elles garantissent à M. Arago l'antériorité de son explication de la scintillation par la théorie des interférences et par la présence, dans les régions supérieures de l'atmosphère, de couches inégalement réfringentes et non symétriquement disposées par rapport à l'observateur.
t NOTICE CHRONOLOGIQUE
La Notice sur la scintillation, commencée en iSftO, a seulement été achevée en 1851. Quelques passages en avaient été communiqués à M. de Humboldt en i8A^7. De même que la première esquisse de Texplication de M. Arago avait donné lieu à une note du livre IV du Voyage aux régions équinoxiales du nouveau continent^ de même le résumé complet de la théorie a été le sujet d'une note publiée dans le tome III du Cosmos. Dans les tomes VII et X des Œuvres, pages 97 et 523, j'ai inséré ces deux notes, qui témoignent des communications incessantes que se faisaient les deux illustres amis sur les questions les plus ardues de la science.
Le Bureau de l'Institut ayant prié M. Arago d'ajouter à l'intérêt et à l'éclat d'une des séances publiques des cinq académies, par la communication d*une Notice, l'illustre astronome a résumé ses idées sur la constitution physique du Soleil dans quelques pages où l'élévation du style est en harmonie avec la splendeur des aperçus. C'est ainsi que M. Laugier a lu en son nom, le 25 octobre 1851, le discours intitulé : « Notice sur les observations qui ont fait connaître la constitution physique du Soleil et celle de diverses étoiles. Examen des conjectures des anciens philosophes et des données positives des astronomes modernes sur la place que doit prendre le Soleil parmi le nombre prodigieux d'étoiles dont le firmament est parsemé. »
J'ai réimprimé ce discours sans changements, mais avec l'addition des notes des pages 119 et 127, que M. Arago
SI3R LES OEUVRES D'ARAGO. ci
avait insérées dans V Annuaire du Bureau des Longitudes pour 1852.
Les éclipses de Soleil ont été de la part de M. Arago Tobjet d* études tout à fait neuves, non pas à cause de la rigueur avec laquelle les théories astronomiques savent aujourd'hui prédire de pareils phénomènes» mais parce qu'il y a trouvé des moyens d'éclaircir plusieurs questions importantes sur la constitution physique du SoleiK k ce dernier point de vue, les écrits de M. Arago sur les éclipses offrent un intérêt durable.
£o 18&2, dans V Annuaire du Bureau des Longitudes, dans les Comptes rendw de V Académie des sciences (tome XIY, page 8&3), et dans les Annales de chimie et de physique ( 3* série, tome V, page 104 ) , l'illustre savant appela l'attention des astronomes sur les questions de physique céleste dont la solution était liée selon lui aux observations qui « peuvent être faites pendant les éclipses totales du SoleiK II s'était souvenu des discussions savantes qui avaient surgi au sujet de l'auréole observée autour de la Lune, pendant l'éclipsé totale de i715, et de certaines lueurs serpentantes remarquées alors sur diverses parties du disque lunaire. Il avait été frappé de ces mots de Fontenelle : « Si l'on ne s'était mis en peine, dans cette éclipse, que de ce qu'il y avait de purement astronomique, on en aurait été quitte à bon marché ; mais on s'est aussi attaché au physique, et il a produit, à son ordinaire, beaucoup de difficultés et d'incertitudes. » Seulement, M. Arago voulait que, les astronomes étant sur leurs gardes, les diffi-
ai NOTICE CHRONOLOGIQUE
cultes donnassent lieu à des découvertes, et il professait que l'imprévu serait la part du lion, c'est-à-dire du physicien qui saurait observer et combiner les résultats des observations. Il commença donc par écrire un programme des phénomènes auxquels il serait important de s'attacher pour découvrir de nouvelles vérités. Ce programme des expériences à suivre eut un grand retentissement et excita le zèle des observateurs dans tout le monde civilisé; encore aujocrd'hui, il est comme le vade-mecum des astronomes pour l'observation des nouvelles éclipses solaires totales.
Les résultats qui ont pu être déduits des observations de l'éclipsé du 8 juillet 1842 ont donné lieu à une trèsbelle Notice publiée dajïs V Anmuiire de 1846. M. Arago s'était transporté à Perpignan, avec MM. Laugier et Mauvais , et il a pris une part active aux observations. Il a tiré des conséquences très-importantes, pour la constitution du Soleil, de l'observation inattendue de proéminences rougeâtres en divers points du contour de la Lune; ces conséquences ont été résumées dans son beau discours, lu dans la séance des cinq Académies de l'Institut du 25 octobre 1851, dont j'ai parlé plus haut. Quelques notes sur le même sujet ont paru plus tard dans les Comptes rendus de l'Académie des sciencesy à l'occasion des faits observés lors des éclipses de i850 etde 1851.
M. Arago a placé dans le livre XXII de V Astronomie populaire les principes généraux de la théorie des éclipses et le résumé des faits acquis h, la science ; dans la Notice du tome YII des Œuvres se trouvent la discus-
SUR LES (EUVRES D'ARAGO. Ciu
skm détaillée des observations, les indications des points doateox, le programme des recherches recommandées aux astronomes. Cette Notice présente Tensemble des deox articles des Annuaires de 1842 et de i8A.6', augmentés de chapitres nouveaiox ur les éclipses de& 8 août 1850 et 28 juillet 1851. M. Arago a en outre dicté quelques pages sur l'étude de la polarisation de la lumière de la couronne lunaire. Les figures qui représentent les édipses totales dans V Astronomie populaire sont aussi nomelles et ont été faites d'après les dessins recueillis par l'illastre astronome.
Le monde savant ne connaissait la Notice sur la polarisation de la lumière, écrite en 182/i, que par la traduction anglaise que le docteur Thomas Young en a publiée dans le tome XYIII de V Encyclopédie britannique. J'ai fait imprimer l'édition que j'en donne d'après le manuscrit français de M. Arago. Ainsi qu'il résulte de plusieurs lettres de Thomas Young que j'ai entre les mains, M. Arago ^ commencé son travail à la fin de 1823 et Ta terminé en avril 182i!i.. M. Napier, directeur de la publication anglaise, pressait M. Arago d'en finir, et ruiustre physicien, ne pouvant obtenir les délais qu'il demandait dans la lettre que j'ai publiée en tête de la Notice» envoya, de guerre lasse, les treize premiers chapitres « qui ont été immédiatement traduits par Thomas Young, et qui seuls ont paru dans V Encyclopédie bri^ tannique*
Le chapitre xiv n'était pas achevé, mais les § 1, 2,
en NOTICE CHRONOLOGIQDE
&, 7 et 8 en étaient écrits; les oeuf autres ont été rédigés postérieurement.
Le § 5, sur l'horloge polaire, est de .1850; le § 5> sur la couleur propre des corpa et la cyanométrie, et le § G, sur la lumière des corps incandescents, ont été dictés en 1851 h, M. Goujon; ils rappellent les dates de découvertes auxquelles M. Arago attachait de l'iroportance, parce qu'elles avaient été obtenues par l'application des propriétés de la polarisation à l'observation de la lumière émise par certains corps. De même, le § 10 constate que par l'emploi de son polariscope, M. Arago le premier a reconnu, en 1825, que la lumière des halos est polarisée par réfraction.
Dans le § 11, l'illustre physicien rappelle que les lois de la polarisation lui ont permis d'imaginer en 1835 un instrument propre à fEiire voir les écueils au fond de la mer, instrument qui rendrait bien des services h la navigation si les marins prenaient l'habitude des observations d'optique. Aux observations ordinaires sur la température, l'état hygrométrique et la composition de l'idr , sur la répartition de l'électricité et du magnétisme, qui avaient été faites dans les ascensions aérostatiques, M. Arago proposa, en 18&1, de joindre les observations sur la distribution de la lumière dans l'atmosphère, soit t neutre, soit à l'état de polarisation. Son pola^ 3, transformé en polarimètre, était l'instrument ;vait servir à résoudre la plupart des questions I par t'illustre physicien, sur la distance et l'épaises nuages, l'éloignement des montagnes, etc. is le S 12, qui rappelle l'application faite en 18H
SUR LES ŒUVRES D*ARA60. or
do poiariscope à l'étude de la lumière de l'atmosphère, et, eo i858, à celle de la lumière des nuages, M. Arago a ajouté les instructions relatives à des observations à faire au moyen des ballcms , et cité un premier résultat que M. Bixio et moi nous avons obtenu en 1850 , dans nos ascensions entreprises avec le concours de M. Regnanlt et de l'illustre directeur de l'Observatoire. Ce § 12, déjà publié en partie en 18&1, dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences, a été revu en 1852 par M. Arago.
Le § 13, indiquant le parti qu'on peut tirer du polarimètre pour Tétude des réfractions atmosphériques et pour des déterminations thermométriques et barométriques, avajt été imprimé en 18/iO, dans les Comptes rendus de f Académie, des sciences.
Enfin le § l/i, relatif à l'action que les rayons de lumière polarisés exercent les uns sur les autres, a été dicté en 1852; il présente le résumé de recherches entreprises en commun par Fresnel et M. Arago, pour arriver à reconnaître dans quelles circonstances les rayons de lumière polarisée interfèrent; le Mémoire qui contient le détail des expériences est inséré dans le tome X des Œuvres (p. 132 à 1&9). M. Arago a pris soin de faire remarquer que les expériences dont il s'agit tendent à démontrer que les ondulations de la lumière s'effectuent perpendiculairement à la ligne que suit leur propagation.
]'ai ajouté en appendice quatre notes encore manuscrites ou déjà publiées, que M. Arago avait réunies pour les incorporer dans sa Notice, s'il avait eu le temps de réar User le projet qu'il avait conçu de revoir à fond son travail
CTi NOTICE CHRONOLOGIQUE
de 1824. Ce sont : l' quelques résultats relatifs à la polarisation de la lumière des oxydes métalliques, de la porcelaine, de Tatmosphère, des surfaces rayées, et à la dépolarisation ; ces notes , restées inédites , avaient été communiquées à l'Académie des sciences, le 22 novembre 1813; 2'des remarques sur l'influence mutuelle de deux faisceaux lumineux qui se croisent sous un très-petit angle, remarques publiées en 1816 dans les Annales de chimie et de physique; 3* l'énoncé de quelques faits communiqués à l'Académie des sciences en 1834, relativement à la polarisation de la lumière atmosphérique et à celle de la lumière de la Lune ; cette note avait paru dans le tome II du journal V Institut; 4* une note sur la cyanométrie et sur le colorigrade de M. Biot, comparé à l'instrument du même genre que M. Arago avait lui-même antérieurement imaginé ; cette note avait été insérée en 1817 dans les Annales de chimie et de physique.
La Notice sur l'impulsion des rayons solaires a été écrite en 1817 à l'occasion d'un Mémoire de Flaugergués, intitulé : « Examen critique de différentes hypothèses imaginées pour expliquer l'apparence connue sous le nom de queue ou chevelure des comètes. » Dans les lignes suivantes, qui n'ont pas pris place dans les Œuvres, M. Arago apprécie ainsi ce Mémoire : a II renferme une discussion, et, à mon avis, très-souvent inutile, des hypothèses plus ou moins bizarres qu'on a imaginées pour expliquer la queue ou la chevelure des comètes. Le tout accompagné de citations nombreuses et détaillées qui prouvent du moins que l'auteur a une vaste
SUR LES ŒUVRES D*ARAGO. cvh
éraditioD. J'ai dû présenter quelques remarques au sujet d*uDe expérience qui ne me parait pas avoir été faite dans des circonstances favorables, et par laquelle Flaugergues a voulu prouver que l'impulsion des rayons solaires est tout à fait insensible* » Cette courte Notice avait paru dans le tome YI des Annales de chimie et de
Lorsque, dans la séance du 7 janvier 1839, M. Arago vînt pour la première fois montrer quelques-unes des planches qui étaient la reproduction exacte, sans aucun iotennédiaire, des magnifiques mais fugaces tableaux que tous les physiciens avaient admirés sur l'écran de la chambre obscure de Porta, et annoncer qu'il espérait pouvoir bientôt faire connaître l'ensemble des travaux et des procédés à l'aide desquels Niepce et Daguerre étaient arrivés à de si merveilleux résultats, il y eut dans le monde entier une explosion d'étonnement et d'enthousiasme.
Dans cette occasion, Tillustre secrétaire perpétuel de l'Académie déploya cette ardeur désintéressée qu'on ne trouve que chez les hommes animés du plus pur dévouement à l'avancement des sciences; il voulut que le public pût jouir gratuitement et rapidement de la nouvelle découverte, l'une des plus brillantes que notre siècle si fécond ait produites. Il obtint du gouvernement qu'un projet de loi serait présenté aux Chambres pour accorder, à tib^ de récompense nationale, à M. Daguerre une pension de 6,000 francs, et au fils de M. Niepce, qui n'eut pas le bonheur de jouir de la gloire immortelle
cvm NOTICE CHRONOLOGIQUE
acquise à son nom, une pension de &,000 francs* Sur le rapport de M. Arago, le projet de loi fut adopté. Le jour où peut-être il ressentit la joie la plus vive fut celui où, en présence d'un public qui s'étouffait dans la salle des séances de F Académie, il put enfm dévoiler le secret qu'il possédait depuis plusieurs mois, et expliquer avec une éloquence entraînante l'histoire de l'invention, les délicats détails du procédé, et l'immense avenir réservé à cette conquête inattendue de la science rendant la uiiiière esclave de l'esprit humain.
Le gouvernement avait du reste voulu, par une attention qui lui fait autant honneur qu'à M. Arago et à l'Académie des sciences, réserver au savant secrétaire perpétuel la satisfaction de faire connaître la découverte nouvelle. Voici la lettre que lui écrivit à cette occasion le ministre de l'intérieur :
(( Monsieur et cher collègue, la loi qui accorde une récompense nationale à M. Daguerre ayant reçu la sanction du roi, il me reste à publier sa découverte. J'ai pensé que le moyen le meilleur et le plus convenable était de la communiquer à l'Académie des sciences. Je vous prie de me faire savoir si elle pourra recevoir cette communid&tion dans la séance de lundi prochain, à laquelle pourront être invités MM., les membres de l'Académie des beaux-arts. »
Cependant M. Arago supplia H. Daguerre de venir faire lui- môme l'exposition de ses procédés; mais le célèbre inventeur ne put vaincre ni son émotion ni sa
SUR LES GEUVRES D*ARAGO. en
modestie. La parole dut rester à l'illustre secrétaire perpétuel de r Académie.
Les termes exacts de la brillante communication ae M. Arago ne furent pas complètement recueillis , et les Comptes rendus de VAcddémiey ainsi que les Annales de chimie eu de physique , se bornèrent à reproduire les principaux passages du Rapport écrit que M. Arago avait présenté à la Chambre des députés, en expliquant seulement dans des notes ce qui, devant la Chambie, devait rester secret. Ce texte a ensuite été mis en brochure. Pour composer la Notice sur le daguerréotype, je l'ai repris en le complétant par des notes maDoscriies ou dictées par M. Arago, qui a approuvé ma coordination et y a ajouté quelques détails. J'avais d'ailleurs entre les mains la correspondance échangée entre Daguerre et MM. Niepce père et fils, ainsi que les trois traités intervenus, le ili décembre 1829, entre Joseph -Nicéphore Niepce et M.» Daguerre, et, les 9 mai i835 et iâ juin 1837, entre MM. Daguerre et Jacques-Marie-Joseph-Isidore Niepce, fils de Nicéphore Niepce, décédé le 5 juin 1833.
Le chapitre i de la Notice sur le daguerréotype est le résumé d'une première communication faite à l'Académie des sciences, le 7 janvier 1839, par M. Arago, et contient le récit des pourparlers qui ont été terminés par le vote de la loi accordant une récompense nationale à M. Daguerre et à M. Niepce fils.
Les chapitres ii à vn sont la reproduction de la Notice déjà publiée , avec cette seule différence que les notes descriptives des procédés, mises au bas des pages, ont
ex NOTICE CHRONOLOGIQUE
repris dans le texte les places qui leur appartenaient dans Tordre logique de la narration.
Le chapitre viii est consacré à Texamen de quelques réclamations de priorité qu'excita la publication de l'admirable découverte de MM. Niepce et Daguerre, et il prouve clairement la grande antériorité de nos compatriotes sur les physiciens anglais. Parmi ces derniers, M. Talbot a des droits incontestables à une part de la reconnaissance publique, pour ses expériences relatives à la photographie sur papier; mais il ne peut réclamer la priorité de l'invention. La description de son procédé est donnée dans le chapitre ix. Ces 'deux denuers chapitres sont extraits en partie du tome VIII des Comptes rendus de V Académie des sciences; ils ont été revus et corrigés en 1852.
Les chapitres x, xi, xii et xm sont la reproduction an texte de 1839. A propos du chapitre xiii, consacré à la question de savoir si l'on pourra arriver à obtenir des photographies en couleur, j'ajouterai que j'ai retrouvé une note oïl il se trouve mentionné que les poudres employées par M. Daguerre, dans ses expériences de phosphorescence, et qui avaient la propriété d'émettre la lueur rouge, bleue ou verte, après avoir été frappées par de la lumière ayant ces couleurs, étaient du sulfate de baryte convenablement préparé. Ces essais de M. Daguerre sur les couleurs photogéniques remontent h, 182/i..
Enfin, pour terminer les renseignements que j'ai à don* ner en ce qui concerne la Notice sur le daguerréotype, je dirai encore que le chapitre xiy, relatif à la gravure photographique, est le résumé d'une communication faite par
SUR LES OEUVRES D'ARAGO. cxi
M. AragOy le 30 septembre 1839, à l'Académie des sciences, et j'ajouterai que l'illustre physicien m'a dicté en 18â2 la conclusion de son travail ; il avait alors le bonheur de pouvoir constater qu'il ne s'était pas trompé en prédisant à la photographie le plus brillant avenir.
La première partie de la Notice sur la phosphorescence a été écrite en 1820, à propos des recherches de M. Brewster sur ce sujet; elle a été insérée dans le tome XIV des Annales de chimie et de physique. La seconde partie est le résumé de quelques observations que M. Arago a présentées à l'Académie des sciences en 18S9 et 18/i2; à propos des recherches de M. Edmond Becquerel sur la constitution du spectre solaire. M. Arago a tenu à faire remarquer que l'étude de la phosphores* cence était intimement liée à celle de la recherche des rayons lumineux qui forment la couleur propre des corps, et de la proportion dans laquelle leurs parties intérieures concourent à la production du phénomène.
La distinction que l'on doit établir entre la lumière ellemême et l'action tant calorifique que chimique qu'elle exerce a occupé M. Arago en 1812. A la suite d'expériences qu'il fit avec M. de La Rive, de Genève, sur la lumière de la pile, il publia sur ce sujet quelques notes en 1822, dans le tome XIX des Annales de chimie et de physique^ à propos des expériences de Mandes sur les facultés lumineuses et calorifiques des différents gaz. Il revint sur la même question en 1835 et 1836 {Comptes rendus de r Académie des sciences, tome I, page 508, et
Gtii NOTICE GHRONOLOGIQCE
tome III, page &73), à la suite de la publication des belles recherches de M. Melloni sur les corps qui n*ont pas la même diaphanéité pour les parties éclairante, calorifique ou chimique d'un rayon de lumière. Enfin, en i8i!i2, à Toccasion d'une lettre de M. Edmond Becquerel relative à la constitution du spectre solaire, il publia, dans les Annales de chimie et de physique (3* série, tome VII, page 207), une note intitulée : Considérations relatives à V action chimique de la lumière.
Les différentes notes successivement publiées par M. Arago ont été réunies pour constituer la Notice que j'ai intitulée : Sur Faction calorifique et Vaction chimique de la lumière , Notice où se trouve montrée la nécessité de soumettre à des mesures très-précises les effets photogéniques de la lumière solaire pour résoudre des questions fondamentales sur la théorie de la lumière.
La Notice sur la vitesse de la lumière n'est autre chose que la reproduction exacte d'un Mémoire lu à l'Institut, à la fin de 1810, qui était resté inédit, et que M. Arago a publié en 1853, dans le tome XXXVI des Comptes rendues de l'Académie des sciences, en l'accompagnant d'une courte note destinée à constater que des citations faites dans une des éditions de VEocposition du système du Monde de Laplace, et dans la seconde édition du Traité élémentaire d'Astronomie physique de M. Biot, avaient fait connaître le résultat auquel il était arrivé. Par conséquent, la publication tardive du Mémoire original qui avait été égaré ne pouvait avoir pour but de réclamer une priorité déjà acquise ; mais elle devait donner des indi-
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cations positives sur la méthode expérimentale employée, et senîr de point de départ à d'autres recherches sur la constitution de l'éther.
Déjà, en 1806, dans une première communication faîte à l'Académie, M. Ârago avait démontré que la lumière se meut avec la même vitesse, quels que soient les corps dont elle émane, ou que du moins, s'il existe quelques différences, elles ne peuvent en aucune manière altérer Texactitude des observations astronomiques.
L'illustre secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences attachait une grande importance aux résultats consignés dans son Mémoire de 1810, résultats qu'on doit distinguer de ceux du Mémoire de 1806 rappelés succinctement dans l'introduction, et dont je n'ai pu retnmver le texte. Pour remplir ses intentions, je dois taranscrire ici les termes dont se sont servis Laplace et M. Biot pour rendre compte de ses travaux sur ce sujet.
Laplace s'est exprimé de la manière suivante dans la quatrième édition de Y Exposition du système du Monde (page 326), édition publiée en 1813 et qui contient un chapitre sur l'attraction moléculaire non reproduit dans l'édition suivante :
« Uaberration des étoiles dépend de la vitesse de leur lumière eombinée avec celle de la terre dans son orbite; elle ne serait donc pas la même pour tous les astres, si leurs rayons parvenaient à BOUS avec des vitesses différentes. U serait difficile, vu la petitesse de raberration, de connaître exactement, par ce moyen, ces diifévenees; mais la grande inlluence de la vitesse de la lumière sur sa U en passant dans un milieu diaphane, fournit une méthode