SONNET
A MADAME
Jeuae ange aux doux regards, à la douce parole. Un instant près de vous je suis venu ni'asseoir, Et, lorage apaisé, comme l'oiseau s'envole. Mon bonheur s'en alla, n'ayant duré qu'un soir.
Et puis, nui voulez- vous après qui me console? L'éclair laisse, en fuyant, l'horizon triste et noir. Ne jugez pas ma vie insouciante et folle ; Car, si j'étais joyeux, qui ne l'est à vous voir?
Hélas ! je n'oserais vous aimer, même en rêve î C'est de si bas vers vous que mon regard se lève î C'est de si haut sur moi que s'inclinent vos yeux!
Allez, soyez heureuse ; oubliez-moi bien vite.
Comme le chérubin oublia le lévite
Qni l'avait vu passer et traverser les cieux !
Nous venions de voir le taureau.
Trois garçons, trois fillettes.
Sur la pelouse il faisait beau, Et nous dansions un boléi o Au son des castagnettes :
Dites-moi, voisin, Si j'ai bonne mine, Et si ma basquine Va bien, ce matin.
Vous me trouvez la taille fine?... Ah ! ah î Les filles de Cadix aiment assez cela.
Et nous dansions un boléro, Un soir, c'était dimanche.
Vers nous s'en vint un hidalgo Consu d'or, la plume au chapeau,
Et le poing sur la hanche ; Si tn veux de moi.
Brune au doux sourire.
Tu n'as qu'à le dire, Cet or est à toi .
— Passez votre chemin, beau sire...
Ahînh!
Les fdles de Cadix n'entendent pas cela.
Et nous dansions un boléio,
Au pied de la colline.
Sur le chemin pnssa Diego , Qui pour tout bien n'o qu'nn mnnteou Et qu'une mandohne :
La belle aux yeux doux.
Veux-tu qu'cà réglise Demain te condnise Un amant jaloux?
— Jaioux î jaloux ! quelle sottise !
Ah] ah!
Les fdles de Cadix craignent ce défaut-là.