‹ vres posthumes de Alfred de MussetChapitre 42 sur 59 · SUR LE COSTUME POMPADOUH DE MISS · texte numérisé non relu

SUR LE COSTUME POMPADOUH DE MISS

Voltaire, ombie auguste et suprême !

Roi des madrigaux à la crème, Du vermillon et des paniers !

Assis au pied de ta statue, Je me disais : Qu'est devenue Cette perruqu€ à trois lauriers?

0 Corisandresî me disais-je, Mouches que, sur un sein de neige, 1/abbé posait du bout du doigt î Ronues marquises, nos aïeules, Qui, sans être par tiop bégueules, liendi(*z A Dieu ce qu'on lui doit!

Et VOUS, liéros frappés du foudre, Hélas ! — El deux lègues de poudre, En un demi-siècle effacés ! . . .

Quand, Vautre soir, dans luie fêle, Mon regard tout à coup s'arrête Sur un minois des temps passés !

Mais ce n'était point, ô Voltaire î Une mouche de douairière Qui ravive un œil défaillant ; C'était la plus discrète mouche Qui pût effleurer une bouche Plus rose que le lis n'est blanc.

Fine mouche, comme on peut croire,

Qui, pour poser son aile noire,

Entre les roses du jardin.

Avait choisi, comme l'abeille,

La plus fraîche et la plus vermeille

De toutes celles du matin.

Keste donc, mouche bienlieureuse.

Si cette abeille voyageuse, Qui volant, jadis, nous dit-on.

Entre les bosquets de la Grèce, Vint chatouiller la lèvre épaisse Du graud philosophe Plnton,

Elit trouvé, dans l'ombre mi-close, Cette fleur aux feuilles de rose, Qu'eût-elle fait que s'arrêter Sur cette perle d'Angleterre, Lèvres que le ciel n'a pu faire Que pour sourire ou pour chanter?

IMPROMPTU

Dieu Ta voulu, nous chercbous le plaisu*.

Tout vrai regavcl est un désir ; Mais le désir n'est rien si Ion n'espèi e ; Et d'espérer c'est une allaire.

C'est j.ourquoi nous devons aimer l'illusion. Béni soit le premier qui sut trouver un nom A la demi-folie, A ce rêve enchanté (jui ne prend de la vérité Que ce qu'il iaut pour faire aimei la vie !

A MADAME

IMPROMPTU

Ne me parlez jamais d'une vieille amitié, Dans vos cheveux dorés quand le printemps se joue* Lui, qui vous a laissé, — lui, si vite oublié ! — Sa fraîcheur dans l'esprit, et sa (leur sur la jone î

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