PLANCHE XCVI
Vue du grand Portique des Théâtres.
Sous le climat brûlant de l'Italie, et surtout chez un peuple dont presque toute la vie se passait dans les places publiques, l'établissement des portiques était devenu une nécessité, et c'était surtout à l’entour et à proximité des lieux de réunion les plus fréquentés que les anciens en érigeaient : celui-ci, qui fait partie d’un Hecatonstylon ou portique de cent colonnes, paraît avoir été élevé pour abriter, en cas de pluie, les nombreux spectateurs qui venaient se rassembler dans les théâtres. Vitruve parle de ces sortes de portiques comme d’un lieu de refuge indispensable dans le voisinage de ces monuments, et Eusèbe nous apprend qu'un Hecatonstylon semblable se trouvait près du théâtre de Pompée à Rome.
Les constructions à gauche appartiennent au grand Théâtre; l'escalier qui se trouve à la seconde entrée, conduit à la galerie supérieure.
Parallèlement à la rangée de colonnes et dans toute son étendue régnait un petit mur d'appui, ou plutôt un banc formant une espèce d’enceinte au temple Grec, qui s'élevait au milieu du Xyste formé par les portiques de l'Hecatonstylon.
A l'extrémité de ce mur, vers l'entrée principale , se trouvait le piédestal d’une statue élevée à M. Claudius, fils de Marcus, et à Marcellus, protecteur ou patron de la ville, ainsi que l’indique l'inscription suivante gravée sur une de ses faces.