Entrée principale ou Protyrum
2. Vestibule ouvrant sur la rue et communiquant avec l’Atrium et le Protyrum. Ë
3. Atrium toscan avec son Impluvium 4 et un petit autel pour les dieux domestiques (la planche 4o représente l'état actuel de cet Atrium, dont le fontispice de cette partie offre la restauration).
Autour de Atrium on trouve diverses pièces b, les ailes 6, le petit vestibule 7 communiquant avec une grande pièce 8 éclairée probablement par le haut; rien n'indique quelle a pu être sa destination.
9. Passage conduisant au Vénéréum; à côté est un petit réduit pour le logement d’un esclave.
10. Pièce qui devait servir de cabinet pour la réception des clients dont le rang ne permettait pas qu'ils fussent admis dans l’Atrium.
11. Tablinum ouvert sur l’Atrium et le portique, à droite un passage r2 établissant la communication de l’Atrium avec les pièces de service et le Posticum ou entrée des esclaves.
13. Triclinium ou salle à manger; elle était disposée de manière à jouir de la vue du portique et du parterre ou Xiste.
14. Portique. La disposition du terrain,ne permettant pas de le disposer régulièrement, tout le biais a été rejeté sur le jardin. On a pu ainsi conserver, autant que possible, le type de l'ordonnance primitive.
15 et 16. Cabinets pris aux dépens du Portique (cette construction est évidemment ajoutée après coup, ainsi que le témoigne une colonne laissée dans l'épaisseur du mur): le premier ouvrant sur le portique, était peut-être une Pinacotheca ou une bibliothèque; le second communiquant avec-une des ailes, donne aussi entrée à un petit escalier.
17. Xiste ou parterre; on y montait par des marches situées en face du Triclinium; les eaux pluviales, tombant du toit du portique, étaient reçues dans un conduit en pierre. La face du mur opposée au portique était décorée de pilastres entre lesquels sont des peintures représentant un jardin avec des treillages, des fontaines, des guirlandes et des oiseaux (Voyez pl. 41).
18. Triclinium d'été. Placé entre deux parterres où l’on cultivait les fleurs les plus rares, décoré avec le goût le plus exquis et la plus grande élégance, ce Triclinium semble avoir été conservé exprès pour nous donner une idée de la recherche que les anciens apportaient dans leurs repas. Autour de la table ou Monopodium régnait un siége en maçonnerie que l’on recouvrait de coussins et de tapis (7oyez la restauration de ce Triclinium, planche 42).
19, 20 et 21. Cuisine et pièces de service pour les esclaves; cette partie de l'habitation est la plus dégradée.
22. Poïtique du Vénéréum entourant une cour 23 et communiquant à deux cabinets 24, ainsi qu’au Triclinium 26. Il était couvert par une terrasse
laquelle on parvenait par un petit escalier placé dans une espèce de cusine 26. À côté de cet escalier était un fourneau servant à tenir les plats chauds. Dans la même pièce, sous le rampant de l'escalier, on avait pratiqué un cabinet d’aisances, placé assez singulièrement, mais indispensable pour éviter toute communication avec le reste de l'habitation. La vignette de la page 62 présente la vue de l'escalier, du fourneau, et l'entrée du cabinet d’aisances.
C’est sur le mur du fond de la cour, en face d’un petit bassin, que se
trouve la peinture de Diane et d’Actéon dont il a été parlé ci-dessus.
Cet asyle, que son isolement rendait déja si mystérieux, était construit de manière à ce qu'aucun regard indiscret ne püt y pénétrer. Les cabinets étaient décorés de peintures gracieuses analogues au culte de la divinité à laquelle ce lieu était consacré; quelques-unes même représentaient des sujets assez licencieux; celles qui ornaïent les murs du portique étaient en couleur sur un fond noir.
Plusieurs boutiques dépendaient de cette maison. Celle numérotée 27, composée de trois pièces, était une boulangerie; le four est construit absolument comme ceux dont nous nous servons aujourd’hui. Les trois meules ou moulins situés dans la même pièce que le four sont semblables à ceux d’une autre boulangerie que nous décrirons avec la maison dont elle fait partie. La boutique proprement dite, c’est-à-dire l'endroit où se vendait le pain, est ouverte sur la rue et se fermait au moyen de volets glissants dans des rainures et retenus par des barres : ce genre de fermeture est commun à toutes les’ boutiques de Pompéi. Dans un coin de cette pièce est un cabinet d’aisances que nos usages ne s’accommoderaient pas de trouver en pareil lieu.
La boutique n° 28 communiquant avec l’Atrium était garnie d’une espèce de comptoir en maçonnerie dans lequel étaient scellés des vases en terre. Elle servait au propriétaire à faire vendre les produits de ses domaines; on en remarque beaucoup de ce genre à Pompéi, et surtout dans les habitations les plus considérables. Cet usage est un peu loin de nos mœurs; maïs chez les anciens, les particuliers, même ceux que leurs richesses mettraient chez nous bien au-dessus de ces soins minutieux, ne négligeaient aucun détail de l’économie domestique et ne dédaignaient pas de s’en occuper eux-mêmes : toutefois, à Florence et dans quelques parties de l'Italie, on trouve encore des traces de cette coutume; les propriétaires riches font vendre chez eux les vins et les fruits de leur récolte.
29 et 30. Autres boutiques. Le puits pratiqué dans l’épaisseur du mur qui les séparait était commun. ;
Celle marquée 30, dans laquelle se trouve un comptoir, avait deux autres
pièces qui en dépendaient. Il est difficile de se rendre compte de l'usage de ces deux pièces, qui ne recevaient de jour ni d'air d'aucun côté.
PLANCHE XXXVIIT.
Coupe générale de la même maison.
r. Cette coupe est prise sur l'axe de l'Atrium; pour en bien comprendre les détails, il est nécessaire d’avoir le plan sous les yeux : à gauche, sous le Protyrum , on aperçoit la boutique numérotée 28 sur le plan. Les trois baies ornées de chambranles en stuc, communiquant aux pièces 5 5 et 7, étaient fermées par des portes en menuiserie et probablement à claire-voie dans leur partie supérieure afin de laisser pénétrer le jour et l'air dans l'intérieur.
Au milieu de l'Atrium est le bassin de l’Impluvium , dont la mardelle était en marbre.
Le grand pilastre cannelé, sans chapiteau, détermine l'entrée du Tablinum, où l’on voit une petite porte qui conduisait au Triclinium marqué 13 sur le plan: vient ensuite le Portique et le Xiste, au fond duquel est placé le Triclinium d'été.
2. Mardelle en marbre recouvrant une citerne ; il s’en trouve de semblables dans presque toutes les habitations de Pompéi : la coupe au-dessous est celle du bassin de lImpluvium.
3 et 4. Chéneau en terre cuite revêtue en stuc colorié, formant corniche autour du Compluvium. Cette décoration, peu dispendieuse et d'un très-bel effet, était fort usitée à Pompéi. Il serait à désirer que cet usage se propageât chez nous et fit abandonner tout-à-fait ces mesquines gouttières en fer-blanc qui, outre l'inconvénient d’être inutiles lorsque la pluie est un peu abondante, accompagnent si ridiculement les corniches les plus élégantes.