‹ Vues du VesuveChapitre 4 sur 9 · LE CRATER DIT VESRV'E · texte numérisé non relu

LE CRATER DIT VESRV'E

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Pompei, Nola, Nocera et Acerra, il dit: Au-

dessus de ces villes est situé le Vésuve , montagne entourée d’un sol très-fertile, quoique son sommet, semblable en apparence à des cendres , et dont la plus grande partie est plate et stérile, contienne des cavernes criblées de trous, et des pierres d’une couleur foncée comme si elles avaient été brûlées par le feu. Il est donc aisé de conjecturer que ces endroits avaient été anciennement incendiés et avaient des cratères de feu qui s’éteignirent par la suite, faute de matériaux.

Vitruve i5 ans A. C. recommande une terre, Püzzuolana ), qui se trouvait à Baja et aux pa^'s d’alentour, à peu de distance du Vésuve, comme un ciment bon et durable pour la bâtisse aussi bien sous l’eau que sur la terre ferme. Il suppose qu’une des causes de son excellente qualité soit le procès qu’elle a subi dans le feu qui gît audessous de tout ce district. Il faut aussi faire observer,” continue-t-il, qu’il y a long-temps que beaucoup de feu s’amassa sous le Vésuve, en sortit ensuite avec violence et remplit le pays voisin. ”

Voilà tout ce qu’on apprend du Vésuve de ceux qui l’ont décrit avant le règne de Titus ; et il faut supposer que si le sommet ou cratère n’avait pas été une plaine stérile, tandis que ses côtés étaient

couverts de riche bois, de vignobles et de jardins,

il olVrirail inainlcnant le même aspect que Monte Barbaro et les ylstroni où les bosquets sont impénétrables et les arbres croissent étroitement serrés cntr’eux. Les nombreux liabiiaus des villes voisines, vivaient sans doute en grande sécurité» ne pouvant s’imaginer qu’un élément dangereux minât au-dessous d’eux 5 que des torrens irrésistibles de l’eu lussent à la veille de s’élancer hors des entrailles de la montagne alors si tranquille; et que ces torrens dans leur descente précipitée, dussent, comme il arriva en effet, les envelopper tous dans une destruction générale.

Le premier signe prodigieux de nouvelle vigueur que le Vésuve donna, fut, dans l’an 63, un tremblement de terre, dont les secousses effrayèrent les habitans, les chassèrent de leurs demeures, et firent écrouler plusieurs villes situées à la base du cône. Gîpendant aussitôt que la terreur, inspirée par cette convulsion, eut cessé, les babiians revinrent et coinmencèi eut à réparer leurs maisons.

ScizÆ années de tranquillité trompeuse s’écoulèrent, après lesquelles la mouiagne déploya de nouveau son activité effrayante, pendant laquelle

“ CIoiuls qucncli llic Sun ami lliuiulcr-snioke , Sirangles tlic air ami lire éclipsés lieaven. ”

activité qui depuis a souveiil menacé de dévaster le pays voisin,

79 A. D. La première éruption, celle qui ensevelit HerculctJiimi et Pompei , commença le Î24 d’Aoiii, et se trouve décrite avec beaucoup de détail par Pline le Jeune, dans deux lettres addressées à Tacite; je ne peux mieux faire que de les insérer ici.

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