‹ Vues et descriptions de constructions cyclopéennes ou pélasgiques trouvées en Grèce et en Italie et de constructions antiques d'une époque moins reculéeChapitre 44 sur 61 · FORTERESSE DE PHYLÉE, DANS L’ATTIQUE · texte numérisé non relu

FORTERESSE DE PHYLÉE, DANS L’ATTIQUE

Diodohe place Phylée à cent stades d’Athènes seulement ; mais il paraît quelle en est plus éloignée, car il faut quatre heures pour s’y rendre, ce qui suppose une distance d’environ douze milles. Phylée fut toujours regardée comme une position forte et importante, et lorsque Thrasyhule s’en fut emparé par surprise, il put , avec très peu de forces, y résister aux attaques de l’armée athénienne commandée par les trente tyrans.

La ville était située presque au pied de la colline sur laquelle se trouvait l’acropole : il en reste encore quelques traces qui consistent dans une tour carrée et dans un mur transversal qui défendait le passage. Ou trouve, dans cet endroit, plusieurs gros blocs épars, et une fontaine d’eau limpide qui bouillonne au milieu des ruines. La citadelle , placée sur une éminence , n'est accessible que par les côtés est et sud ; sa forme est oblongue : les petits côtés font face à l’est et à l’ouest, et ont environ trente-neuf toises; les grands ont environ soixante-dixsept toises. Il y avait deux portes d’entrée, l'une à l’est et l’autre au sud-ouest, mais elles sont aujourd'hui détruites.

Il j a, à l’angle nord-est, une tour ronde; sur le côté sud-est une tour carrée, et sur le côté nord une seconde tour carrée : ces tours forment toutes des saillans sur les murs. La plus grande longueur du mur nord, dans son état actuel, ne passe pas deux ceut dix pieds; peut-être n'en a-t-il pas eu beaucoup davantage dans l’origine. On y voit encore, dans quelques parties, vingt assises de pierres qui ont généralement la forme de parallélogrammes, quoique l’emploi des angles aigus et des angles obtus, qui paraît avoir été abandonné vers le temps d’Alexandre, s’y fasse occasionnellement remarquer.

La date de la fondation de Phylée est inconnue : son nom actuel est Argiro-Castro. Je nelai jamais entendu nommer Biglia-Castro , ou Philio-Castro, comme on l’a affirmé. {V oyuge Class., tome I, chap. i4-)

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