‹ Vues et descriptions de constructions cyclopéennes ou pélasgiques trouvées en Grèce et en Italie et de constructions antiques d'une époque moins reculéeChapitre 49 sur 61 · ACROPOLE DE PHARSALE, EN THESSALIE · texte numérisé non relu

ACROPOLE DE PHARSALE, EN THESSALIE

La ville que les Grecs nomment aujourd’hui Pharsala , et les Turcs Salalgik, est située au pied de l’ancienne acropole, du côté nord. Cette acropole couronne une colline très escarpée; ses murs, bien conservés dans plusieurs endroits, ont quatorze pieds et demi d’épaisseur; c’est à peu près le double de ce que l’on trouve dans la plupart des villes de la Grèce, où l’épaisseur moyenne des murs est de sept à huit, pieds. Nous avons vu que ces murs sont construits, soit avec un seul rang de blocs de pierres, soit, et plus généralement, avec deux rangs juxtaposés et sans intervalle entre eux; mais à Pharsale et dans les autres lieux où ils ont une épaisseur extraordinaire, ils sont formés de deux paremeus de gros blocs, et d’un massif intermédiaire composé de plus petites pierres et de terre ou de mortier : c’est Yemplecton de Vitruve. L’acropole de Pharsale paraît avoir eu deux portes; celle qui regardait la ville est entièrement détruite, celle qui est du côté opposé n’a plus de linteau : les murs appartiennent aux troisième et quatrième styles. On voit, dans l’intérieur de l'acropole, une grande excavation circulaire; ce sont peut-être les restes d’un trésor semblable à ceux de Mycènes et d’Orchomène. Strabon fait mention de deux Pharsale, l’ancienne et la nouvelle; l’ancienne, située sur la colline, devint l’acropole de la nouvelle, lorsque celle-ci fut bâtie dans la plaine, à l’endroit où se trouve la ville actuelle. Tite-Live appelle la première Palcepharsalus. ( Voyage Class., tome II, chap. 4-)

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