‹ Vues et souvenirs de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 13 sur 53 · RECETTES ET DÉPENSES DU GOUVERNEMENT DEPUIS 1999 JUSQU’À · texte numérisé non relu

RECETTES ET DÉPENSES DU GOUVERNEMENT DEPUIS 1999 JUSQU’À

, et RECETTES. DÉPENSES.

°cÉ- Es Lu été Années. Terres publiques. Revenu total. Dette publique. Total. : rois 1829. 1,517,175 24,199,140 — 12,383,867 25,035,325. a 1830. 9,529,356 25,251,747 — 11,355,748 2%,585,281 1831. 3,210,815 28,435,256 — 16,174,378 30,038,16# ic 1832. 3,624,231 32,089,468 — 17,8%0,309 34,351,543 1833. 3,059,682 33,092,190 — 1,543,543 23,593,855 era 183%. 88,620 16,703,577 — 6,176,565 2%,597,032 lle. 1835. 18,751,600 98,1#2,710 — 58,191 17,098,171 ne- 1836. 24,500,000 #7,909,940 — » 29,682,636 ane 1837. 6,776,226 23,499,981 — 21,822 31,815,#09 1838. 3,136,828 38,127,95% — 5,605,720 36,929,023 1839. 5,000,000 28,780,000? — 8,340,250 30,500,000 | " Les recettes pour 1840 ont été de 13,789,884 , et pour 4841 d'environ stat, 17,M6,029.

loue On voit par ce tableau que l'un des principaux revenus des États-Unis cousiste ne: dans la vente des terres publiques. Ne pourrait-on pas, jusqu'à un certain point. stats appliquer son système aux belles possessions de la France dans le nord de l’Afrique? un Le Canada est, comme on le sait, encore répi par les lois coloniales. DES NOIRS.

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bres Dans le Sud, le maître ordonne, l'esclave obéit.

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Dans le Nord, les nègres ne jouissent pas des droiis de citoyens; ils forment une sorte de race de parias.

Le nombre des crimes commis par les nègres libres est fort considérable. Ainsi, à New-York, par exemple, plus de la moitié leur est attribuée, bien qu'ils ne forment qu'un vingtième de la population de la ville et un centième de celle de l'état.

Dans les états du Sud, les lois contre les esclaves sont généralement sévères, et plusieurs fois des nègres ont été brülés vifs pour avoir violé des femmes blanches ; ris, comme leur vie est précieuse à leur maître, le fouet est généralement la punition de toutes les offenses,

Chaque peuplade indienne obéit à des chefs, soit héréditaires, soit élus par les guerriers. Dans ce dernier cas, cette dignité est la récompense du courage. Le pouvoir des chefs ne semble cependant pas, à beaucoup près, être absolu : il est subordonné aux coutumes de la nation, et même aux lois du bon sens. Les chefs sont, comme les autres membres de la nation, soumis aux lois. Dans quelques nations, ce sont les neveux du côté maternel qui héritent du pouvoir. Lorsque le titulaire est trop jeune pour aller à la guerre, on le met sous la tutelle du plus âgé de ses parents.

Les crimes qui sont punis le plus sévèrement parmi les Indiens, sont le meurtre et l’adultère.

Toutes les fois qu'un homme a été tué, sa mort doit être vengée dans le sang de son meurtrier, même s’il l’a été par accident. En 1838, peu de jours avant mon arrivée aux villages des Creeks Chattahoutchis, en Floride, deux jeunes guerriers, liés d’une étroite amitié, ayant été chasser ensemble, l’un d’eux eut le malheur de tuer l’autre par accident : aussitôt le meurtrier alla volontairement se livrer, et le conseil des chefs s'assembla; bien qu'à regret, ils prononcèrent sa mort, et le jeune homme, venant s’agenouiller au milieu du cercle, reçut sur la tête, de la main du plus proche parent du défunt, un coup de massue qui le tua immédiatement.

L’adultère se punit de Ja mutilation. Étant un jour avec le vieux Conchattemico, chef suprème de la tribu dont je viens de parler, je lui demandai comment il avait reçu les blessures qui défiguraient son visage (son nez et ses deux oreilles avaient été coupés). Le vieillard réfléchit un instant, puis me dit: « 11y a longtemps, bien

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longtemps, lorsque j'étais jeune et fou, je fus surpris avec la femme d’un Indien ; je fus mutilé : c’est la loi; c’est bien! »

Bel exemple de soumission à la loi, que peu de princes européens seraient, je crois, disposés à donner. :. 1etnme en est généralement quitte pour une sévère correction que lui administre son époux outragé (1).

Le vol n’est pas généralement considéré comme un crime parmi les Indiens, ou, dans tous les cas, ils ne le punissent qu'à la manière de: Spartiates.

Toujours à la tête de la civilisation indienne, les Chactaws et les Chérokees ont remarquablement perfectionné leur gouvernement : ces deux nations ont des constitutions écrites, et les premiers ont même adopté le jugement par le jury.

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