WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y
entouraient ses chevilles et ses bras; une vaste pièce de toile écarlate lui servait de manteau et se drapait sur elle avec grâce, en dévoilant tous les contours d’une taille svelte et élégante.
» Tout était bonheur et joie chez ce jeune couple si digne l’un de l’autre; et après un noviciat de quelques mois, le jeune homme vint un jour trouver le père de sa bien-aimée, le cœur léger et le front joyeux, et, lui présentant son fusil, son canot, et les naltes de son wigwam, réclama sa fiancée, en montrant avec orgueil qu'il était assez riche pour assurer son existence, Mais le cruel fléau qui décime ces malheureuses tribus venait d'éclater, et déjà plusieurs victimes avaient succombé sous ses noires étreintes. Il fut convenu que la famille s'enfoncerait dans les bois pour fuir cet ennemi caché, et le départ fut fixé au lendemain ; comme si demain appartenait à l'homme !
» Le matin même, la jeune fille fut saisie d’un mal universel, et en peu d'heures il ne restait plus d'elle que l'enveloppe terrestre , l'ame s'était envolée et reposait dans le sein de Dieu. Voilà, mon fils, l'histoire bien simple de cet amour du désert. »
Une larme brillait à travers l’épaisse paupière du bon vieillard. Nous restâmes un instant silencieux , puis nous nous étendimes sur des nattes de jonc; mais le sommeil fut longtemps à m'apporter ses doux bienfaits d'oubii , et j'entendis longtemps la voix du prêtre articuler des prières en faveur de ces enfauts de la nature, tandis que du dehors le vent nous appo:tait par instants les sons tantôt déchirants et tantôt bachiques des funérailles indiennes.
Au point du jour, je me levai, le vieillard était déjà parti, et, me dirigeant vers la tombe de la jeune fille, je le vis agenouillé, et tellement absorbé per sa méditation, qu’il ne s’aperçut point de mon approche. Alors, mes yeux se portèrent sur le petit toit d'écorce surmonté de la croix chrétienne, monument simple et touchant qui, la veille, avait été en peu d'instants érigé en souvenir de la pure dépouille que venait de recouvrir cette terre eneore humide, quand je m'aperçus, avec un frisson d'horreur, qu'une main sacrilège avait violé le repos du tombeau. Alors je distinguai étendu auprès le cadavre du jeune homme, couvert des marques noires et livides de la peste. Je compris que, durant la nuit, sentant sa fin approcher, il s'était péniblement traîné jusqu'auprès du corps de sa maitresse, avait creusé la terre de ses doigts déjà engourdis par le froid de la mort, et saisissant la main glacée de ce qui, quelques heures avant, était une amante adorée, et la
pressant dans les convulsions de l'agonie contre sa poitrine râlante, il avait rendu
le dernier soupir.
Pendant la nuit, mes compaguons étaient arrivés à la mission ; ils avaient poursuivi vainement un élan, et à leur retour ne me trouvant plus, ils m'avaient inutilement cherché. Nous retournâmes aussitôt à la Baie-Verte.
PROMENADE AU CONNEUTICUT,
Harfort, 30 juillet 1859
Le mois de juillet venait de commencer, et l'étouffante chaleur jointe à des cas isolés mais assez nombreux de fièvre jaune, de choléra et de typhus , avait rendu la ville de New-York presque déserte ; chacun cherchait l'air pur de la campagne, et profitant du peu de semaines pendant lesquelles les affaires sont interrompues dans cette grande cité commerciale, les uns allaient admirer les prodigieuses cataractes du Niagara, le cours majestueux du Saint-Laurent , ou bien ces lacs immenses qui séparent les États de l'Union des possessions anglaises du Canada; les autres se pressaient aux eaux de Saratoga, qui, à tout prendre, ne sont guère plus insignifientes que les établissements de ce genre que nous possédons ; d’autres, encore plus casaniers, se réf at à peu de milles de la ville dans les bois du New- Jersey ou dans les jolis .…. 1ge8 maritimes de l’Ile-Longue. Quant à moi, ne pouvant cette fois m'élarcer dans les forêts vierges, j'avais pendant longtemps bravé avec obstination les petits inconvénients de la ville , dont j'étais du reste bien récompensé par une promenade quotidienne au Broadway, ce beau boulevart de New-
York, et le soir par une station de plusieurs heures sous le délicieux ombrage des sycomores de la Batterie, d’où la vue se projette sur cette baie magnifique continuellement sillonnée par des navires arrivant de tous les points du globe.
Enfin la contagion me gagna, et je me décidai à faire une excursion dans quelques uns de ces États de la Nouvelle-Angleterre, dont les habitants, descendants des austères puritains, ont conservé presqu'intactes les sévères institutions de leurs pères. Et voyez cependant à quoi tiennent les grandes choses, je pris cette subite résolution pour avoir relu pour la dixième fois le beau roman de Walter-Scott. Sous ce rapport, je choisis le Connecticut pour le but de mon pèlerinage. J'avais pour compagnon de voyage un jeune importateur français, M. D..., qui, bien qu’en Amérique depuis deux ans, pouvait à peine dire un mot d'anglais, n’était jamais sorti de New-York , et, encore aujourd'hui , n’est pas plus au courant des coutumes américaines que s’il était resté dans sa province. Tout cela, du reste, est fort commun parmi nos Français d'ici, qui, vivant toujours entre eux, forment une colonie à part, existant à côté des habitants du pays, mais non avec eux. Nous nous embarquâmes à bord du grand et beau steamer {a Cléopâtre, le même qui nous conduisit l'année dernière à Newport, à la jolie fête que M. le prince de Joinville nous donna à bord du vaisseau l'Hercu. Durant la nuit, nous relàchâmes à New-Haven , ravissante petite ville, située sur le bras de mer que l’on nomme ici la rivière de l'Est, et, au point du jour, nous atteignimes l'entrée de la rivière de Connecticut, que nous remontâmes jusqu’à la ville de Harfort, située à trente-six milles de son embouchure. Cette rivière est très-étroite pour l'Amérique, étant généralement moins large que la Seine à Paris; maisses bords sontd’une grande beauté et présentent une succession à peine interrompue de collines et de petites montagnes magnifiquement boisées. Tantôt vous êtes entouré de roches menaçantes et de l'aspect le plus sauvage; puis, l'instant d’après, vous traversez de jolis villages , et le bruit de la vapeur qui s'échappe des usines, vous rappelle que vous êtes au centre de la civilisation américaine, qui ne peut inieux être comparée qu'à un chemin de fer su milieu du désert.
En s’approchant de Harfort, le pays devient bas et humide; la ville a environ onse mille habitants; à son centre, sur la place publique, est la maison d'assemblée, qui contient la salle du sénat , celle des représentants, et plusieurs établissements publics , tels qu'une petite collection d'histoire naturelle, Les églises , au nombre de douze, sont généralement de beaux édifices; la plupart sont presbytériennes. Il n'y a pas de théâtre, mais cinq banques, et il s'y publie plusieurs
journaux. Nous arrivämes le dimanche et nous descendimes à la Temperance-House {maison de tempérance). Le nom parut de mauvais augure à mon compagnon de voyage , qui, fatigué de la nuit et se sentant indisposé, s’avisa de demander quelques gouttes de liqueur ; mais le maître de la maison le regarda avec étonnement et effroi, et, pour toute réponse, il reçut un sermon sur le péché qu’il voulait commettre : il fallut se résigner. Au déjeuner, il fit un nouvel effort et chercha à séduire un domestique pour obtenir du vin; mais le tout fut inutile, les lois b/eues du Connecticut (blue laws) défendent, sous des peines sévères, la vente au détail de toute espèce de spiritueux; il fut obligé, pour la première fois de sa vie peut-être, de boire de l'eau pure : mais il l'assaisonna de malédictions contre les sauvages du pays. Tout en m'amusent de sa mésaventure, je ne pouvais cependant m’empêcher de souhaiter, dans l'intérêt de nos beaux vignobles de France, que ce système de tempérance exagérée ne se propageât pas trop dans le monde.
Je suis, du reste, le premier à rendre justice aux immenses services que les sociétés de tempérance ont rendus dans ce pays, et mes observations ne portent que sur l’exagération des statuts de la plupart d’entre elles, qui tend trop souvent à introduire l'hypocrisie parmi leurs membres; ainsi, je crois que si, au lieu de proscrire en masse toute autre boisson que l’eau , elles se bornaient à montrer, sous ses véritables couleurs, le vice affreux de l'ivrognerie, elles arriveraient plus sûrement à leur but. La substitution des vins rouges et légers aux liqueurs alcooliques me semblerait surtout devoir être l’objet de leurs efforts.
Après déjeuner, nous descendimes dans le salon, et comme toutes les boutiques étaient hermétiquement fermées, et que la promenade aurait été regardée comme un manquement à la solennité du sabbath, nous nous assimes autour de la table et parcourümes un grand nombre de brochures qui la couvraient ; toutes traitaient des avantages de la tempérance, de l'abomination de boire du vin et de la nécessité de la réforme. Les journaux étaient tous religieux et entièrement consacrés à soutenir les doctrines de la tempérance puritaine ; l'on y parlait de Cromwell comme d'un chef politique que l'on aurait connu personnellement. Bientôt les cloches sonnèrent pour appeler aux offices, non pas les fidèles, mais la population tout entière, et notre hôte vint nous dire : « Amis (friends), à quelle église comptezvous aller? » Mon compagnon de voyage jura (en français heureusement) qu'il n'irait à aucune, et alla se mettre au lit; pour moi, qui n'avais pas envie de dormir à dix heures du matin, je me rendis à un temple situé à quelques pas de la maison ; il était consacré à la doctrine des universalistes, et bientôt un ministre
habillé en frac noir eten cravate blanche , monta en chaire et, s'appuyant des textes de la Bible, chercha à prouver que toutes les fautes reçoivent leur punition en ce monde, et que, dans l'autre, l'indulgence de Dieu est universelle et s'étend à lous (1).
A une heure nous dinâmes, à trois les églises furent de nouveau ouvertes, à six le thé, et de sept à neuf encore à l'église. M D... passa la journée dans son lit, maudissant, critiquant et surtout s'ennuyant. Je passai ces deux dernières heures parmi les unifairiens. Is se disent chrétiens, et ont pour l'Ancien Testament le même respect que lui portent les sectes protestantes, mais ils ne reconnaissent pas la divinité de Jésus-Christ; ils le considèrent comme un philosophe à l'égal de Moïse, et admettent que tous les deux ont agi sous l'inspiration directe de la divinité ; ils rejettent ainsi la Trinité : pour eux Dieu est un, d'où vient leur nom.
Plusieurs de leurs ministres sont des hommes d’un talent supérieur ; tel est parti-
culièrement le célèbre docteur Channing.
Le lendemain, nous vimes quelques uns des établissements de la ville, tels que la maison des Sourds-et-Muets et celle des Fous; cette dernière est organisée sur un excellent plan : les moyens de douceur sont seuls employés , et l'on opère beaucoup de cures. Les malades ont constamment sous les yeux de beaux jardins , et les sons d'une douce musique exercent souvent une influence favorable sur leurs sens égarés. Ceux d'entre eux qui le désirent cultivent des fleurs, et le dimanche assistent aux offices de l'église. Puis nous parcourümes les environs de la ville: à une distance de 7 à 40 milles, une crête de roches de trapp ou de greenstone forme un cercle autour d'elle ; ces roches sont assez élevées et bien boisées. D'une tour, située sur une pointe très-élevée et au nord de la ville, l'on jouit de la vue la plus admirable. L'œil s'étend sur une grande partie du Connecticut, de Massachusetts et de New-York. C’est là qu'habitait autrefois un célèbre chefindien, appelé le Roi Philippe, et aux accents de sa voix redoutée s’élançaient de ces sommets des hordes de guerriers barbares , qui portaient le fer et la flamme au milieu des établissements naissants de la Nouvelle- Angleterre; aujourd'hui, de nombreux troupeaux et de vastes champs de maïs apprennent au voyageur que, semblable au vent du désert, la civilisation a passé sur ces régions, et que devant son souflle tout-
(1) I existe deux partis dans cette secte: les uns admettent que toutes les punitions sont infligées par Dieu en ce monde, tandis que les autres pensent qu'elles s'étendent dans l'autre vie, mais seulement temporairement; toutes les deux admettent ainsi également le principe de la salvation universelle.
puissant se sont annihilées les nations rouges qui autrefois les couvraient de leurs nombreuses populations. Quelques débris de la nation des Mohégans sont les seuls Indiens qui habitent aujourd'hui le Connecticut.
Désirant étudier la vie des gens de la campagne, je passai une semaine sur une ferme, mon compagnon m'y accompagna faute de passe-temps plus agréable; mais là ses souffrances furent portées à leur point culminant : notre seule nourriture se composa de pommes de terre bouillies et de lard, et le dimanche seulement de pommes de tcrre froides, car il est défendu de cuire le jour du Seigneur ; mais combien ne trouvais-je pas de compensation à ces pelils inconvénients, en voyant le soir ces gens qui avaient tout le jour travaillé à la charrue, venir converser avec moi des lois et des coutumes de l'Europe, et me donner en échange de curieux renseignements sur l'histoire et la législation de leur patrie!
Le premier établissement dans le Connecticut fut fait en 4635, par William Holmes et d'autres colonistes de Plymouth , qui s'établirent à Hartfort; ils furent bientôt joints par des gens du Massachusetts : le pays était alors habité par les Indiens Péquots , Mohégans et Narragansets. Le 44 juillet 4639, tous les colons se réunirent en un état (sfate common wealth) et se créèrent une constitution. En 1642 un code de loi fut promulgué, dont tous les articles sont extraits de l'Écriture-Sainte; ainsi le premier dit : Si un homme adore et rend hommage à un autre Dieu quele Seigneur-Dieu, il sera mis à mort. L'article 2 punit de la même peine les sorcières; l'article 3 y condamne également les blasphémateurs, et le 41° les faux témoins. Suivant le 45°, le même sort sera le partage des enfants qui maudiront leurs parents, et lesuivant condamne, toujours à mort, ceux qui désobéissent à leurs père et mère. Il est expressément défendu de voyager le jour du sabbat, et celui qui se rend coupable de ce délit est arrêté par le premier citoyen qui le rencontre et soumis à une forte amende. Le moindre dérèglement dans la conduite des femmes ou des filles était autrefois puni publiquement de verges; et ici, du moins encore, un homme ne se vantera pas d’avoir commis le crime ignoble et cruel de séduction , car un haut fait de ce genre lui vaudrait, outre une amende plus ou moins forte, de passer quarante jours à la maison des pauvres
En 4643, les colons de Massachusetts, de Plymouth, du Connecticut et de New- Haven , entrèrent dans une confédération, sous le nom de United states of New- England.
De retour à Hartfort, je m'empressai d'aller visiter le charter-oak (chène de la constitution). Au pied de cet arbre gigantesque, je sentis une douce réverie s’em-
parer de tout mon être, et lorsque j'en sortis, mon chapeau était dans ma main et mon front était incliné devant ce tronc vénérable. Que se passait-il donc dans mon esprit? Etait-ce la pensée des siècles qui avaient fui depuis que ce roi des forèts étendait au loin ses branches décrépites, ou bien mon imagination me rappelait-
elle les conseils que les sauvages habitants de ces lieux avaient tenus sous son ombrage, avant que les Européens n’apportassent en ces régions leurs arts et leurs vices? Mais non, un souvenir plus élevé, plus noble, absorbait alors toutes mes facultés : or, voici cette histoire. Les premiers habitants d'Hartfort avaient presque tous été contraints de quitter l'Europe par suite de persécutions politiques ou religieuses , et, étrangers les uns aux autres, ils n'avaient qu’un lien commun, un ardent amour de la liberté; leur naissante colonie devint donc un lieu de rcfuge pour tous les persécutés : qu’ils fussent cavaliers ou têtes-rondes d'Angleterre ou huguenots de France, tous étaient des frères dans l’infortune. Lorsque les Stuarts remontèrent sur le trône de leurs pères, trois de ces hommes égarés qui eurent le malheur de voter la mort du Roi, vinrent implorer leur appui, ils ne demandaient que le droit de vivre dans le désert; Dieu leur laissait la vie, des hommes persécutés pouvaient-ils les livrer à leurs bourreaux ? Ils furent reçus. Bientôt un ordre d’extradition vint d'Angleterre, il fut repoussé ; mais alors les régicides se retirèrent dans les bois et ne reparurent plus dans la société des hommes. Mais d'étranges choses sont racontées par les traditions du pays : des enfants s'étaient-ils égarés parmi les bois épais, un être secourable les accueillait, les nourrissait de fruits sauvages et les ramenait à leurs parents éperdus ; de malheureux prisonniers, tombés au pouvoir des Sauvages, étaient-ils attachés au poteau de tortures, au moment où la hache et le couteau allaient déchirer leurs chairs, une voix tonnante se faisait entendre, et une apparition gigantesque dispersait les hordes barbares et coupait les liens de la victime, presqu'aussi effrayée que ses bourreaux; une femme était-elle emmenée captive au désert, lorsqu'elle demandait à la mort de la sauver du .i‘:tonneur, elle était tout-à-coup rendue aux siens. Le respect des colonistes était tel jour Les voix du désert, que c'était à ce tribunal mystique que sesoumetlaient souvent les différends qui survenaient entre eux. Mais le jeune prince assis sur le trône d'Angleterre, et qui déjà avait oublié les malheurs de sa race , tressaillit de colère à la pensée qu’une poignée de rebelles osaient braver sa puissance, et envoya sir Edmond Andrews comme gouverneur au Connecticut avec des ordres impitoyables. En 4687, le proconsul arriva escorté de nombreux soldats, et se rendant aussitôt à la maison de ville, il déclara au nom
du Roi, son maitre, que les libertés de la Nouvelle-Angleterre étaient suspenduss, et ordonna que la constitution lui fût remise pour être brülée en place publique : mais aussitôt toutes les lumières s’éteignent, et au milieu de l'obscurité un homme s'échappe; il tient un papier à la main , le presse contre son cœur, l’arrose de ses larmes, car ce papier c’est la liberté de son pays, c’est la constitution ! Fort de sa mission glorieuse, il se précipite poursuivi par les soldats, ses efforts sont prodigieux, mais traqué comme une bôte fauve, il va tomber sous les coups du grand nombre , lorsqu'apercevant un chène creusé par les siècles, il lance son précieux fardeau dans sa cavité, puis, heureux de mourir martyr d'une cause si sainte, il se livre avec calme à ceux qui le poursuivent. L'arbre garda fidèlement son dépôt, jusqu'au jour où une nouvelle révolution de la mère-patrie permit aux colonistes
de venir en longue procession le chercher et le reporter en triomphe à la maison commune. Et lorsque ces choses se passaient dans le Nouveau Monde, les Anglais s'agenouillaient devant leur Roi, l'Espagne et l'Italie étaient livrées à l'Inquisition,
et chez nous un homme pouvait dire : La France, c'est moi!