‹ W.-A. Mozart (volume 2)Chapitre 10 sur 178 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

en suivant respectueusement, à Bologne, les savantes leçons du P. Martini.

Oui, c'est ainsi que nous avons procédé d'un bout à Taulre de notre enquête, assidus à ne laisser échapper aucune chance de nous initier plus profondément aux diverses impressions musicales du jeune Mozart. Qu'il s'agît d'un Stéphann, d'un Vanhall, d'un Anfossi ou d'un Ligniville, jamais nous ne nous sommes fiés au jugement d'autrui, pour connaître et pour apprécier l'œuvre des musiciens qui, de près ou de loin, se reliaient à l'unique objet véritable de notre exploration. El comment ne profiterions-nous pas de la circonstance pour exprimer ici, publiquement, notre dette infinie de gratitude envers les conservateurs des nombreuses bibliotiiiMjues musicales, publiques ou privées, de France et aussi de l'Europe entière qui, le plus complaisamment du monde, nous ont autorisés à consulter sur place ou à faire copier les précieux trésors confiés à leur garde ? Seul, naturellement, le Mozarleum df Salzbourg, nous est resté fermé, ainsi qu'il l'est obstinément, depuis un quart de siècle, à toute curiosité « mozartienne », allemande ou étrangère : et bien que la plupart des documents inconnus qu'il renferme se rapportent surtout à ce que j'ai appelé la biographie « extérieure » du maître, — lettres inédites ou jusqu'ici défigurées de Mozart lui-même et de ses parents, carnets de voyage, etc., — je ne saurais dire combien nous avons eu à souffrir de la pensée que, peut-être, des œuvres musicales se trouvaient aussi là, des brouillons, des esquisses, toute sorte de documents qui nous auraient permis de mieux définir l'origine ou l'histoire de quelques-uns des morceaux que nous analysions. Au reste, un trait suffira pour faire comprendre au lecteur tout ce qu'a de déplorable et de scandaleux celte impossibilité d'approcher des documents légués jadis, — pour la plus grande gloire du maître, — au Mozarleum. Nous avons découvert que le texte original des lettres de Léopold Mozart, dont les manuscrits sont tous cachés là-bas, avaient été non seulement mutilé par la veuve de Wolfgang Mozart el son second mari, mais encore complètement altéré et faussé, de telle façon que nous allons en être réduits à citer, comme étant du père de Mozart, des passages qui, peut-être, ont un sens tout différent dans les lettres authentiques !

Voilà donc, très brièvement résumée, ce qu'a été notre inlen-

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