Salzbourg, entre mai et juillet
Sonate d'église en si bémol, pour deux violons, basse et orgue.
Ms. perdu.
LB JEUNE HAITBE ITALIEN A SALZBODRG
Ici déjà, Mozart nous fait voir un style non seulement plus sûr et plus travaillé que dans la sonate précédente, mais encore beaucoup plus voisin de celui de ses symphonies salzbourgeoises de 1771. Des trois idées qui forment la première partie du morceau, la première rappelle le premier allegro de la symphonie en fan" 112; la seconde, traitée en contrepoint, offre un véritable pendant au second sujet de Vandante de la symphonie en sol n" 114; et la troisième, avec son accompagnement syncopé, n'est pas non plus sans analogie avec plusieurs passages des symphonies susdites. En outre, les barres de reprise, déjà employées ici, sont suivies d'un vériiahle développement sur le premier sujet, ce qui, dans les symphonies, n'a lieu encore que très exceptionnellement, et tendrait à démontrer que la présente sonate a dû être écrite dans les derniers temps du séjour à Salzbourg. Mais, d'autre part, l'égalité des deux violons, l'emploi de cadences complètes après les sujets, et l'absence de tout changement dans la reprise, attestent encore un souvenir direct des traditions italiennes.