‹ W.-A. Mozart (volume 2)Chapitre 129 sur 178 · I. Justum deduxit Dominus · texte numérisé non relu

I. Justum deduxit Dominus

II, 0 sancte, fac nos caplare triumphum : adagio et vivace.

Aucun document ne nous donne la date de ces deux hymnes : mais leur autographe se trouve sur une feuille où, après la fin du second hymne, sont esquissées deux autres compositions évidemment projetées par Mozart à la même époque : un trio de violons et basse (ou une sonate d'église) en ré, débutant en contrepoint, et un morceau également en ré pour 2 hautbois, 2 bassons, 1 violon, 2 altos et ba&ses. Ces esquisses dénotent, chez Mozart, au moment de la rédaction des deux hymnes, à la fois des projets de divertissements avec instruments à vent et une préoccupation d'employer le contrepoint dans la musique instrumentale : ce sont deux indications qui, sans être bien concluantes, n'ont rien qui contredise la date que nous supposons. Et cette date nous paraît confirmée, d'un autre côté, par le style des deux hymnes, qui sont proprement des exercices de contrepoint pareils à ceux où se livrait Mozart pendant son premier séjour en Italie, mais avec un caractère d'aisance et d'extension mélodique où nous recommençons déjà à ressentir l'infiuence de Salzbourg. Le premier hymne, en vérité, relève encore tout à fait de la manière pratiquée par Mozart auprès du P. Mar-

tini ; le contrepoint, très simple, y consiste en imitations sur des sujets variés d'après la suite des paroles : mais le second hymne, 0 Sancte, est d'une allure beaucoup plus mélodique, avec un travail fugué sur l'Alleluia qui annonce déjà les grands Amen de la messe en ut mineur [n" 128), du début de 1772.

Au reste, un témoignage positif confirme notre hypothèse sur la date de ces deux chants : la feuille qui les contient est une feuille oblongue à douze lignes, — format que Mozart n'a guère employé, dans sa jeunesse, que pour les compositions du milieu de 1771 (n** 115-120).

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