‹ W.-A. Mozart (volume 2)Chapitre 170 sur 178 · Milan, févriei · texte numérisé non relu

Milan, févriei

Sonate pour le clavecin en mi bémol, avec l'accompagnement d'un violon.

Ms. perdu.

A dagio

Adagio. — Menuetto et trio (en ut mineur). — Rondo : allegro assai

Cette sonate ressemble si absolument à celle en fa par sa coupe et tous ses procédés, qu'elle doit sûrement avoir été composée dans le même temps. Mais, d'abord, l'emploi exprès du mot rondo, pour désigner le finale, prouve qu'elle a été écrite après la sonate en fa, et .simultanément avec le quatuor en si bémol. Et puis il convient d'observer que, tandis que dans la sonate en fa et dans celle en mi mineur tous les morceaux étaient dans un même ton, ici, déjà, le trio du menuet est en ut mineur, comme si Mozart commençait à se fatiguer d'une méthode empruntée par lui à ses chers vieux maîtres, mais décidément trop monotone pour le goût de son temps.

De même que dans les trois sonates précédentes de la série, le premier morceau est une façon de prélude, un petit chant très solennel et rythmé, avec deux strophes différentes que sépare un développement expressif sur le même rythme. Ici encore, cet adagio nous oITre une allure pathétique, renforcée par les modulations dont il est tout rempli.

Les deux menuets, toujours chantants à la manière de Schobert. continuent, comme dans les sonates précédentes, à présenter également, l'un et l'autre, la forme de deux strophes débutant sur un rythme pareil, mais n'ayant ensuite rien de commun entre elles : et Mozart, dans la seconde strophe du premier menuet, transporte à la main gauche le

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