Paris, janvier
Parties de violon, pour divers morceaux des sonates précédentes.
Ms. perdu.
Comme nous l'avons dit déjà, les deux sonates en ut n^ 7 et en si bémol n° 9 avaient été écrites d'abord sans accompagnement de violon ; et il est même possible que la sonate en sol n° 12 soit la seule, parmi toute la série des quatre sonates parisiennes, qui ait été compo-
sée avec la partie supplémentaire de violon que toute la série a reçue, ensuite, dans l'édition gravée. Nous avons dit de quelle façon Mozart et son père ont été amenés à cette addition d'une partie de violon par l'exemple, à peu près constant, des sonates de Schobert. Et c'est encore à l'imitation de ce maître que l'enfant a conçu sa façon de traiter ses accompagnements de violon : ou plutôt nous devons avouer qu'il s'est borné ici à ne suivre son modèle favori que dans la mesure où ce dernier réduisait vraiment ses parties de violon au rôle tout facultatif, pour ne pas dire superflu, qu'il leur assignait sur le titre de ses sonates. Car Schobert était beaucoup trop artiste pour pouvoir s'astreindre invariablement à une telle dégradation de l'emploi du violon ; et le fait est que de plus en plus, au contraire, dans son œuvre, ses accompagnements tendaient à revêtir un caractère indépendant, soit qu'il les fit servir à reprendre en imitation les chants de piano, ou même que, très souvent, il confiât au violon le chant tout entier, pendant que les deux mains du piano dessinaient, par-dessous, une figure continue et modulée d'accompagnement. Il va de soi que rien de tout cela ne se retrouve dans les accompagnements de Mozart : tout au plus ceux que l'enfant a écrits en dernier lieu, après avoir composé ses morceaux pour le clavecin seul, par exemple ceux de la sonate en ré n" H ou du final en ut n» 13. s'interrompent-ils parfois de doubler le chant du clavecin pour esquisser de timides essais de réponses en imitation, ou même de figures indépendantes. Au total, ce» accompagnements nous apparaissent assez insignifiants, et il n'est pas impossible, quoiqu'en dise le père dans ses lettres, que celui-ci ait contribué pour une bonne part à un travail évidemment très hâtif, précipité encore par l'obligation d'avoir les quatre sonates gravées avant le départ de Paris.