‹ W.-A. Mozart (volume 2)Chapitre 36 sur 178 · Londres, juillet · texte numérisé non relu

Londres, juillet

Chœur à quatre voix en sol mineur, pour soprano, alto, ténor et basse.

Ms. aut. au British Muséum.

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Durant une visite que firent les Mozart au British Muséum, en juillet 1765, l'enfant donna à cette bibliothèque toutes ses sonates publiées jusqu'alors, le portrait de Carmontelle gravé par Delafosse, et aussi « plusieurs manuscrits originaux », parmi lesquels se trouvait un petit chœur expressément écrit par lui à cette intention, sur des paroles anglaises. Ce genre de composition était alors très en honneur à Londres, sous le nom de madrigaux. L'usage était de chanter ces petits chœurs à table, dans des sociétés dont l'une s'appelait même expressément la Madrigal Society. De préférence, les madrigaux étaient de simples canons : mais le petit Mozart, pour faire montre de sa science, a tenu à écrire une véritable fugue, où les entrées régulières sont suivies d'un petit travail déjà assez sûr et habile. Au reste, quelques passages des deux symphonies de Londres et divers morceaux de l'album dont nousavons parlé, et sur lequel nous aurons à revenir, prouvent que

le contrepoint tenait une grande place dans les études de l'enlant à Londres ; et bientôt son Galimatias de La Haye nous le fera voir maniant le fugatoei la fugue avec une connaissance très suffisante de leurs règles essentielles. Ici, ayant à traiter un sujet religieux, lenfant à évidemment voulu s'inspirer de l'ancienne musicfue d'église, aussi bien dans le choix de son sujet que de ses modulations. C'est certainement de ce choeur que veut parler Léopold Mozart lorsque, dans son catalogue de 1768, il mentionne « une fugue pour quatre voix ».

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