‹ W.-A. Mozart (volume 2)Chapitre 47 sur 178 · La Haye, février · texte numérisé non relu

La Haye, février

Sonate en si bémol, pour le clavecin, avec l'accompagnement libre d'un violon.

Ms. perdu.

Allegro. — Tempo di Menuet ta : moderato {avec six variations).

Le premier morceau de cette sonate, la dernière du recueil de La Haye, se rattache entièrement au style de Chrétien Bach, avec deux sujets séparés, mais^parents l'un de l'autre. Beaucoup plus curieux est

le finale, où, pour la première fois, Mozart introduit une série de variations séparées et numérotées, comme l'avait fait Bach dans une de ses sonates op. V, mais surtout comme le faisaient les Eckard, les Honnauer, et ce Graf qui n'est pas, décidément, sans avoir exercé une influence sérieuse sur le petit Mozart : car la façon de traiter les variations, dans la sonate présente, ressemble beaucoup à celle que nous trouvons dans les finales de sonates de ce maître. Ce sont des variations de pure virtuosité, avec un emploi fréquent des croisements de mains; et la dernière variation, — suivant ce qui paraît être désormais l'habitude de Mozart, — a un accompagnement continu en basse d'Alberti. Avec cela, pas de variation lente, ni de variation mineure; et si l'ensemble du morceau fait voir déjà une maîtrise plus aisée et plus sûre que les deux airs variés n°* 31 et 32, on y sent, d'autre part, une hâte d'improvisation qui rend le morceau très inférieur, notamment, àj'essai déjà très personnel du n^ 32.

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