‹ W.-A. Mozart (volume 2)Chapitre 74 sur 178 · Salzbourg ou Vienne , avant aoîîM · texte numérisé non relu

Salzbourg ou Vienne , avant aoîîM

Lied en la, pour soprano avec accompagnement de clavecin Daphne, deine Rosenwangen.

Ms. perdu.

Tempo di Memietto

Ce lied a été publié dans le même journal que le précédent et a paru dans la même livraison d'août 1768 : mais au lieu d'être un véritable lied original comme le précédent, il n'est que la transcription pure et simple d'un air de Bastien et Bastienne : Meiner liebsten schône Wangen (n* H), sur des paroles un peu différentes. Et ceci nous amènerait, une fois de plus, à discuter la question de la date où a été composée l'opérette allemande. Incontestablement, pour des motifs que nous allons dire tout à l'heure, ce n'est point le tied qui a servi pour l'air, mais bien l'air de Bastien qui, après avoir été d'abord composé dans la partition de l'opérette, a été transcrit par Mozart sur les paroles du lied • de sorte que l'air de Bastien existait déjà dès le mois de juillet 1768. L'hypothèse la plus probable est, d'après cela, que Mozart a commencé son opérette à Salzbourg, sur un livret commandé par lui à son ami Schachtner, et que, à Vienne, il s'est borné à compléter sa partition : par où s'expliquerait, comme nous l'avons dit, le silence absolu de Léopold Mozart, dans ses lettres, au sujet d'une œuvre connue déjà de ses correspondants salzbourgeois. 11 convient d'ailleurs de noter, à ce propos, que la veuve de Mozart, parmi les lieds trouvés par elle dans les papiers de son mari, et offerts à l'éditeur Brcitkopf en 1798, en cite un qui est simplement une transcription d'un air de la Finta Semplice : probablement l'enfant l'aura transcrit pour le donner, lui aussi, à un journal d'ariettes viennois.

Ce qui frappe avant tout dans l'ensemble du n" 65, c'est la différence de ce petit chant avec le lied n° 64 et tous les autres lieds allemands du temps. Ce tempo di menuetto, avec sa reprise du premier sujet, avec son expression précieuse et maniérée, est évidemment un air d'opéra-comique, et directement inspiré des ariettes françaises.

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