Salzbowg, le 26 janvier
Sept menuets et trios, pour deux violons et basse.
K. 65v Ms. perdu.
I. En sol et trio en ut. — II. En ré et trio en sol. — III. En la et trio en ré. — IV. En fa et trio en si bémol. — V. En ut et trio en fa. — VI. En sol et trio en ut. — VII. En ré et trio en sol.
La date de composition de ces menuets nous est donnée par l'autographe : mais nous ignorons dans quelles circonstances ils ont pu être écrits. Tout porte à croire que ce sont des menuets à danser, bien que plusieurs d'entre eux dépassent le chiffre de 32 mesures, qui était le nombre habituel dans les menuets expressément écrits pour la danse. En tout cas, ce sont des morceaux très simples, et évidemment improvisés, ce qui ne les empêche pas d'être déjà bien caractéristiques du génie de Mozart, ni, non plus, de porter la trace des leçons que l'enfant venait d'apprendre à Vienne. Au point de vue de la coupe, en vérité, ils diffèrent des menuets des symphonies viennoises de Mozart en ce que la première partie n'est plus reprise, à la fin de la seconde, qu'une fois sur deux en moyenne, au lieu de l'être régulièrement et dans le menuet et dans son trio'.
Mais l'allure générale et le rythme des menuets, la fréquence des écarts dans les parties des violons, de petites imitations entre les deux violons ou entre l'un d'eux et la basse, tout cela rattache directement ces menuets aux œuvres de la période précédente. Il convient cependant d'ajouter que, ici, les trios ne se distinguent pas aussi absolument des menuets, par leur caractère, que dans les menuets des symphonies de Vienne : ce qui tient, sans doute, à ce que ces menuets salzbourgeois sont écrits pour être dansés.
i. 11 faut noter ici que, dans ces menuets, ou bien Mozart reprend toute la première partie, ou bien la seconde partie ne répète aucun fragment de la première : tandis que, plus lard, Mozart adoptera presque constamment une coupe nouvelle, qui consistera à reprendre, vers le milieu de la seconde partie d'un menuet, la seconde moitié de la premiôrc partie.
SM