Milan, mars
Air en mi bémol, Per pietà, bell' idol mio, pour soprano, avec accompagnement de deux violons, alto, deux hautbois, deux cors et basse.
Ms. à Berlin.
a bel 1 .
Perpie.)t.T bel i . .dol
ïy-ii« h IpVt^
m . 0, non rvn
Composé sur des paroles prises dans VArtasenede Métastase, comme
l'air précédent, cet air-ci ne vise plus du tout à la bravoure : c'est une cantilène sentimentale, où le chanteur répète quatrefois : « Par pitié, ma belle idole, ne me dis point que je te déplais : le ciel m'a déjà rendu assez malheureux ! » De cette dernière partie du texte, Mozart ne semble pas s'être préoccupé: mais les premiers mots ont évoqué en lui une émotion tendre et langoureuse qu'il a fort bien exprimée dans la musique de son air. Celui-ci a la coupe d'une cavatine, avec trois couplets dont un modulant en mineur ; et un quatrième couplet reprend le premier, un peu varié, avec une cadence plus étendue. Le rôle de l'orchestre est encore plus simple que dans l'air précédent : le premier violon double le chant, pendant que le second violon l'accompagne en croches, tout à fait comme dans lesdeux symphonies 77 et 78. Cependant les hautbois ont de petits échos à découvert, et leur partie est -évidemment très soignée. La voix, d'autre part, est très bien traitée, avec de légères cadences qui complètent parfaitement l'expression musicale du chant.