‹ W.-A. Mozart (volume 2)Chapitre 94 sur 178 · Milan, mars · texte numérisé non relu

Milan, mars

Récitatif et air, Per quel paterno, pour soprano avec accompagnement de deux violons, alto, deux hautbois, deux bassons, deux cors, violoncelle et contrebasse.

Ms. à Berlin.

Recitativo : 0 temerario Arbace.

Aria : Per quel paterno amplesso (en si bémol).

Tiré comme les deux airs précédents de VArtaserse de Métastase, cet air. avec le dialogue en récitatif qui le précède, était destiné à montrer que Mozart savait également traiter les airs d'un caractère plus dramatique, entremêlés à l'action d'un opéra. Le récitatif est très simple, conforme au type habituel, mais déjà d'une expression très marquée, avec d'intéressantes figures d'accompagnement. Quant à l'air, qui débute sans prélude instrumental, etdont l'instrumentration se borne encore, le plus souvent, à doubler le chant, Mozart lui a donné la coupe libre d'un « petit air », sans dacapo, mais avec une sorte d'intermède pathétique au milieu et une reprise un peu variée de la première partie : c'est là un type d'air à reprise variée que nous retrouverons, dans Mitridate, alternant avec le type traditionnel de l'air à demi da capo. Le premier sujet, les deux fois, aboutit à une longue cadence, variée de façon à mettre en valeur la voix du soprano : mais, dans tout le reste du chant, le rythme est très serré, et s'efforce de faire ressortir les paroles. Les instruments à vent, ici, ont un rôle plus considérable que dans les autres airs ; parfois même ils répondent au chant, accompagnés par les

cordes. Quant à l'expression du sentiment, Mozart ne semble plus s'en être occupé, comme il avait commencé à le faire dans l'air précédent; il tâche seulement à suivre et à accentuer le rythme des paroles.

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