Vienne, août
Marche en ré, pour deux violons, deux flûtes, deux cors, deux trompettes et basse, destinée à accompagner la sérénade précédente.
Ms. dans une collection viennoise.
l'influence viennoise et le retour décisif a l'esprit allemand 55
Cette marche, dont l'autographe est joint à celui de la Sérénade pour Andretter, doit certainement avoir été écrite pour être jouée, suivant l'usage, au début et à la fin de cette sérénade. Très simple et sons doute composée très rapidement, elle offre deux particularités qu'il convient de signaler. D'abord, au contraire des autres marches de la jeunesse de Mozart, elle porte une indication de son mouvement, anomalie qui, d'ailleurs, se justifie par la différence de ce mouvement, andante, avec l'allégro habituel des marches de sérénades. Mais surtout il faut noter que, dans cette marche, écrite absolument à la façon d'un morceau de sonate, Mozart reprend, avec de légères variations, toute la première partie du morceau, après un petit développement modulé sur le premier sujet : tandis que, dans toutes ses autres marches à l'exception d'une seule, datant de l'été de 1774, la rentrée ne reprend que le second sujet, ou encore la seconde moitié du premier sujet, évidemment Mozart, à Vienne, subit à tel point l'influence du style allemand qu'il transporte dans tous les genres de morceaux ce procédé allemand de la rentrée complète du premier sujet.