Salzbourg, printemps ou été de Mil
Quatre contredanses, pour deux violons, deux hautbois (ou une flûte et un basson), deux cors et basse.
Ms. perdu.
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I. En sol. — II. En mi bémol, avec flûte et basson remplaçant le hautbois. — III. En la. — IV. En ré.
L'autographe de ces contredanses, autrefois chez André, ne portait aucune date: mais l'écriture correspondait entièrement à celle des années 1776 ou 1777, et surtout le format du papier était ce grand format à 16 lignes dont Mozart ne s'est servi que pour ses sonates d'orgue de 1777 etsa sonate en trio de la même période n° 281. C'est donc, très probablement, en 1777, et sans doute à l'occasion du carnaval, que le jeune homme aura composé ces quatre petits morceaux, d'ailleurs si expressément destinés à la danse que l'on ne saurait y chercher une valeur musicale bien considérable. Tout au plus pouvons-nous louer l'agrément mélodique des rythmes et l'habileté singulière avec laquelle sont traités les divers instruments. Le chant est toujours confié au premier violon, que doublent sans cesse les hautbois ou la flûte. Le second violon tantôt suit le chant du premier, et tantôt l'accompagne, d'une figure continue. Les cors sont très occupés, sans intervenir jamais dans la ligne mélodique, et la basse, de son côté, marque et accentue le rythme avec une vigueur méritoire. Aucun contrepoint, sauf par instants de petits mouvements contraires des hautbois. Les passages intermédiaires ou trios sont volontiers plus soignés que les premières, parties notamment dans les n08 3 et 4. Enfin, dans ce dernier, le trio en la est encore suivi d'un nouveau passage en ré mineur, servant à ramener la reprise de la première partie.