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Salzbourg, entre le début de 1776 et Vête de

Divertimento (ou série de six entrées) en ut, pour deux flûtes, cinq

trompettes, et quatre timbales.

Ms. dans une collection de Londres.

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I. Andante. — II. Allegro. — III. Menue tlo. — IV. Andante (en sol). V. Menuetio. — VI. Presto.

Nous avons dit déjà, à propos du n° 241, ce qu'étaient ces séries de petits morceaux, destinées probablement à servir d' « entrées » pour les repas solennels de la cour de Salzbourg; et nous avons dit aussi

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qu'un assez long intervalle n'a pu manquer de s'écouler entre la composition des dix morceaux du n° 241, encore très simples et assez insignifiants, et celle des six morceaux de ce n° 285, où se retrouvent tous les éléments caractéristiques de la dernière période de Mozart avant son grand voyage de 1777. Le fait est qu'on ne saurait imaginer ressemblance plus parfaite dans l'intention générale et les procèdes, accompagnée d'une plus profonde différence dans l'esprit, l'agrément, la portée musicale et poétique. Au lieu du musicien bana! que nous montrait le n° 241, c'est déjà Mozart tout entier que nous trouvons ici. M ce merveilleux talent de transfiguration artistique qui, désormais, lui permettra toujours de revêtir d'une beauté indéfinissable jusqu'aux genres les moins faits en apparence pour donner libre cours à son génie de poète.

Encore ce que nous avons dit de la similitude des procédés, dans les deux séries, comporte-t-il une exception que nous laisse voir aussitôt la musique du n° 2s5. Les flûtes, maintenant, ne sont plus simplement équivalentes aux groupes des trompettes et timbales : d'un bout à l'autre de la série, on pourrait soutenir qu'elles seules jouent un rôle essentiel, et peut être même le traitement des autres groupes aurait-il de quoi sembler plus sommaire et moins original que dans les « entrées » de naguère. Mais combien ces parties des deux flûtes, toujours nettement séparées, combien elles nous font voir d'aisance, de variété, de pure et charmante beauté mélodique! Quelle richesse d'invention dans le choix des sujets, quelle science discrète et sûre dans la variation des reprises, et quelle parfaite accommodation du chant au timbre comme aux ressources instrumentales de la flûte ! Sans compter que si les autres instruments ne font plus guère qu'accompagner, l'extrême simplicité de leurs parties ne les empêche pas de produire un effet délicieux, avec même, çà et là, de petites imitations en écho où se reconnaît tout le talent de Mozart.

L'Andante n° 1 est un grand et beau menuet, tout chanté par les flûtes, avec, après les deux barres, un long développement qui continue complète la partie précédente, pour aboutir à une rentrée très et suivie elle-même d'une légère coda.

Pareillement la rentrée se trouve variée, allongée, et rehaussée dans Vallegro n° II, ayant un rythme de contredanse populaire, et, lui aussi, poursuivant ce rythme jusque dans la partie intermédiaire qui fait fonction de développement.

Dans le menuet n° III, très court, mais possédant également une rentrée complète et variée de la première partie, le développement est chanté d'abord, à découvert, par le groupe supérieur des trompettes, mais qui se bornent à étendre la mélodie chantée précédemment par les flûtes.

Cette parfaite et délicieuse unité mélodique de chacun des morceaux du n° 285 est même, peut-être, l'un des traits les plus distinctifs de la série entière. Obligé d'écrire, pour les repas de la cour, des morceaux d'une brièveté et d'une concision extrêmes, Mozart a du moins voulu que chacun d'eux ne fût, du début à la fin, que l'exposition d'une idée unique, tâchant parla à en relever la portée expressive.

Et puis aussi, d'autre part, il a voulu que chacun des morceaux répondît pleinement, par tous ses caractères, à la destination de l'en-

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