‹ W.-A. MozartChapitre 114 sur 153 · j *»suV · texte numérisé non relu

j *»suV

4 T fS^-

semble; et c'est pourquoi il a toujours pris soin de leur conserver un caractère joyeux et brillant, avec une allure toute populaire aussi bien dans les sujets que dans leur mise en œuvre. L'andante en sol n° IV luimême n'échappe pas à cette règle : il a pour thème, de nouveau, un rythme de contredanse, mais sans cesse enrichi de modulations ingénieuses, et parfois même accompagné en imitations aux groupes des trompettes, pendant que la seconde flûte dessine une gracieuse figure continue sous le chant de la première. Le développement, une fois de plus, reprend et resserre le rythme de la première partie, pour aboutir à une rentrée complète de celle-ci.

Quant aux deux derniers morceaux, n08 V et VI, l'un est un petit menuet, avec rentrée complète, l'autre une contredanse toute rapide et légère, évidemment destinée à servir de coda. Tous les deux doivent avoir été composés très vite, et n'ont à nous révéler aucune particularité intéressante ; mais nous y sentons toujours un maître éminemment sûr de son invention comme de son métier, avec ce délicieux instinct de grâce mélodique qui se retrouve décidément jusque dans les productions les plus improvisées de Mozart durant la période que nous étudions.

Page 1