Salzbourg, avril
Sonate d'église en ré, pour deux violons, basse et orgue.
Ms. à Berlin.
Allegro a
Cette sonate, dont la date nous est également donnée sur le manuscrit, doit avoir été composée immédiatement après la précédente, et appartenir avec elle à une même série. Mozart, une fois de plus, y réalise entièrement la partie de l'orgue, mais sans que le rôle de ce dernier y soit. ;i beaucoup près, aussi important. Tout au plus l'orgue affirme-t-il nettement sa présence dans le développement, où sa basse dialogue en imitation avec le premier violon :ct encore n'est-ce là qu'un effet de basse pareil à ceux que Mozart s'est contenté de noter en basse chiffrée dansa sonate nu 251. D'autre part, le contenu comme la coupe de cen° H S rapprochent étrangement de ceux de la sonate en la a9 250, ce qui parait bien prouver que celle-ci, de même que les trois suivantes, a été écrite déjà dans les premiers mois de 1776. Tout à fait comme dans le n° 250.
nous trouvons ici trois sujets distincts, et dont le premier et le troisième sont exposés deux fois : sans compter que le traitementdu second violon, par exemple, et aussi l'allure générale des sujets se ressemblent fort, d'une sonate à l'autre. Pourtant, le n° 253 parait moins travaillé, n'ayant à nous offrir ni le contrepoint ni les singularités harmoniques de la sonate en la. Son second et son troisième sujet d'une élégance toute mondaine, ne sont pas non plus sans faire songer au concerto de piano du même mois d'avril. La première partie, comme toujours en 1776, se termine par une petite figure nouvelle, en forme de coda ; et c'est sur cette figure que Mozart fonde ensuite tout son développement, avec les imitations susdites entre le premier violon et la basse de l'orgue, à travers une longue et belle série de modulations mineures. Quant à la rentrée, Mozart, ici encore, se borne à reproduire exactement sa première partie, à cela presque, transcrivant l'accompagnement ;de l'orgue dans son second sujet, il s'avise tout à coup, à présent, d'écrire les mots Organo solo, qui ne figuraient point au-dessus du passage correspondant de la première partie.