‹ W.-A. MozartChapitre 83 sur 153 · Salzbourg, avant le 13/iaw · texte numérisé non relu

Salzbourg, avant le 13/iaw

Marche en fa, pour deux violons, alto, deux cors et basse, destinée à précéder le Divertimento n° 255.

Ms. dans une collection à Londres.

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La date de : giugno 1776, inscrite par Mozart sur l'autographe de cette marche, l'emploi du ton de fa, le choix d'un même nombre de six instruments pareils, tout cela suffirait à prouver que la présente marche a

VINGT-DEUXIEME TERIODE

été composée pour précéder et pour conclure le divertimento que nous venons d'étudier, si la grande ressemblance du style des deux œuvres, et le soin extrême apporté par Mozart à l'élaboration de sa marche comme de son sextuor ne venaient encore transformer cette hypothèse en une certitude absolue. Et le manuscrit de la marche, du même coup, nous offre un renseignement des plus précieux sur le divertimento lui-même, ainsi que toute la petite série d'œuvres du même genre que Mozartcomposera durant les années suivantes. On lit, en effet, sur le titre de ce manuscrit, et de la main de Mozart : Marcia a due violinisoli, di W. A. Mozart : après quoi vient la date susdite. Or, la signification des mois : « pour deux violons seuls, » n'est évidemment pas que l'on doive négliger les parties de l'alto, de la basse, et des cors, qui accompagnent celles des deux violons. Ce que Mozart a voulu dire, et qui tranche un problème soulevé plus dune fois au sujet de ces divertimenti, c'est que ce sont là de véritables sextuors, où chacune des parties n'est tenue que par un seul exécutant, et non pas une symphonie suivant l'ancien modèle, ou chacune des parties du quatuor et des cors devait être jouée par plusieurs instrumentistes.

Quant à la marche elle-même, nous avons dit qu'elle attestait un soin tout particulier. Elleest faite de deux sujets très nettement séparés, a\ < M une troisième petite figure en coda; puis vient un développement tout nouveau, après lequel Mozart, revenant à sa manière habituelle de traiter les marches, s'abstient de reprendre le premier sujet, et ne commence sa rentrée que par la ritournelle de celui-ci. La rentrée est d'ailleurs exactement pareille à la première partie.

Le premier sujet est d'une allure merveilleusement brillante et légère, conforme à l'esprit des morceaux qui vont suivre. Dans le second sujet, les basses accompagnent les violons par une roulade caractéristique en triples croches, que nous allons voir reparaître bientôt dans le premier allegro de la grande Sérénade de juillet 1776 n° 258. L'instrumentation, d'une façon générale est même plus variée et plus riche que dans le divertimento, avec des réponses en imitation, et un rôle très actif assigné aux cors et à la basse.

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