Salzbourg, fin de juillet 1776 {avant le
Marcia alla francese. en ré, pour deux violons, alto, un hautbois,
deux cors et basse, destinée à précéder et à suivre le Divertimento n° 261 .
Ms. à Berlin.
Marcia alla francese
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SB
Gomme nous l'avons dit déjà, c'est Mozart lui-même qui a intitulé alla francese cette marche, écrite pour accompagner le divertissement qu'il destinait à célébrer l'anniversaire de sa sœur ; et il n'est pas impossible qu'il ait voulu signifier par ces mots la coupe de sa marche, qui, au contraire de ses marches habituelles, ne comporte qu'un seul sujet avant le développement ou trio intermédiaire. Mais bien plus probable encore est l'hypothèse qu'il aura simplement, pour sa marche comme pour tous les morceaux du divertissement, emprunté le rythme principal à un recueil d'airs français. En tout cas, le caractère français de ce rythme, très marqué, et moins chantant que la plupart des thèmes de marche antérieurs, ne saurait être mis en doute. L'unique sujet est d'ailleurs, dans la première partie, exposé deux fois, avec des réponses très différentes ; et c'est seulement la seconde exposition qui, à la façon des seconds sujets des marches précédentes, se trouve reprise après la partie intermédiaire. Celle-ci, également toute rythmique, aboutit bientôt à une transition où commence déjà à reparaître le rythme du sujet initial. Tous les instruments sont très occupés, mais sans avoir l'occasion de se détacher de l'ensemble harmonique. Les deux violons marchent presque toujours à l'octave ou à la tierce, doublés ou accompagnés par le hautbois, pendant que la basse et les cors s'emploient vigoureusement à marquer la mesure.