Salzbourg, septembre
Air bouffe en ré, poi r ténor avec accompagnement de deux violons, alto, deux hautbois, deux cors et basse.
Ms. à Berlin.
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ca. ra mia sposa dev* es. se. re per la ma
In tempo comodo d'un gran ciarlone.
Encore un air (comme les n°» 225, 226 et 238) écrit par Mozart pour en remplacer un autre dans un opéra bouffe ; et le manuscrit, cette fois, nous apprend que le chanteur pour qui l'air a été composé s'appelait Palmini. Au reste, on peut à peine dire qu'il s'agisse là d'un air : un vantard grotesque débite, avec une volubilité continue, une série de sottises plus ou moins drôles, malgré les efforts que fait pour l'interrompre un autre personnage nommé Don Timoteo. Et le fait est que, dans l'air de Mozart, l'accompagnement seul a une certaine portée
musicale : pendant que le personnage déroule son parlando, où se trouve à peine l'embryon d'une ligne mélodique, l'orchestre, avec des intervalles de soupirs ou de silences, reprend dans divers tons, en le variant un peu chaque fois, un rythme très léger et très gai, qui risquait peut-être de sembler trop ambitieux dans un air de ce genre, mais qui évoque déjà les charmantes figures d'accompagnement des airs de Leporello dans Don Juan.