‹ W. BouguereauChapitre 12 sur 58 · ETUDE D ENFANT · texte numérisé non relu

ETUDE D ENFANT

Aussitôt après l'investissement, il écrivait : « Pour ce qui me regarde, je suis décidé à faire mon devoir; je le ferai sans forfanterie, et, j'espère, sans trop de crainte. Mes amis sont aussi décidés que moi, ce qui nous donne de l'espoir. Pour peu que la province parvienne à organiser une force capable de nous aider, et un peu d'énergie dans ceux qui sont chargés d'organiser le pays, nous nous en tirerons peut-être ».

W. BOUGUEREAI"

A la daté du 28 septembre, d a commencé son service militaire. Il fait connaître ses nouvelles occupations : « J'ai été de garde aux fortifications de lundi à mardi; je ne te dirai pas que c'est amusant: mais c'est une occupation, et, dans ce temps OÙ il est impossible de travailler de tête, c'est quelque chose. » Quelques jours après, il décrit

ainsi l'emploi de son temps : « Ma vie, si tourmentée quelle puisse te paraître de loin, est très calme et très réglée. Tous les matins, je me lève à six heures; je vais à l'exercice de six heures jusqu'à huit ; quelquefois, il y a une corvée, comme aujourd'hui, par exemple, où, de dix heures à midi, je suis allé escorter des cartouches; de cinq à sept heures, je retourne à l'exercice; et, pendant le reste du temps, je me promène, je vais faire quelques visites, etc. Tous les quatre ou cinq jours, par exemple, nous sommes de garde aux remparts, et cela dure vingt-six à vingt-sept heures, une nuit au poste ou en plein air. J'y suis déjà allé une fois; mais, tu sais, je suis peu sensible à la température, et je ne m'en porte pas plus mal.... Pour ce qui est du travail, par exemple, il n'en est plus question. Je suis garde national, et voilà tout. »

L ne lettre, datée du 8 novembre, est toute vibrante de patriotisme; elle montre l'état d'esprit de la population parisienne, au point de vue de la résistance à outrance: « Quand on est loin des siens, que depuis bientôt deux mois on n'a reçu aucune de leurs nouvelles, il est bien permis de rêver. Eh bien! nous avions caressé le rêve de partir aussitôt la signature de l'armistice, et à pied, en voiture, à cheval, ou en chemin

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pour « l'adoration des bergers

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