‹ W. BouguereauChapitre 13 sur 58 · LA GARDE NATIONALE EN · texte numérisé non relu

LA GARDE NATIONALE EN

fie fer, d'essayer d'arriver jusqu'à ceux que nous aimons. Aurions-nous le temps de faire le voyage et de retourner à temps à Paris ? C'est encore une question qu'il eût fallu résoudre ; car, quelque grand que soit notre désir de faire ce voyage, pour rien au monde je ne voudrais être loin de Paris à l'heure qu'il est; si tu savais l'opinion sur ceux qui par crainte ou par prudence ont cru devoir s'éloigner

ou même ne pas rentrer, comme X Leur

position est-elle plus agréable en province? J'en doute. Outre ce stigmate qui frappe tout homme qui ne fait pas son devoir, sont-ils bien en sûreté? Qui nous dit qu'ils pourront s'exempter de faire partie de la levée, comme ils se sont exemptés des ennuis et des dangers du Siège? Jusqu'à présent, ces dangers pour les gardes nationaux se sont bornés à bien peu de chose : des rhumes de cerveau ou fie poitrine, un peu de fatigue quelquefois; mais qu'est-ce que cela? Les ennuis sont plus nombreux. La cuisine n'est pas grasse. Plus de beurre, plus de graisse, plus de fromages, plus de lait ; et \o grammes de viande de bœuf par personne et par jour; plus de charbon de bois, non plus. Heureusement (pie X... a fait quelques provisions et que j'ai encore du beurre fondu, du lard, un jambon! des pommes de terre, des légumes secs, du riz et du fromage, qu'on ne trouve plus dans les meilleurs restaurants. Le pain et le vin sont toujours à discrétion. Pour moi, ce régime n'est pas trop dur ; on remplace assez souvent le bœuf par du cheval, mais il est rationné aussi à présent. L'âne est, parait-il, un manger excellent; il vaut 3 fr. 5o à 4 francs la livre. C'est une nouvelle connaissance à faire. » Un mois après,

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