‹ W. BouguereauChapitre 44 sur 58 · OPINIONS SUR LES MAITRES ANCIENS ET MODERNES · texte numérisé non relu

OPINIONS SUR LES MAITRES ANCIENS ET MODERNES

vrai et du beau. Quant aux mystiques, aux impressionnistes, aux pointillistes, etc., je ne peux les discuter, je ne les comprends pas. Je ne vois point comme ils voient, on comme ils prétendent voir. Il n'y a pas d'autre raison à mon opinion négative à leur propos. »

Dans la culture constante de son esprit, W. Bouguereau a toujours apporté la préoccupation de la synthèse des formes et des idées qu'il pratique systématiquement dans son art.

An temps de sa jeunesse, il fréquentait le Théâtre-Français, pour admirer Racliel. dont il a conservé un vivant souvenir, pour étudier, au point de vue plastique, ses nobles attitudes, et ses beaux mouvements. Il a suivi aussi les représentations de la Ristori, qu'il goûtait moins, la trouvant souvent mélodramatique et vulgaire. Aujourd'hui, encore, lorsque Sarah-Bernhardt, Bartet et Mounet-Sully créent de nouveaux rôles de tragédie et de drame, il s'empresse daller les voir. Cependant, son assiduité à ces spectacles est moindre qu'autrefois, parce qu'ils l'obligent à se lever tard; et c'est pour lui du temps précieux \^0C

enlevé à sa chère peinture.

Le maître se délecte de la mythologie, et, depuis cinquante ans, ne se lasse pas de l'étudier. Dans l'histoire, il ne cherche que les idées générales, les transformations de l'humanité. Le fait ne l'intéresse pas, parce qu'il n'est qu'un accident de la vie sociale. Il peindra volontiers la « Guerre », mais non une « guerre » ; et, à ce propos, pour accentuer

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sa pensée, il esquisse un parallèle piquant entre sa peinture el celle de J.-P. Laurens, son ami el son voisin, <pii. lui, esi pour les procès-verbaux

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