‹ Washington, drame historiqueChapitre 119 sur 133 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

XARA, WASHINGTON.

XARA à elle-même.

Ciel! après une nuit d'angoisse si profonde,

Que la lumière est douce à mes yeux qu'elle inonde !

(Pendant ces paroles Washington la regarde avec un attendrissement profond, enfin cédant à son émotion, il s'avance vers elle et lui tend les bras où elle se précipite.

Ah ! c'est vous ! ô bonheur ! c'est vous que je revois !

Je suis libre et mes fers tombent à votre voix!

De toutes mes terreurs votre aspect me délivre !

Oh ! qu'il est doux d'aimer et qu'il fait bon de vivre !

(Elle se jette de nouveau dans les bras de Washington, et y reste avec bonheur.)

Xara, de mes baisers laissez-moi vous couvrir...

(Il l'embrasse avec passion, puis la repoussant vivement. ) Et maintenant, adieu! car vous allez mourir!

XARA.

Mourir! quand vous savez toute notre innocence, Mourir ! quand du pardon vous avez la puissance !

Xara, je ne l'ai point !.. je suis chef de l'Etat ! Vos mains sont, je le sais, pures de l'attentat; Mais, oracle sacré qu'un doute seul profane, La loi vous voit coupable et la loi vous condamne ! Rien à ce saint pouvoir ne peut vous dérober !

Page 1