‹ Washington, drame historiqueChapitre 55 sur 133 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ARNOLD, TRYON.

(Il fait nuit, sur le théâtre, mais on \oit, aux lumières qui passent à travers les portes de la galerie, que l'on éclaire les appartements intérieurs. Arnold et Tryon entrent mystérieusement par une porte latérale.)

ARNOLD

Voyez ! l'hôtel déjà pour le bal se décore.

TRYON.

Eh bien? de Washington pas de nouvelle encore?

ARNOLD

Non. Je suis inquiet.

TRYON.

Au riez-vous de l'effroi ?

ARNOLD, avec dédain.

Ah!

TRYON, riant.

Du remords peut-être... il serait temps, ma foi ! Huit heures ont déjà passé sur son absence : Il n'est pas revenu... tirez la conséquence !

ARNOLD

C'est juste.

TRYON.

A l'œuvre donc! J'ai vu tous nos amis. Voici l'instant pour eux depuis longtemps promis. J'ai donné le mot d'ordre et leur ai fait connaître Qu'en armes cette nuit ils auront à paraître.

ARNOLD

Poursuivez.

TRYON.

Aussitôt que vous aurez appris Que Washington est mort...

ARNOLD, avec un mouvement.

Mort ! dites-vous !

TRYON, avec indifférence.

Ou pris, Nos chefs, qu'aux alentours j'ai laissés à m'attendre, Avec moi près de vous viendront tous pour s'entendre.

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