‹ Watteau et son écoleChapitre 39 sur 60 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

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SÉJOUR A LONDRES. — RELATIONS ET AMITIÉS : MERCIER, BARON ET RICHARD MEAD. — SUCCÈS DE WATTEAU EN ANGLETERRE. — SES ŒUVRES DANS LES COLLECTIONS ET LES MUSÉES ANGLAIS. — LES OUVRAGES DE WATTEAU EN ALLEMAGNE.

Ne l'automne de 1719, Watteau, qui toujours languissait dans Paris, eut quelque idée d’aller en Angleterre. Il coucha une nuit à Calais, à l'auberse du Dessein ou à celle du Lion d’or, la même où l’abbé Prévost viendra avec des Grieux. Le lendemain, il était à Douvres, et de là, par quelque coche du $enre de celui dont Hogarth nous a, dans une planche burlesque, montré le plaisant départ, Watteau $asna Londres.

Ce qu'était le vieux Londres, dans le temps que notre Flamand de France y vint chercher quelque diversion à son mal et à son ennui, il faudrait se l’imaginer brièvement. Et d’abord Chelsea, Greenwich, Southwark étaient des villages bâtis autour de la ville ; le Temple avait déjà ses jardins ; et, dans Ely Place, il fallait voir que d’abondantes roses, blanches et rouges comme celles d’York et de Lancastre, ornaient les parterres. |

Watteau logea-t-il, comme la plupart de ses compatriotes d'alors, à Spitalfields, proche Whitechapel, lieu où s'étaient réfugiés les huguenots, ou bien à la petite France, quartier que connaissaient bien les artistes d’alors installés à Londres : Laguerre, le peintre qui a peint à Bleinheim le Triomphe de Marlborough ; Nicolas Dorigny et Bernard Baron, graveurs ;

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