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un ennemi; mais il 11e put s’empêcher de tressaillir, parce que c’étoit la première fois qu’il • voyoit un montagnard écossais dans son véritable •’ costume. Ce fils de Gael étoit d’une taille moyenne, et d’un teint brun ; son plaid arrangé avec art faisoit encore mieux ressortir ses formes robustes. Le kilt ou jupon laissoit à découvert ses jambes nerveuses. Sa bourse en peau de bouc pendoit à sa ceinture avec sa dague d’un côté et un pistolet de l’autre. Sa toque étoit surmontée d’une plume courte qui indiquoit ses prétentions à être traité comme un duinhé-wassel, espèce de gentilhomme du second ordre. Sa large épée étoit attachée à son côté; il avoit une targe ou bouclier sur l’épaulé, • et tenoit d’une main un long fusil de chasse es- * pagnol, de l’autre il gta son bonnet. Le baron, i habitué à ces sortes de visites, lui adressa la pa- * rôle d’un air plein de dignité, mais sans quitter son siège. Edouard crut voir un souverain qui recevoit un ambassadeui’. — Soyez le bienvenu,
Évan Dhu Mac-Combich : quelles nouvelles m’apportez-vous de Fergus, Mac-Ivor Vich Ian Yohr?
— Fergus Mac-Ivor Vich Ian Vohr, répondit l’ambassadeur en bon anglais, présente ses civilités au baron de Bradwardine de Tully-Veolan. Il est fâché de l’épais nuage élevé entre vous et lui, nuage, qui vous a empêché de voir et d’apprécier l’ancienne amitié qui unissoit vos deux familles.
Wavhhlby. Tom. i.