CHAPITRE .\XXin
Le soir était tombé, et depuis deux heures Morton et son fidèle serviteur n'avaient vu personne de leurs malheureux compagnons, quand ils atteignirent une bruyère et aperçurent une grande ferme isolée, située à l'entrée d'une ravine sauvage et loin do toute autre habitation. — Nos chevaux, dit Morton, ne peuvent nous mener plus loin, sans avoir pris un peu de repos et quelque nourriture ; il faut tâcher d'obtenir l'un et l'autre ici.
En parlant de la sorte, il s'approcha du bâtiment. Tout annonçait qu'il était habité. Une fumée épaisse sortait de la cheminée, et on voyait autour de la porte la trace récente des pas de plusieurs chevaux. Ils entendirent des voix dans la maison; mais toutes les fenêtres étaient soigneusement fermées, et quand ils frappèrent à la porte, on ne leur répondit point. Après avoir vainement demandé, supplié même qu'on leur ouvrit, ils allèrent vers une écurie ou un hangar, dans l'intention d'y attacher leurs montures avant d'aviser aux moyens de se faire ouvrir la porte de la ferme. Ils y trouvèrent dix ou douze chevaux dont l'air de fatigue, et les harnais fort en désordre, montraient assez que leurs maîtres étaient des insurgés fugitifs aussi bien que les arrivants. — Cette rencontre est de bon augure, dit Cuddie; nous aurons ici un morceau de bœuf à manger, cela est certain, car voici une peau qui était sur le dos de l'animal il n'y a pas une demi-heure ; elle est encore chaude.
Encouragés par ces apparences, ils retournèrent à la maison,.en s'annonçant comme du même parti que les hommes qui s'y trouvaient, et ils demandèrent l'entrée à grands cris. Après un long et obstiné silence, une voix lugubre répondit par la fenêtre : — Qui que vous soyez, ne troublez pas ceux qui pleurent sur la désolation et la captivité du peuple, cfeux qui cherchent les causes de la colère divine et de la trahison, afin que les pierres d'achoppement contre lesquelles nous nous sommes heurtés soient écartées de notre chemin.— Ce sont des whigs enragés de l'ouest, dit Cuddie à son maître d'une voix basse ; je les reconnais à leur langage. Que l'ennemi du genre humain me prenne, si je m'aventure volontairement en pareille compagnie!
Morton n'en continua pas moins de s'adresser à ceux qui occupaient la maison et de leur demander asile. Ses prières n'étant point écoutées, il força un des contrevents, poussa brusquement la fenêtre qui n'était pas très solide, et sauta dans la vaste cuisine d'où la voix ét^tit sortie. Cuddie le suivit, murmurant entre ses dents, la tète à la croisée, qu'il espérait bien ne pas rencontrer de marmite de soupe bouillante. Le maître et le valet se trouvèrent alors dans la compagnie de dix ou douze hommes armés, rangés en demicercle autour du fou sur lequel cuisait leur souper, et occupés , en apparence du moins, de leurs dévotions. A la sombre lueur du fôver qui se reflétait sur leurs visages, Morton reconnut plusieurs de "ces fanatiques qui s'étaient le plus distingués par leur opposition intempestive à toutes les mesures modérées, et avec eux leurs chefs avoués, le fougueux Ephraïm Macbriar, et l'insensé Habacuc Mucklewrath. Les caméronièns n'adressèrent ni un geste ni une parole de bienvenue à leurs frères d'infortune; ils continuèrent d'écouter la prière que Macbriar récitait à voix basse pour que le Tout-Puissant n'appesantît pas ses mains sur son peuple et qu'il ne l'anéantît pas au jour de sa colère, ils ne paraissaient s'apercevoir de la présence de leurs hôtes que par les regards d'indignation qu'ils leur lançaient. Morton, voyant qu'il s'était introduit dans une société fort niai disposée pour lui, songeait à la retraite. Mais en tournant la tète, il s'aperçut non sans alarme que deux hommes vigoureux se tenaient en silence à côté de la fenêtre par laquelle il était entré. Une de ces sentinelles demauvais augure dit toutbasàCuddie : — Fils delasainle Mausc Headrigg, ne cause pas ta ruine en restant plus longtemps avec ce fils de la trahison et de la perfidie... Ne tarde point, car le vengeur du sang est derrière toi.
En mémo temps, il lui montra la fenêtre , par laquelle Cuddie sauta sans hésitation : car l'avis qu'il venait de recevoir signifiait clairement qu'en restant il eût couru un grave danger.
— Les fenêtres me portent malheur ! telle fut sa première réflexion quand il se trouva en plein air; la seconde fut relative au sort qui attendait son maître Us vont le tuer, les féroces assassins, et ils croiront avoir fait une bonne œuvre. H faut quo je retourne à la ville : je trouverai sans doute quelques-uns de nos gens , et je les amènerai ici assez à temps pour le secourir.
En parlant ainsi, Cuddie entra dans l'écurie, sella le meilleur cheval qu'il put trouver, car le sien était épuisé de fatigue, et prit au galop la route d'Hamilton. Le bruit des pas de ce cheval troubla un instant les fanatiques dans leur dévotion. Mais bientôt il cessa de se faire entendre ; et Macbriar ayant achevé sa prière, ses auditeurs quittèrent leur posture inclinée , levèrent sur Morton leurs yeux que jusque-là ils avaient tenus baissés, et lui lancèrentde sombres regards. — Vous me faites un singulier accueil, messieurs, leur dit-il. Je ne sais en quoi je puis l'avoir mérité. — Malédiction sur toi ! malédiction sur toi! s'écria Mucklewrath en se levant brusquement. La parole que tu as méprisée deviendra un roc pour t'écraser et t'anéantir; la lance que tu as voulu briser te percera le sein : nous avons prié, nous avons gémi, nous avons demandé au ciel de nous envoyer une victime à offrir en holocauste afiu d'expier les péchés de la congrégation ; et voilà que la tète même du coupable est remise entre nos mains. 11 s'est introduit par la lenètre comme un voleur; c'est un bélier trouvé dans le buisson, dont le sang sera une offrande agréable pour racheter l'Église de la vengeance, et à l'avenir, ce lieu sera nommé Jehovah Jirèh, car le sacrifice est résolu. Allons, liez la victime avec des cordes aux coins de l'autel.
Il se fit un mouvement parmi ces hommes, et Morton, en ce moment, regretta bien la précipitation imprudente avec laquelle il s'était aventuré dans leur compagnie- Il avait pour toute arme son épée, ses pistolets étant restés a l'arçon de sa selle ; et comme les puritains étaient tous munis d'armes à feu, il ne pouvait guore espérer de leur résister avec succès. Cependant l'intervention de Macbriar le sauva pour un moment. — Attendez encore, mes frères; ne tirons pas le glaive avec précipitation, de peur que le sang innocent ne retombe sur nos têtes!... Approche, dit-il en s'adressant à Morton, nous compterons avec toi avant de venger la cause que tu as trahie. Ne t'es-tu pas , dans toutes les assemblées de l'armée , montré sourd comme la pierre à la parole de vérité? — Oui, oui, murmurèrent d'une voix sombre les assistants. — Il a toujours conseillé la paix avec les mécréants, dit l'un. — Et plaidé pour le sombre et abominable crime de l'indulgence, dit un autre. — Et il aurait voulu livrer l'armée aux mainsdoMontmouth, ajouta un troisième. 11 a été l'un des premiers à quitter l'honnête et bravo Burley quand il défendait encore le passage. Je l'ai vu dans la plaine , les flancs de son cheval ensanglantés par l'éperon, longtemps avant que le feu eût cessé près du pont. — Messieurs, dit Morton, si vous avez résolu de m'écrasor par vos clameurs etde me condamner sans m'ectendro, ma vie est en votre pouvoir; mais vous répondrez de ce meurtre devant Dieu et devant les hommes.
De nouveaux murmures accueillirent cette réponse. —Ecoutez ce jeune homme, je vous le dis, reprit Macbriar; car le ciel sait que nos entrailles se sont émues de compassion sur lui: nous voudrions qu'il pût connaître la vérité et employer ses forces pour la défendre. Maiâ
LES PURITAINS
il est aveuglé par ses connaissances mondaines, et il a dédaigné la lumière quand elle brillait devant lui.
Morton, ayant obtenu le silence, expliqua les motifs pour lesquels il avait conseillé de traiter avec Montraouth; il raconta ce qui s'était passé dans sa courte entrevue avec le général, enfin il parla de la part active qu'il avait prise au combat. — Je ne puis, messieurs, dit-il en terminant celte apologie, convenir, comme vous le prétendez, que j'aie voulu tyranniser les consciences ; car personne ne lient plus que moi à consacrer une légitime liberté. Je n'ai pas besoin non plus de prouver que si les autres avaient été de mon avis dans le conseil, ou s'étaient tenus à mon côté dans le combat, au lieu d'être vaincus et dispersés, nous aurions remis le glaive au fourreau après une paix honorable, ou nous le brandirions dans les airs en signe de triomphe. — Il a dit le mot, s'écria un des assistants; il a confessé ses vues personnelles et charnelles et son érastianisme ! Qu'il meure d'une mort exemplaire! — Paix ! dit Macbriar; je veux 1 interroger encore... N'est-ce point grâce à toi que le réprouvé Evandale a échappé deux foisà la mort età la captivité? N'est-ce point par toi que Miles Bellenden et sa garnison de coupe-gorges ont échappé au tranchant du glaive? — Je suis fier de ces actions que vous semblez me reprocher comme des crimes. — Vous l'entendez! s'écria Macbriar; sa bouche l'a dit une seconde fois... Et n'est-ce point par amour pour une femme madianite, n'est-ce pas pour Edith Bellenden que tu as fait toutes ces choses? — Vous êtes incapable, répondit fièrement Morton, d'apprécier mes sentiments pour cette jeune dame; mais tout ce que j'ai fait, je l'aurais fait quand même elle n'eût jamais existé. — Tu es un rebelle endurci à la vérité, dit un autre fanatique au visage sombre. Mais en sauvant la vieille Marguerite Bellenden et sa petite-fille, ton but n'élait-il pas de faire avorter les sages desseins de John Balfour de Burley, qui avait déterminé Basile Olifant à se mettre en campagne en lui assurant la propriété des biens terrestres de ces femmes. — Je n'ai jamais entendu parler d'un tel projet, par conséquent je ne pouvais vouloir m'y opposer. Mais votre religion vous permet-elle d'employer des moyens aussi peu honnêtes pour vous faire des partisans? — Paix! cria Macbriar un peu déconcerté; ce n'est pas à toi d'instruire les directeurs des consciences, ni d'interpréter les obligations du Covenant. Au surplus, tu as avoué assez de péchés et de criminelles trahisons pour attirer la défaite sur une armée, fût-elle aussi nombreuse que les grains de sable du rivage; et voici notre jugement. Nous ne sommes pas libres de ne pas t'oter la vie, car la Providence t'a livré entre nos mains quand nous disions avec le pieux Josué : Pourquoi Israël a-t-il tourné le dos devant ses ennemis? C'est alors que tu es arrivé au milieu de nous, comme envoyé par le Très-Haut, pour subir le châtiment que mérite celui qui a porté la démence dans Israël. Ecoute donc bien mes paroles : c'est aujourd'hui Icjour du sabbat, et notre main ne se lèvera pas sur toi jiour répandre ton sang dans un tel jour; mais quand minuit sonnera, ce sera ta dernière heure. Prépare-toi donc au dernier jugement, car le temps passe vite. .Mes frères, saisissez le prisonnier et ôtcz-lui ses armes. Cet ordre imprévu fut si promptement exécuté par des hommes qui peu à peu s'étaient approchés de Morton et l'avaient environné, qu'il fut saisi, désarmé, et qu'on lui passa une sangle de cheval autour des bras avant qu'il pût faire aucune résistance. 11 se fit alors un morne et profond silence; les fanatiques se rangèrent autour d'une table de chêne, et placèrent près d'eux Morton chargé de liens, en face de l'horloge qui mesurait le temps qu'il lui restait à vivre. On servit le souper sur la table, et ils en offrirent une part à leur prisonnier; mais on croira sans peine qu'en ce moment il avait peu d'appétit. Le repas achevé, les puritains se remirent en jiriercs. Macbriar, chez qui un fanatisme féroce n'étouffait peut-être pas tout sentiment d'humanité et de miséricorde, adres.sa une prière à la Divinité pour qu'elle manifestât par un témoignage visible que le sanglant sacrifice qui se préparait lui était agréable. Les yeux et les oreilles de ses auditeurs épiaient tout ce qui pouvait être inlorprélé comme signe d'approbation, et de temps à autre leurs .sombres regards se fixaient sur le cadran pour voir les progrès que faisait l'aiguille vers l'heure fixée pour l'cxi'cution. -l/o'il de Morton prenait souvf Ml la même direction, et réfléchissait tristenu'iit que sa vie ne .se prolongerait pas au-delà du temps quo l'aiguille mettrait à parcourir une faible distance pour arriver à l'heure fatale. Sa confiance religieuse, l'Inébranlable fermeté de ses principes d'honneur, la conscience de son innocence, lui donnèrent la force do passer cet intervalle terrible avec moins d'agitation qu'il ne s'y serait attendu si celte situation affreuse lui eût été prédite. Cependant il ri'cMait pas soutenu par ce sentiment qui inspire tant de résolution et d'intrépidité cl qui lui avait été d'un si puissant secr)urs lorsqu'il se Irmivait au pouvoir de Claverhouse. Alors il savait que, parmi les spectateurs, il en était biMiicoii|i qui plaignaient son sort, et quelques-uns qui approuvaient sa conduite. Mais maintenant, à la merci de ces sombres fanatiques prêts à contcmplerson exécution non-scu- Ipment avec indilférenct;, mais avec triomphe; sans un ami pour lui adresser un mot de sympathie ou d'encouragement; attendant q»e lépée destinée à le frapper sortît lentement du fourreau ; con- » aîné à boire goutte à goutte la coupe amere de la mort, il n'est
pas étonnant qu'il fût moins calme que dans les dangers précédents. Ceux qui tout à l'heure allaient se constituer ses bourreaux, lui apparaissaient comme des spectres, tels qu'en croit voir un homme dans le délire de la fièvre; leurs figures devenaient plus grandes, leurs physionomies plus affreuses ; et comme son imagination troublée effaçait à ses yeux la réalité des objets, il se croyait entouré plutôt par une bande de démons que par des êtres humains. Il lui semblait que le sang dégouttait des murs, et le léger bruit de l'horloge produisait sur son oreille une impression aussi distincte et aussi pénible que si chacun de ses mouvements eût été un coup do poignard. Ce fut avec douleur qu'il sentit son esprit chanceler sur les limites du monde inconnu ; il fit un effort énergique pour se recueillir et se livrer à des méditations religieuses; mais incapable, durant cette terrible lutte de la nature, d'exprimer ses propres sentiments avec des paroles convenables, il eut recours, comme à son insu, à une prière usuelle pour demander sa délivrance et la résignation, prière qui se trouve dans le rituel de l'Eglise auglicar,e. Macbriar, dont la famille .ippartenait ;i cette secie, reconnut les paroles que l'infortuné prisonnier prononçait à demi-vuix. — Il ne manquait plus que cela , dit-il (et la colère anima .son visage naturellement pâle), pour étouffer en moi toute répugnance à répandre son sang. C'est un prélatistc qui s'est glissé dans le camp, déguisé en érastien; tout ce qu'on a dit de lui, et plus encore, doit être vrai. Que son sang retombe sur sa tête , l'imposteur! qu'il aille au goulfre de Tophet, tenant à la main droite le bouquin hideux qu'il appelle un livre de prières! — J'élève ma voix contre lui, s'écria le frénétique Habacuc. t'orame le soleil recula de dix degrés sur le cadran pour annoncer la guérison du saint roi Ezéchias, ainsi il avancera aujourd'hui, pour que l'impie soit enlevé du milieu du jieuple, et le Covenant établi dans toute sa pureté.
En disant ces mots il s'élança sur une chai.se, comme un furieux, pour avancer le fatal moment en poussant l'aiguille de l'horloge. Plusieurs des fanatiques préparaient déjà leurs épces, quand la main de Mucklewraih fut arrêtée par un de ses compagnons. — Silence! dit-il, j'entends un bruitéloigné. — C'est, réponditun autre, le bruit du ruisseau qui coule sur les cailloux. — (;'est le vent qui souffle à travers les bruyères, répliqua un troisième. — C'est le galop d'un cheval, se dit à lui-même Morton, à qui le danger donnait une plus grande finesse d'ouie. Plaise àDieuquece soient des libérateurs!
Le bruit approchait rapidement, et devintde plusen plusdislinct. — Ce sont des chevaux! cria .Macbriar; regardez dehors et ditesnous qui vient là. — C'est l'ennemi! dit celui qui, conformément à cet ordre, avait ouvert la fenêtre.
Un moment après on entendit autour de la maison des pas de chevaux et des voix d'homiiies. Les caniéroniens se levèrent, quelques-uns pour s'échapper, les autres pour se défendre; les portes et les fenêtres furent forcées an même instant, et les uniformes rouges des dragons parurent dans la chaniore.
— Tombez sur ces rebelles sanguinaires! rappelez-vous le cornette Grahame, cria-t-on de tous côtés.
Les lumières furent renversées; mais, à la lueur douteuse du feu, les royalistes continuèrent le combat. Plusieurs coups de pistolet partirent : le puritain qui se tenait à côté de Morton fut frappé d'une bailla au moment où il se levait; il tomba sur le prisonnier, l'entraîna dans sa chute, et resta étendu mourant sur son corps, (^et accident sauva probablement Morton des périls qu'il aurait courus dans une telle mêlée, où pendant plus de cinq minutes, les coups d'épée et de pistolet se succédèrent sans interruption. — Leprùsminier est-il sauvé? s'écria la voix bien connue de Claveihoiise. Qu'on le cherche, et qu'on me dépêche ce chien de whig qui est là à gémir. Ces deux ordres furent exécutés : un coup de sabre imposa silence au blessé , et Morton, débarrassé du poids de ce corps, s<! trouva bientôt debout et dans les brasdeCuddie, qui nepiit contenir sa joie quand il sut que le .sang dont son maître était couvert ne venait pas de ses veilles. Ce dévoué serviteur, tout en délivrant Morion de ses liens, lui expliqua, par quelques mots dits à i'oreille, coniini'iil ce secoiiis in.-itteiidu lui était arrivé si a propos. — En chercli.nit (luclqiies soldats de notre parti pour vous di>livrer des mains de ces whigs, je tombai dans la trou|ie de Claverhouse : j'étais entre le diable et la mer. Je pensai qu'il valait niimix amener (ilaverhouse avec moi, parce qu'il devait être fatigué d'avoir tué toute la journée et une partie de la .soirée : il sait <|ue lord Evandale vous doit la vii', et d'ailleurs les dragons assurent que Montmonth acrordi; quartier à tons ceux qui le diMuandeiit Uepreue/, courage : tout ira bien.