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CHAPITRE X

Le brave cavalier aurait volontiers employé ses loisirs à visiter l'extérieur du château de sir Duncan, et à s'as.surer de la justi sse de SCS idées sur la nature des fortifications; mais une vigoureuse sentinelle qui montait la garde à la porte de son appanemenl avec une hache, lui lit entendre iiar des ge>tes trèn significatifs qu'il était en quelque sorte dans une honorable captivité. — Il est étrange, jiensa le major, que ces sauvages entendent «i bien les règles et la pratique de la guerre ! (Jui aurait jamais pensé qu'ils cotinu^sent la maxime du grand, du divin Gustave-Adolphe, qu'un parltmentaire est moitié ambassadeur, moiiié espion.

Ayant fini de polir ses armes, il s'at.sit patiemment et conipla combien un demi-dollar jiar jour donnerait à la fin d'une campagne de six mois. Lorsqu'd cul résolu son problimc, il proei da aux lalculs plus abstraits, nécessaires pour former un bataillon de deux mille hommes, par le moyen de l'extraction de la racine carrée. Enfin il fut distrait de ces méditations par le son agréable de la cloche du diiier. Tout aussitôt, le Highlaiiucr qui lui servait de garde

devint son écuyer et le conduisit dans une salle où une table de quatre couverts offrait d'amples preuves de l'hospitalité des Highlands. Sir Duncan entra, accompagné d'une femme grande, déjà sur le retour, vêtue d'une robe de deuil et dont l'aspect annonçait la mélanccdie. Us étaient suivis d'un ministre presbytérien vêtu à la mode de Genève, et portant une coifTe de soie noire qui couvrait si bien ses courts cheveux qu'on pouvait à peine les apercevoir, en sorte que ses oreilles, qui n'étaient pas enfermées sous sa calotte, paraissaient d'une grandeur démesurée. Cette mode disgracieuse était générale à cette époque, et avait attiré au parti presbytérien de la part des Cavaliers les sobriquets de Tètes rondes, Chieiîs aux oreilles droites et autres semblables.

Sir Duncan présenta son hôte à son épouse, qui répondit au salut militaire du major par une révérence froide et silencieuse, n'exprimant guère moins d'orgueil que de tristesse. Le ministre, auquel il fut ensuite présenté, lui jela un coup d'œiloù se mêlaient l'aversion et la curiosité. Mais le major, accoutumé à soutenir un plus mauvais accueil de la part d'adversaires plus dangereux, s'embarrassa peu de la daiue et du ministre, et il porta toute son attention sur une énorme pièce de bœuf qui fumait à l'extrémité de la table. Mais l'attaque fut retardée par de longues invocations au Seigneur, à chaque intervalle de^quelles Dalgetty saisi,- sait son couteau et sa fourchette comme il eût pris sa pique et son mousquet; mais il les déposait involontairement à chaque nouveau verset du prolixe chapelain. Sir Duncan écoutait décemment, quoiqu'il passât pour s'être joint aux covenantaires plutôt par attachement pour son chef que par un zèle réel pour cette cause tout à la fois politique et religieuse. Son épouse seule prit part au bénédicité avec les signes d'une profonde dévotion. Le repas se passa presque dans un silence de chartreux; car ce n'était pas l'usage du major de parler lorsqu'il pouvait s'occuper d'une manière plus profitable. Sir Duncan était lout-à-fait muet ; son épouse et le ministre seuls échangèrent de temps en temps quelques mots, mais d'une voix à peine distincte. Lorsque les mets eurent été enlevés et remplacés par des liqueurs de différentes sortes, le luajor, qui n'avait plus de raisons aussi puissantes pour garder le silence, se fatigua bientôt de celui de la compagnie. Il renouvela une attaque contre son hôte sur la question déjà débattue. — Quant à ce monticule rond, colline ou eminence, je serais curieux de causer avec vous, sir Duncan, sur la nature du fort à y élever, afin de décider si les angles en doivent être aigus ou obtus. J'aL entendu le feld-maréchal Bannier avoir une discussion savante avec le général Tiefenbach sur un pareil sujet, pendant une suspension d'armes. —Major Dalgetty, répondit sir Duncan très sèchement, nous autres Highlanders, nous n'avons pas l'habitude de débattre des questions militaires avec des étrangers. Ce château est en état de résister aux attaques d'un ennemi plus puissant que ne peuvent être ces malheureux gentilshommes assemblés à Darniinvarach.

Un profond soupir de la dame accompagna la fin de cette phrase qui semblait lui rappeler quelque circonstance douloureuse. — Celui qui avait donné a repris, dit le ministre en s'adressant à elle d'une VOIX solennelle. Puissiez-vous, honorable dame, longtemps dire : béni soit son nom!

La dame répondit à cette exhortation par une inclination de tête plus basse que les précédentes. Supposant qu'il la trouverait mieux dispo.sée à lier conversation, le major lui adressa la parole. — Il est très naturel que Votre Seigneurie soit alarmée quand on parle de préparatifs militaires; j'ai observé que cela causait de l'eirroi aux fi;innies de toutes les nations et presque de toutes les conditions. Néanmoins Pentliésiléc dans l'antiquité, Jeanne d'Arc et d'autres à des époques moins éloignées de nous, étaient d'un caractère différent ; et comme je l'ai appris lorsque je servais chez les Espagnols, autrelois le duc d'Albe avait dans son armée une troupe femelle distribuée en tertias, que nous appelons compagnies, dirigée par des chefs féminins, et sous les ordres dun général en chef nommé en allemand Hureweibler, ou, dans la langue de notre pays, le capitaine des prostituées. Il est vrai que ce n'étaient pas des personnes à comparer ii Votre Seigneurie : c'étaient des femmes quœ quœntum curporihus /"ocicfcani, comme nous disions de Jeanne Drochlels au collège Mareschal, l'eiiinies ([u'on appelle en français courtisanes, et en écossais... — Madame vous dispense d'en dire davantage, iiilerrompil sir Duncan d'un ton un peu sévère. Le ministre ajoutiqu'uu pareil langage convenait mieux dans un corps-de-garde rempli d'une profine soldatesque qu'à la table d'un homme respectable et devant une dame de qualité. — Je vous demande pardon, seigneur ou docteur, aut quocumqne. alio nomine gaudes, car il est bon que vous sachiez i|iie j'ai éluilié les belles-lettres, dit l'éhonté ambassadeur en remplissant une grande coupe de vin. Je ne vois pas qu'il y ait matière à vos reproches, car je n'ai point parlé de ces luriics persona: comme si leur métier cl leur caractère étaient un sujet conveii.ibU; de conversation en présence de cette dame, mais purement par accident, pour donner un exemple, dans le cas présent, de leur courage naturel, rehaussé, sans aucun doute, par l'état désespéré de leur condition. — Maior, dit sir Dunean Campbell pour couper court à cet entretien, j ai quelques affaires à terminer ce soir, afin de pouvoir mouler à chcvpl defliain malin et me rendre à Inveiary

LES VEILLÉES LITTÉRAIRES ILLUSTRÉES

avec vous; ainsi... — Monter demain achevai pour voyager avec cet liomme! s'écria la dame; tel ne peut être votre dessein, sir Duncan, à moins que vous n'ayez oublié que di'main est un triste anniversaire consacré à une solennité noti moins triste. — Je ne l'ai point oublié ! jamais je ne pourrais l'oublier. Mais des circonstances impérieuses me commandent d'envoyer cet officier à Inverary sans perdre de temps. — Soit, mais noii pas de l'accompagner en personne.— Il vaudrait mieux que je le fisse; cependant je puis écrire au marquis, et le rejoindre le jour suivant. Major Daliretty, je vous remettrai pour le marquis d'>rgyle une lettre dans laquelle je lui ferai connaître le caractère dont vous êtes revêtu et votre mission; ainsi préparez-vous, s'il vous plaît, à partir pour Inverary demain matin de bonne heure. — Sir Duncan, je suis bien certainement à votre disposition; néanmoins, je vous prie de vous rappelerqu'iine tache souillera votre édissun si, malgré mon caractère de parlementaire, n'importe comment, clam, vi, tel precario, il m'arrivait quelque mal, je ne dis pas de votre consentement, mais faute des précautions que vous auriez dû prendre pour le prévenir. — Vous èt<s sous la sauvegarde de mon honneur, monsieur, et c'est une sûreté plus que suffisante. Maintenant, continua-t-il en se levant, je dois donner l'exemple de la retraite.

Dalgctly sévit obligé d'obéir à cette intimation, quoique l'heure fût peu avancée. Mais, en général habile, il mita profit tous les instants qu'il put gagner. —Plein de confiance en votre parole, dit-il eu remplissant sa coupe, je bois à votre santé, sir Duncan, etàla durée de votre honorable maison. (Un soupir fut la seule réponse que lui fit le chevalier.) Vous aussi, madame, conlinua-t-il remplissant sa coupe avec tonte la diligence possible, je bois à la vôtre, ainsi qu'à l'accomplissement de tou.svos désirs. Et vous, révérend ministre, ajouta-t-il encore sans oublier de joindre l'action aux paroles, je remplis cette coupe, et je la vide à l'oubli do toute haine entre vous et le capitaine..., c'est-à-dire le major Dalgetty ; et comme le flacon ne contient plus qu'un verre, je bois à la santé de tous les honorables cavaliers et de tous les braves soldats indistinctement. Maintenant que la bouteille est vide, sir Duncan, je suis prêt à suivre votre sentinelle à l'endroit où je dois passer la nuit.

Il reçut alors la permission formelle de se retirer, et l'assurance que, comme le viu paraissait de son goût, on lui en porterait quelques bouteilles, pour adoucir les heures de sa solitude. Le major ue fut pas plus tôt entré dans son appartement que cette promesse fut accomplie; peu après arriva un pâté de venaison, et les consolations qu'il sut puiser à cette double source lui firent supporter facilement l'isolement et le manque de société. Le même domestique, espèce de chambellan, qui lui apporta cette bonne chère, lui remit aussi un paquet scellé et attaché avec un fil de soie, suivant la coutume de l'époque ; il était adressé, avec toutes les formules du respect, à Haut et puissant prince, Archibald, marquis d'Argyle, lord de Lorne, etc., etc. Le valet informa en même temps notre aventurier, qu'il devait montera cheval le lendemain matin debonneheure pour se rendre à Inverary, oil l'envoi de sir Duncan lui servirait à la fois de lettres d'introduction et de passeport. N'oubliant pas que son but était de recueillir des renseignements aussi bien que de jouer le rôle de messager, et désirant pour lui-même connaître les raisons qui engageaient sir Duncan à le faire partir en avant sans l'escorter, le major demanda au domestique, avec toute la précaution que sa prudence put lui suggérer, quels étaient les motifs qui retenaient son maître dans le château le jour suivant. Celui-ci, homme d-'i Kasse5-Terres,iéponditque l'usage do sirDuncan etde son épouse était d'observer comme un jeûne solennel l'anniversaire du jour où leur château avait été escaladé par surprise, et leurs enfants, au nombre de quatre, massacrés im|)itoyabieraent par une bande de briu'ands highlanders pendant l'absence de sir Duncau qui accompagnait le marquis d'Argyle dans une expédition contre les habitants de l'île de .Mull. — En effet, dit le major, votre maître et son épouse ont de grandes raisons pour se mortifier ainsi. J'oserai dire que s'il eût consulté quelque militaire versé dans l'art de défendre les places, il aurait bâti une redoute sur cette petite colline qui est à la gauche du pont-levis. Et je vais vous le prouver facilement, mon honnête ami: supposons que ce pâté est le château... Quel est votre nom, mou ami? — Lorimer, monsieur. — Eh bien, à votre santé, honnête Lorimer. Je vous disais donc, Lonmer, supposons que ce pâté soit le corps principal de la place et cet os à moelle la redoute qu'on aurait dû élever... — Je suis fâché, monaieur, dit Lorimer en l'interrompant, de ne pouvoir écouler votre démonstration jusqu'à la fin. Mais la cloche va sonner, et le digne M. Graneaugowl, chapelain particulier du marquis, célèbre le service de famille : or, comme nous ne sommes que sept, parmi les soixante domestiques, qui entendions la langue écossaise, il serait déplacé qu'un seul de nous y manquât; d'ailleurs cela me nuirait beaucoup dans l'esprit de ma maîtresse. Voici des pipes et du tabac, si vous voulez fumer; et si vous désirez autre chise, on vous l'apportera dans deux heures, lorsque les prières seront terminées.

Sur ces mots il quitta la chambre. A peine fut-il parti que la grosse cloche du château appela lout le monde; les femmes firent entendre des clameurs aiguës, mêlées aux cris plus graves des hom-

mes, en accourant par une galerie longue et étroite qui servait de communication à plusieurs chambres, et entre autres à celle qu'on avait assignée au major. — Ils courent comme si le tambour annonçait l'appel, pensa-t-il en lui-même; s'ils s'en vont tous à la parade, ,)e sortirai pour prendre un peu le frais, et je remarquerai les côtés faibles de la place.

En conséquence, lorsque tout fut calme, il ouvrit la porte de .sa chambre, et il se préparait à sortir, lorsque moitié sifflant, moitié fredonnant un air gaélique, il vit son ami à la hache s'avancer vers lui de l'extrémité de la galerie. Manquer d'assurance eût été impolitique et peu convenable à son caractère : aussi le major fit-il la meilleure contenance possible, sifflant une retraite suédoise, d'un ton plus haut que la sentinelle, et se retirant pas à pas avec un air d'iudifVéreiice, comme s'il avait eu seulement l'intention de prendre un peu le frais; puis il ferma sa porte au nez du montagnard lorsque celui-ci fut à quelques pas de lui. — Puisqu'on met une sentinelle à ma porte, se dit-il, on me dégage ; car, comme nous disions an collège Mareschal, /i/les et fiducia sunt relativœ. Si donc on ne se fie pas à ma parole, rien ne m'oblige à la tenir lorsque j'aurai quelque raison pour y manquer. Bien certainement l'emploi de la force physique détruit l'obligation morale d'un engagement.

Ainsi contrarié dans ses projets par la vigilance de son gardien, le major Dalgetty, retiré dans sa chambre, s'enfonça dans ses calculs de tactique; parfois il quittait la théorie pour la pratique, en faisant des attaques sur le flacon et le pâté. C'est ainsi qu'il passa la soirée jusqu'au moment où il se livra au repos. Le matin il fut éveillé au point du jour par Lorimer^ qui lui annonça qu'après son déjeuner, pour lequel il lui apportait d'amples provisions, son cheval et ses guides seraient prêts à faire roule pour Inverary. Aptes avoir fait honneur aux soins hospitaliers de Lorimer, le major se trouva prêt à monter en selle. En traversant les appartements, il trouva que les domestiques étaient occupés à tendre la grande salle de draperies noires, cérémonie pareille, dit-il, à celle qui avait eu lieu lorsque l'immortel Gustave-Adolphe était sur son lit de parade dans le château de Wolgast, ce qui, à ses yeux, était la preuve du plus grand et du plus profond chagrin. Lorsque Dalgetty fut monté à cheval, il se vit escorté ou plutôt gardé par cinq ou six Campbell bien armés, commandés par un autre montagnard qui, d'après la large qu'il portait derrière son épaule, la plume de coq placée sur son bonnet, aussi bien que d'après son air d'importance, avait droit au rang de Dunniewassel, c'est-à-dire de l'un des premiers hommes du clan ; el en effet, d'après la dignité de sou maintien, il ne pouvait pas être moins que le cousin de sir Duncan, au dixième ou au douzième degré. Mais le major ne put avoir d'informations positives sur ce sujet ni sur aucun autre, attendu qu'aucun deses gardes, pas même le chef, ne parlait anglais. L'aventurier était à cheval et son escorte à pied; mais ragilité des Campbell était si grande, la route si mauvaise, et les obstacles qu'elle présentait à un voyageur à cheval si nombreux, que loin d'être retardé par la lenteur de leur marche, il avait plutôt de la peine à les suivre. Il observa qu'ils jetaient de temps à autre des regards de son côté, comme s'ils craignaient qu'il ue fit quelque tentative pour s'échapper; et une fois qu'il était resté en arrière au passage d'un ruisseau, un des Campbell se mit à préparer la mèche de son mousquet, lui donnant ainsi à eutendre qu'il courrait quelque risque s'il tentaitde se séparer de leur compagnie. Dalgetty n'augura rien de bon de celte surveillance sévère, mais il n'y avait pas de remède, car essayer d'échapper à ses gardiens dans une contrée impraticable el inconnue, aurait été un acte de folie. Tout en faisant ces réflexions, il s'avançait patiemment à travers une vaste et sauvage solitude, suivant des sentiers qui n'étaient connus que des bergers et des voleurs de bestiaux, et traversant avec très peu de satisfaction ces groupes de montagnes, ces sites enchanteurs qui attirent maintenant dis visiteurs de toutes les parties de l'Angleterre. A la fin ils touchèrent au rivage méridional de ce magnifique lac sur lequel Inverary est situé. Le Dunniewassel sonna du cor de manière à faire retentir les rochers et les bois. A ce signal, une barque bien équi[:ée, sortant d'une crique où elle était cachée, reçut les arrivants à son boid, y compris Gubtave. Cet intelligent quadrupède, voyageur expérimenté sur terre et sur mer, entra dans celte barque et en sortit avec la prudence d'un chrétien. Parvenu au milieu du Loch Fine, Dalgetty aurait pu admirer un des plus imposants tableaux de la nature. Deux rivières rivales, l'Aray et le Shiray, sortant de leur retraite obscure et boisée portent au lac le tribut de leurs eaux. Sur la pente douce et insensible qui commeuce au rivage, se voyait le noble et vieux château gothique, qui, avec ses remparts et ses tours crénelées, ses cours intérieures et e.xtérieures, présentait un spectacle beaucoup plus pittoresque, beau-coup plus attrayant que le palais massif et uniforme qu'on y a élevé depuis. De noires forèls entouraient, k plusieurs milles à la ronde, cevusteetseigneurial domaine; elle pic de Duniquoich, sortant brusquement du sein du lac, élevait son front nu au milieu des brouillards, tandis qu'une tour solitaire, placée à son sommet comme le nid d'un aigle, donnait de la majesté à cette scène en éveillant l'idée du danger. Le major Dalgetty aurait pu jouir de ces beautés et de bien d'autres que lui offrait ce tableau, s'il en avait eu l'inten-.

LE MAJOR DALGETTY

lion. Mais, à dire le vrai, comme il n'avait rien manj^é depuis le point du jour, son attention était principalement attirée par la fumée qui sortait des cheminées du château, et qui lui faisait espérer de trouver une u provende abondante», nom qu'il ne craignait pasde donner au dîner le plus exquis. La barque approcha bientôt de la jetée grossière qui joignait le lac à la petite ville dUnverary, assemblage de huttes informes entremêlées de quelques maisons en pierre bâties çà et là sur les bords du Loch Fine jusqu'à la priticipals porte du château, devant laquelle on apercevait un spectacle qui eût bouleversé un cœur moins intrépide et soulevé un estomac plus délicat que celui du major Diigald Dalgelly, maître titulaire de Drumthwacket.

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