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CHAPITRE XVL

La vallée qui traverse l'île Britannique, dans la directioH actuelle du canal calédonien, entre les deux océans, n'était alors qu'une suite de lacs : on n'y trouvait que des sentiers abruptes qu'avaient tracés les montagnards. Toutefois, le danger qu'olfraieut ces chemins détermina Montrose aies éviter, et il conduisit son armée, comme un troupeau de daims sauvages, de montagnes en mtntagues et de forêts en forêts, ce qui laissa ses ennemis dans l'ignorance absolue de ses mouvements, tandis que lui, au contraire, était informé de leurs moindres opérations par les clans de Cameron et de Mic Donnell, ses alliés, dont il traversait alors le pays.

Par une belle nuit que la lune éclairait, M tntrose, accib'.é des fatigues du jour, se livrait au sommeil sous un misérable abri, il fut éveillé tout-à-coup par un coup qui le frappa légèrement sur l'épaule. H ouvrit les yeux, et, à si taill* élevée, au son d-î sa voix, il reconnut le chef des Camerons. — Je vous ap;)orte de^ nouvelles qui méritent que vous vous leviez pour les écouter, lui dit cechef. — Mac llduy ne saurait en apporter d'autres, répondit Montrose en l'appelant par son nom patronymique; mais sont-elles bonnes ou mauvaises? — Selon la manière dont vous les envisagerez. — Des nouvelles certaines? — Oui, ou ce ne serait pas nni qui vous les apporterais. Sachez donc que, las d'accompagner ce Dilgetty qui , à la tète de sa poignée de cavaliers, marchait comme un blaireau blessé, je m'avançai avec six de mes gens jusqu'à quatre milles de di^itance d'inverlochy, et là je rencontrai lan de Glenroy qui était allé à la découverte.' Argyle marche en ce moment sur cet endroit avec trois mille hommes d'élite commandés par la fleur des fils de Diarmid. Voilà mes nouvelles, elles sont certaines; c'est à vous maintenant de les apprécier à leur juste valeur. — Elles sont bonnes! s'écria Montrose avec une expression de joie : la voix de Mac llduy est toujours agréable à l'oreille de Montrose, surtout lorsqu'elle annonce quelque entreprise où il y a de la valeur à déployer et de la gloire à conquérir. Mais voyons l'état de notre armée.

Il demanda de la lumière, et après avoir parcouru le contrôle de ses troupes, il se convainquit facilement qu'une grande partie s'étant dispersée, selon l'usage, pour mettre son butin en sûreté, il n'avait pas avec lui plus de douze à quatorze cents hommes. — Ce n'est guère plus d'un tiers des forces d'Argyle, dit Montrose d'un air pensif. Highlander contre llishlander!... avec le secours du cielqui protège la cause royal", je n'hésiterais pas si nous étions un contre deux. — N'hésitez flonc pas, répondit Cameron, car dès que vos troupes entameront l'attaque contre Mac Galium More, il n'est pas lin seul habitant de ces vallées qui ne réponde à l'appel. Nous poursuivrons par le fer et par le feu celui qui serait a«sez lùch" pour rester en arrière sous quelque prétexte que ce fût. Demain , ou le jour d'après, sera un jour de bataille pour tous ceux qui portent le nom de Mac Donnell ou de Caraeriin : arrive que pourra! — C'est parler en brave, mon noble ami , dit Montrose en lui .serrant la main , et pour rendre une justice éclatante à de tels amis , je ne dois pas douter un seul instant du succès d'une semblable entre-. prise. Nous tomberons sur ce Mac Galium More qui noussuitcomme un corbeau affamé pour dévorer les restes de notre armée, si nous en venions aux prises avec des braves capables de l'affaiblir ou de la disperser, ^uc tous les chefs se rassemblent le plus promplement possible, et vous, qui nous avez apporte' le premier cette nouvelle , présage certain du sue'^cs , vous conduirez cette entreprise à une fin glorieuse, en nous gnidant vers l'ennemi par le chemin le plus court — De grand erpur! si je vous ai m>ntré des passages par lesquels vous pouviez effe';tuer voire retraite à travers ces sombres

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déserts, je mettrai bien pliis d"einpressement à vous montrer ceux qui conduisent à l'ennemi.

Tout fut bientôt en mouvement dans le camp de Montrose, et chaque chef se hâta de quitter sa couche grossière. — Je n'aurais jamais cru, dit le major Dalgetty en se levant de son lit de bruyère, que je quitterais avec autant de regret un lit dont l'oreiller est aussi dur qu'un balai d'écurie. Cependant il faut bien que Son Excellence, n'ayant dans son armée qu'un seul officier expérimenté, cherche à mettre ses talents à l'épreuve.

En parlant ainsi, il se rendit au conseil, où, malgré sa pédanterie, Montrose parut l'écouter avec la plus grande attention , soit

Au milieu de cette place on avait élevé un gibet grossier.

parce que le major , qui possédait réellement des connaissance.-; militaires et une grande expérience, donnait souvent d'excellenis conseils, soit parce qu'il dispensait le général de déférer aux avis des chefs des Highlanders, et lui offrait d^s motifs pour les discuter. Dans cette occasion, Ualgelty acquiesça joyeusement à la proposition de faire volte-face et d'aller droit à l'armée ennemie; il lacomparait à la résolution héroïque du grand Gustave lorsqu'il marcha contre le duc de Bavière et enrii hit ses troupes par le pillage de celte liche centrée, bien qu'il fût menacé au nord parl'cffmee nombreuse que Wallenslein avait rassemblée en Bohème. Les chefs des clans envoyèrent la croix de feu à leurs vassaux, afin de sommer quiconqu; .-erait en état de porter les armes de se joindre à l'armée du lieu;t;iu r.t du roi , aussitôt qu'elle se mettrait en marche pour Inverlochy. Ces ordres furent exécuté'- avec autant de joie qu'ils furent donnés av, c énergie. Leur amour pour la guerre , leur zèle pour la cause royale (car ils considéraient le roi comme un chef que les hommes de son clan avaient abandonné), attirèrent dans l'armée de Montrose non-seulement tous les Highlanders des environs qui étaient en état de porter les armes, mais plusieurs môme qui , par leur âge du moins, pouvaient èire dispensés des fatigues de la guerre. Le jour suivant on se mit en marche; et tandis qu'il traversait les montagnes du Lochaber, sans que l'ennemi fiit aucunement informé de ses mouvements, Montrose eut la satisfaction de voir son armée se grossir successivement par des bandes de montagnards qui, sortant de toutes les vallées, venaient se ranger sous les bannières de leurs chefs respectifs. Cette circonstance fut un encouragement puissant pour les troupes de Montrose, qui, au moment où

elles arrivèrent en présence de l'ennemi, se trouvèrent augmentées de près d'un tiers , ainsi que l'avait prédit le vaillant chef des Camerons.

Tandis que Montrose exécutait cette contre-marche , Argyle s'avançait par le côté méridional du lac vers Inverlochy. L'ancien château de cette ville, jadis forteresse royale : qui était encore , quoique tout en ruine, une place de quelque importance, offrait un quartier-général assez convenable , et il fit camper son armée autour de ce château, dans une vallée de quelque étendue au fondde laquelle le lac reçoit une rivière. Plusieurs barges, chargées de provisions, avaient suivi l'armée , de manière que les troupes étaient, sous tous les rapports, aussi commodément campées qu'elles pouvaient le désirer. Le marquis, dans une conférence qu'il eut avec les deux Duncans, Auchenbrcck et Ardenvohr, leur exprima la conviction que Montrose n'étaitqu'à deux doigts de sa perte; ses forces diminuaient à mesure qu'ils enfonçait dansées chemins impraticables; s'il se dirigeait vers l'est, il rencontrerait Urrie etBaillie ; s'il tournait vers le nord, il tomberait entre les mains deSeaforth; enfin, en quelque endroit qu'il s'arrêtât pour faire halte, il s'exposait à être attaqué par trois armées à la fois. — Je ne saurais me réjouir, mylord, dit Auchenbrcck, en songeant que James Graham peut être vaincu par d'autres que par nous. Il a laissé dans le comté d'Argyle un compte terrible à régler, et je brûle d'impatience de m'acquitter envers lui, en lui faisant payer, goutte par goutte, tout le sang qu'il a répandu. Je n'aime pas àeharger un tiers du paiement d'une pareille dette. — Vous êtes trop scrupuleux , dit Argyle ; qu'importe par quelles mains le sang des Grahams soit répandu! Il est temps que celui des enfants des Diarmid cesse découler. Qu'en dites-vous, Ardenvohr? — Jepense^ mylord, qu'Auchenbrcck sera bieniôt satisfait, et qu'avant peu il trouvera l'occasion de régler personnellement ses comptes avec Montrose et saura le punir de ses déprédations. Mais lebruitest venu jusqu'à nos avant-postes queles Camerons

Le comte de Montrose.

s'assemblent sur les frontières du Ben-Nevis. C'est sans doute avec l'intention de se joindre à Montrose , qui s'avance de ce côté , et non pour couvrir'Sa retraite. — C'est probablement , reprit Argyle , quelque projet de dévastation et de pillage imaginé par la haine invétérée de Mac llduy, haine qu'il qualifie de loyauté. Il ne peut méditer tout au plus qu'une attaque sur nos avant-postes, ou projeterdenous harceler demain pendant notre marche. — J'ai envoyé à la découverte dans toutes les directions, dit sir Duncan, et nous

LE MAJOR DALGETTY

apprendrons bienlùt si réellement ils rassemblent quelques troupes, dans quel but, et sur quel point ils se portent.

Il s'écoula beaucoup de temps avant qu'aucunes nouvelles leur parvinssent; mais après le lever de la lune on remarqua une agitation extraordinaire dans le camp, et aussitôt on annonça au château l'arrivée d'une nouvelle importante. Plusieurs des coureurs envoyés d'abord par Ardenvohr étaient revenus sans avoir pu recueillir d'autres renseignements que quelques bruits incertains sur les mouvements qui se manifestaient dans le pays desCamerons : on eût ditque des montagnes du Ben-Nevis sortaient des sons étranges semblables au bruit qui s'y fait entendre à l'approche d'un violent orage. D'autres, que leur zèle avait entraînés à dépasser les ordres, avaient été surpris et faits prisonniers, ou tués par les habitants des défilés. Enfin , d'après la marche rapide de l'armée de Montrose, son avant-garde et les avant-postes d'Argyle furent bientôt en présence ; après avoir échangé quelques flèches et quelques coups de mousquet , chaque groupe d'éclaireurs se retira sur le centre de

Celle vue vous plait-elle? — Elle est hideuse.

l'armée, pour transmettre les nouvelles et prendre de nouveaux ordres. SirDuncan d'.Vrdenvohr et Auchenbreck montèrent aussitôt à cheval, pour vLsiler les avant-postes et examiner la position ; et le marquis d'Argyle soutint dignement sa haute position, par la manière habile dont il fit ranger ses forces dans la plaine pour éviter d'être surpris; car il devait s'attendre maintenant à être attaqué pendant la nuit ou le lendemain matin au plus tard. Montrose avait tenu SCS troupes cachées si soigneusement dans les défilés des montagnes, que toutes les tentatives que firent Auchenbreck. et Ardenvohr pour obtenirqucique connaissance de ses forces furent infructueuses. Ils calculèrent cependant, autant qu'il leur fut possible de le faire, qu'elles devaient être inférieures aux leurs, et ils revinrent informer Argylc du résultat de leurs observations. Mais celui-ci ne voulut point croire que Montrosi; lui-même fût en sa présence. — Ce serait, dit- il, une folie dont James Graham, tout présomptueux qu'il soit, est incapable. Et il ne mettait nullement en doute que ceux qui, en ce moment, cherchaient à entraver sa marche, ne fussent leurs anciens ennemis, les clans de ce côté du lac; mais toutes les forces réunies étaient encore de beaucoup inférieures à son armée, et il élait sur de les disperser bieniôt par la force, ou de les faire capituler. Les troupes d'Argyle étaient remplies d'ardeur el de cou-

rage. La nuit s'écoula trop lentement au gré de leur impatience. Les avant-postes de chaque armée se tinrent réciproquement sur leurs gardes ; et les soldats d'Ai gyle dormirent dans l'ordre de bataille fixé pour le combat.

A peine une pâle clarté commençait-elle à colorer le sommet des montagnes, que les chefs des deux armées se préparèrent à l'attaque. C'était le 2 février IGiG. Les troupes d'Argyle étaient rangées sur deux lignes, non loin de l'angle formé par la rivière et le lac; et elles présentaient un aspect aussi formidable que l'ardeur qui les animait. Auchenbreck voulait commencer le combat en attaquant les avant-postes de l'ennemi; mais Argyle , plus circonspect et plus politique, prtféra rester sur la défensive. Bientôt ils reconnurent, aux signaux qu'ils entendirent, qu'on ne les ferait pas attendre longtemps. Us pouvaient reconnaître les marches guerrières qui, à l'approche des divers clans , retentissaient dans les gorges des montagnes. Celle des Camerons surtout, remarquable par ces paroles sinistres adressées aux loups et aux corbeaux : « Venez à moi, je vous donnerai de la pâture, » était reflétée par les échos de leurs vallées natales. Pour parler le langage des bardes, « la voix de guerre de Glengarry n'était pas silencieuse; » et les airs belliqueux des autres tribus se faisaient entendre distinctement, l'un après l'autre. — Vous voyez, dit Argyle à ses capitaines, que , comme je vous le disais, nous n'avons affaire qu'à nos voisins; James Graham ne s'est pas hasardé à déployer sa bannière devant nous.

Au moment même, le son éclatant des trompettes résonna dans les montagnes, et les chefs reconnurent l'air par lequel, selon l'ancienne coutume écossaise, on saluait l'étendard royal. — Voici, mylord, dit sir Duncan, des sons qui annoncent que celui qui prétend être le lieutenant du roi se trouve en personne dans cette armée. — Il est probable qu'il a de la cavalerie avec lui, reprit Auchenbreck, ce que je n'aurais pas présumé. Mais reculerons-nous pour

Et tirant son poignard, il en frappa le sein du comte.

cela, mylord, et nous laisserons-nous intimider lorsque nous avons <lcs ennemis a combattre et des injures à venger?

Argylc garda le silence , et jeta un regard sur son bras qu'il portait en écharpe par suite dune cluile qu'il avait faite quelques jours auparavant. — Il est vrai , s'écria vivement Ardenvohr, vous êtes hors d'état, mylord , de manier lépée ou le pistolet; retirez-vous à bord d'une de vos galères; votre vie nous est précieuse comme chef, et dans ce moment votre bras ne peut nous être utile comme soldat.

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— Non, répondit Arjijle, dont l'orgueil luttait contre rirrésolution, il ne sera jamais dit' que j'ai fui devant Montrose; si je ne puis combattre, je mourrai du moins au milieu de mes enfants.

Plusieurs autres cliefs dt^s Campbell se réunirent aux deux premiers poiur conjurer leur général de laisser pour ce jour-là le commandement à Ardenvorli et à Auchenbreik, et de regarder le combat d'une distance où il serait à l'aliii de tout danger. Nous n'oserions accuser Argvicdelàclieté, car, quoique sa vie n'ait été marquée par aucune action de bravoure et d'éclat, il montra tant de calme et de dignité dans ses derniers moments, que sa conduite en cette circonsitance , ainsi qu'en plusieurs autres, doit èlre attribuée plutôt à l'indécision qu'il un manque de courage. Mais lorsque cette voix secrète qui murmure dans le cœur de l'homme que sa vie est précieuse, se trouve secondée par la voix de tous ceux qui l'entourent et qui lui assurent que celte vie n'est pas moins précieuse pour le pays, il est peutêtre difiicile de résister; et l'histoire offre plus d'un exemple d'hommes qui, d'un caractère habituellement plus intrépida que celui d'Argjle, ont cédé à cet amour de la vie, lorsqu'ils avaient des raisons moins valables peut-être que les siennes. — Conduisez notre général à bord, si vous voulez, sir Duncan, dit Auchenbrcck à son parent; quant à moi, il faut que j'empêche cet esprit funeste défaire plus de progrès parmi nous.

En parlant ainsi lise précipita au milieudesrangs, sollicitant, conjurant les soldats de se rappeler leur ancienne valeur et leur supériorité actuelle , les outrages dont ils avaient à tirer vengeance s'ils triomphaient, et le sort honteux qu'ils avaient à redouter s'ils étaient vaincus; enfin ils'eflorça de faire passer dms tous les cœurs l'ardeur et l'enthousiasme qui dévoraient lesien. Pendantce temps, Argj'le, quoique avec une répugnance apparente, ss laissait entraîner vers les rives du lac, et on le transporta sur une galère d'où il regarda, avec plus de sûreté pour sa vie que pour son honneur, le spectacle qui bientôt se déploya sous ses yeux. Sir Duncan Campbell d'Ardenvohr, quoiqu'il sentit l'urgente nécessité de rejoindre l'armée, resta un instant les regards attachés sur la barque qui entraînait son chef loin du champ de bataille. Il s'élevait dans son sein des émotions qu'il n'aurait osé exprimer: un chef était regardé comme un père par son clan, et un membre de sa tribu craignait de laisser accès dans son cœur à un sentiment trop sévère , dans une circonstance où , s'il se fût agi d'un autre homme , il l'eût hautement accusé de faiblesse. D'ailleurs Ai-gyle, naturellement dur et sévère, était généreux et libéral envers ses vassaux, et le noble cœur d'Ardenvohr était déchiré de la douleur la plus amère en réfléchissant aux inductions que l'on pourrait tirer de sa conduite. — 11 vaut mieux qu'il en soit ainsi, se dit-il à lui-même/ en s'efForeant de dévorer son chagrin; mais, dans tous ses nobles ancêtres, je n'en connais pas un qui aurait consenti à quitter le champ de bataille tant que la bannière de Diarmid était déployée dans la plaine.

Un cri de guerre qui s'éleva en ce moment le rappela précipitamment à son poste, qui était vers l'aile droite de l'armée d'Argyle. La retraite du marquis d'Argyle n'avait pas échappé à l'attention de l'ennemi , qui, occupant une hauteur, pouvait facilement distinguer tout ce qui se passait dans la plaine. En voyant trois ou quatre cavaliers regagner l'arrière-garde, on en conclut que c'étaient des chefs supérieurs. — Ils vont sans doute, en prudents cavaliers, fit observer Dalgetty, mettre leurs coursiers hors de danger. Je vois là-bas sir Duncan Campbell monté sur un cheval bai-brun que j'ai déjà remarqué, et sur lequel l'ai jeté mon dévolu. — Vous êtes dans l'erreur, major, répliqua Montrofie avec un sourire ironique; c'est leur précieux chef qu'ils viennent de mettre à l'abri du danger. Qu'on donne à l'instant le signal de l'attaque... fiites passer le mot d'ordre dans les rangs... Glengarry, Keppoch, fondez sur eux... Major Dalgetty, courez dire à Mac lîduy de charger au nom de son affection pour le Lochaber, et revenez sur-le-champ ranger votre cavalerie autour de mon étendard. Avec les Irlandais, elle formera la réserve.

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