PRÉFACE DE LA TROISIEME ÉDITION
barbares ! ils appellent du moins contre eux de cruelles représailles.
V. J'ai vu ces hommes appelés coquins montagnards , manger les cboux et la soupe et jeter les plats a la porte, preadre les »:oqs , les poulets , les moutons et les cochons , sans payer.
VI. J'ai vu un JSontagnard, c'était un vrai drôle, avec un rond de boudins attaché a une perche passée sur son épaule, bondir comme un poulain, faire jurer après lui la vieille Maggi, et, sautant pardessus le fumier , s'échapper en courant.
VU. Quand on leur reproche ces choses , ils vous répondent souvent : c'est cpie j"ai le ventre vide. Yous ne voidez ni me donner ni me vendre, je prends. Allez dire au roi Chorge et au Guillaume de Chorge qu'il faut que je mange.
VIII. J'ai vu aussi les soldats a Linton-Bridge, entrer chez un homme , et , parce cpi'il n'était pas Whig , ne pas lui laisser une miette de pain, ni ime goutte a boire ; ils lui brûlèrent son chapeau et sa perruque , et le rouèrent de coups.
IX. Et ils furent si rudes dans les montagnes , qu'ils ne laissèrent ni habit ni nourriture aux habitans ; ils brûlèrent ensuite leurs maisons : c'était tape pour tape. Comment le Montagnard peut-il être te ndre en pensante cela ?
X. Après tout, ô honte et douleur! plus cruels que des assassins, :Is en traitèrent quelques-ims avec barbarie , et même leur chef. Je crois que ces cruautés égalent les tortures papistes.
XI. Et ce qui se passa publiquement a Carlisle, dans ces temps de fureur où la clémence fut enfermée dans une cage et la pitié étouffée ! En voyant tant de barbarie appro uvée par tous, je secouai la tête.
XII. Combien de malédictions".' combien peu de prières I et quelques-uns qui criaient houzza f On traita ce jour Ta les Ecossais rebelles comme si c'eut été un troupeau de bestiaux amenés a la boucherie.
Xin. Ainsi donc, chei s concitoyens , ne recommencez plus ces choses ; plus de soif de vengeance, plus de combats. Empruntez et prêtez aux Anglais ; laissez tomber toutes ces haines.
XIV. Toutes ces fanfaronnades et tous ces défis ne sont bons a rien.-aimons notre bon roi. C'est sagesse d'être sobre etpiudentpour vivre en paix , car je vois que tous ceux qui font les méchans se font casser la tête.
ou
Quel roi sers-tu? Parle, ou meurs :
Henry IF, seconde partie.