‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 106 sur 571 · QU'ON A DÉROGÉ A CES PRINCIPES · texte numérisé non relu

QU'ON A DÉROGÉ A CES PRINCIPES

c'en est fait, de chute en chute il faut en arriver aux plus déplorables résultats. Dans mon humble opinion, c’est une faute qu’on a commise en 1871,—je pourrais même dire un crime politique sans me montrer trop sévère. Dans tous les cas, ce fut une grande faute d'engager le pays à la construction immédiate du chemin. Ce fut ui: autre faute, à la dernière session, de persévérer dans cette voie en dépit de l’expérience des dix années précédentes. C'était une faute de ne pas suivre alors l’avis de l’honorable représentant de Durham-Ouest (M. Blake) qui consis-

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tait à commencer les travaux à l'Est et à ne les pousser que graduellement, autant que le permettraient les ressources du pays. Le gouvernement à amplement prouvé, par sa conduite depuis qu’il est arrivé au pouvoir, que c'était une politique détestable, pour ne pas dire plus, que de s'engager ainsi à terminer à court délai la construction du Pacifique. II la prouvé par ses tâtonnements, ses vacillations, quand est venu le moment d'accomplir les obligations qu'il avait imprudemment contractées. IT le prouve encore aujourd'hui par le contrat qu’il nous soumet en ce moment.

Quelle à été la politique du gouvernement sur cette question ?

En moins de trois ans,

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