‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 132 sur 571 · SATISFÉRA LES DEUX PARTIES · texte numérisé non relu

SATISFÉRA LES DEUX PARTIES

Non, monsieur l'Orateur ; on fait aujourd'hui des objections à la sentence arbitrale, et on en fera à la décision de tout tribunal devant lequel la cause pourrait étre poriée.

Je crois que c'est Jean-Jacques Rousseau qui a dit que jamais un homme n'avait discuté une quesiion avec un adversaire sans avoir été plus convaincu, à la fin de la discussion qu'au commencement, que lui seul avait droit. Il en est aïnsi devant toutes les ecurs de justice. Où est le juge qui peut donner sauistion aux deux parties? Le perdant croit toujours qu'il a été traité ave: injustice. Tlen se"ait ainsi de cette question si elle évait portée devant la Cour Suprême.

Je ne parlerai nas des mérites de la sentence arbitrale, mais je dis que c'est une sentence liant les deux parties et que c'est le devoir des deux parties de 8 y soumettre et d'en exécuter toutes les conditions, Lorsque je parle ainsi, je sais fort bien que je scrai violemment attaqué dans ma province par les membres du parti corservateu:.

Plusieurs dépu.és.—ÆEcoutez ! écoutez !

M. Laurier.—Je vois que je ne me suis nas trompé sur leurs opinions et leurs vues à ce sujet. Je connais trop bien leurs préjugés pour ne pas savoir d’evance quel usage ils ferout de la position que je prends. Je sais qu'ils ‘eront appel

Page 1